La construction du minbar de la mosquée Kutubiyya de Marrakech, l'un des meilleurs exemples du travail des artisans du monde musulman, commença vers 1137 à Cordoue, centre andalou des arts et des lettres. Cette chaire, commandée par le dernier sultan almoravide, Ali ibn Yûsuf, pour sa grande mosquée, ne tarda pas à devenir célèbre dans tout l'Islam Occidental pour sa beauté et la perfection de son exécution. Elle fut en effet appréciée à tel point que, quand les Almohades firent la conquête de Marrakech en 1147 et détruisirent la mosquée de Ali, ils épargnèrent le minbar et le destinèrent à leur nouvelle mosquée. En 1381, un historien anonyme le décrivait ainsi : " un minbar monumental... une parfaite réussite ", n'ayant d'égal que celui de la grande mosquée de Cordoue (détruite au seizième siècle). Depuis plus de huit cents ans, cette oeuvre à la signification hautement religieuse, historique et artistique, reste un trésor national du Maroc. L'ensemble de son ornementation, qui se compose de panneaux de bois sculptés et d'un décor à incrustations d'os, recouvrant toute sa surface visible, est à la fois traditionnel (par son rappel de modèles antérieurs) et étonnamment original (par la sophistication de sa technique et la vivacité rythmée de toute sa décoration). Son influence fut ressentie pendant des siècles, et trouva son aboutissement dans la technique de l'intarsia pendant la Renaissance en Italie, dont le Studiolo de Gubbio, réinstallé depuis peu au Metropolitan Museum of Art, est un exemple remarