Carboni Stefano ; Hocquet Jean-Claude ; Curatola G
GALLIMARD
20,00 €
Epuisé
EAN :9782070118168
Venise et l'Orient : rarement deux destins ne furent aussi intimement liés malgré les antagonismes et les péripéties de l'histoire. Cette cité européenne qui exerça une suprématie économique et commerciale pendant des siècles en Méditerranée entretenait, depuis le IXe siècle, des rapports privilégiés avec les dynasties du Proche-Orient et tissait des liens solides avec Le Caire, Damas et Byzance-Constantinople. Ce catalogue d'exposition se concentre sur la période la plus féconde de ces échanges, du XIVe au XVIIe siècle. Il s'attache à démontrer comment deux mondes différents, souvent en conflit, parvenaient à partager un langage « méditerranéen » commun. Fin XIIIe-début XIVe, Venise se couvre de palais, se pare de tapis, de soieries, de brocarts et de velours. Elle devient une puissance mondiale qui tisse, grâce au commerce, des liens privilégiés avec les grandes dynasties musulmanes. La présence de Mamelouks et d'Ottomans, avec leurs habits caractéristiques, dans les toiles des grands maîtres de la Renaissance vénitienne, témoigne d'ailleurs de la familiarité des Vénitiens avec leurs voisins méditerranéens. S'établit ainsi une transmission des savoirs et des techniques de l'Orient vers Venise. Au point que, dès le XVIe siècle, Venise exportera à son tour des objets de luxe à décor islamique vers les grandes capitales d'Orient. Riche de 350 illustrations en couleurs d'objets provenant de collections vénitiennes et de musées internationaux, d'essais et de notices des plus grands spécialistes du domaine, cet ouvrage présente un regard très original sur le langage et la production artistique de Venise à son apogée. Exposition à l'Institut du Monde Arabe (Paris), du 3 octobre 2006 au 18 février 2007.
Nombre de pages
374
Date de parution
11/10/2006
Poids
2 480g
Largeur
235mm
Plus d'informations
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EAN
9782070118168
Titre
Venise et l'Orient. 828-1797
Auteur
Carboni Stefano ; Hocquet Jean-Claude ; Curatola G
Editeur
GALLIMARD
Largeur
235
Poids
2480
Date de parution
20061011
Nombre de pages
374,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La construction du minbar de la mosquée Kutubiyya de Marrakech, l'un des meilleurs exemples du travail des artisans du monde musulman, commença vers 1137 à Cordoue, centre andalou des arts et des lettres. Cette chaire, commandée par le dernier sultan almoravide, Ali ibn Yûsuf, pour sa grande mosquée, ne tarda pas à devenir célèbre dans tout l'Islam Occidental pour sa beauté et la perfection de son exécution. Elle fut en effet appréciée à tel point que, quand les Almohades firent la conquête de Marrakech en 1147 et détruisirent la mosquée de Ali, ils épargnèrent le minbar et le destinèrent à leur nouvelle mosquée. En 1381, un historien anonyme le décrivait ainsi : " un minbar monumental... une parfaite réussite ", n'ayant d'égal que celui de la grande mosquée de Cordoue (détruite au seizième siècle). Depuis plus de huit cents ans, cette oeuvre à la signification hautement religieuse, historique et artistique, reste un trésor national du Maroc. L'ensemble de son ornementation, qui se compose de panneaux de bois sculptés et d'un décor à incrustations d'os, recouvrant toute sa surface visible, est à la fois traditionnel (par son rappel de modèles antérieurs) et étonnamment original (par la sophistication de sa technique et la vivacité rythmée de toute sa décoration). Son influence fut ressentie pendant des siècles, et trouva son aboutissement dans la technique de l'intarsia pendant la Renaissance en Italie, dont le Studiolo de Gubbio, réinstallé depuis peu au Metropolitan Museum of Art, est un exemple remarquable. Ce volume, le premier à être entièrement consacré à la structure du minbar, à son histoire, à sa signification historique, est le résultat d'un travail de partenariat pour restaurer cette oeuvre d'art ; la tâche fut entreprise à l'automne 1996 conjointement par le Metropolitan Museum et le Ministère des Affaires Culturelles du Royaume du Maroc. Pendant neuf mois, une équipe de restaurateurs en chef du Metropolitan Museum ont travaillé avec leurs collègues marocains aux opérations délicates de stabilisation, de consolidation, et de nettoyage du minbar, dans le but de le préserver pour la postérité. Au cours de ce processus de restauration, différentes découvertes ont été faites, dont celle d'une inscription révélant de nouveaux détails concernant sa commande. Des analyses effectuées par les restaurateurs ont aussi apporté des éclaircissements sur l'identification et la datation des matériaux utilisés. Parfaitement restauré, le minbar est désormais exposé en permanence au Palais Badi de Marrakech. Dans cet ouvrage, les auteurs Jonathan M. Bloom et El Mostafa Hbidi font un exposé exhaustif de la structure et de l'ensemble du décor du minbar. Dans son exploration de la signification artistique et historique du minbar, Stefano Carboni remonte jusqu'à son origine, au temps de Mahomet, et le compare à d'autres exemples importants dans le monde musulman occidental. Ahmed Toufiq considère le min-bar comme " la chaire d'un empire, " et l'imagine à son époque la plus glorieuse. Et l'équipe de restaurateurs du Metropolitan - Jack Soultanian, Antoine M. Wilmering, Mark D. Minor, et Andrew Zawacki - font un récit de chaque étape de leur travail. Ces études sont complétées par des illustrations qui présentent le minbar comme il ne l'avait jamais été auparavant. De grandes planches en couleur montrent chaque partie de ce chef-d'oeuvre, tandis que les détails rendent compte de la sculpture et des incrustations dans toute leur complexité. Des dessins commandés spécialement indiquent la structure intérieure du minbar et la variété de ses motifs décoratifs.
Résumé : C'est indéniable, nous entendons de plus en plus parler d'environnement, d'écologie, d'engagement. La crise est telle que nous sommes contraints d'ouvrir les yeux si nous ne voulons pas aggraver la situation actuelle. Mais avant de passer à l'action, quel est ce déclic qui fait que tout bascule et que, du jour au lendemain, certains optent pour un changement de vie radical ? Qu'est-ce qui nous amène à cet instant précis et que ressentons-nous ? Comment y faisons-nous face ? Comment gérons-nous cet éveil ? Femme politique, youtubeurs, comédiens, explorateur, journaliste...18 personnalités engagées, aux parcours et pro?ls différents, répondent aux interrogations de Benjamin Carboni et lui relatent leur prise de conscience écologique, plus ou moins immédiate mais toujours impactante.Loin des ouvrages factuels, ce livre, porté par le regard et le parcours personnel d'un ancien comédien devenu militant, choisit de mettre en lumière les réactions singulières de chacun face à un problème qui nous concerne tous !
La médecine traditionnelle chinoise est une discipline ancienne de plusieurs millénaires qui reste étonnamment connectée aux changements de notre monde. Complète et évolutive, la médecine traditionnelle chinoise peut être perçue à la fois comme une pratique clinique, un ancrage philosophique et une voie spirituelle.
« Mais qui est cet insolent? ». « Le capitaine Cormorant, le meilleur navigateur de ces mers? ». Ainsi les lecteurs d'Hugo Pratt font-il connaissance, au début des années 60, avec l'une de ces nombreuses figures d'aventuriers sympathiques apparaissant rétrospectivement comme autant de brouillons du personnage de Corto Maltese. Cormorant, baroudeur du XVIIIe siècle finissant, rencontré dans les Îles de la Sonde, évolue lui aussi dans les mers australes, où il vivra de trépidantes aventures, entre peuplades ensauvagées et pirates sans foi ni loi...
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.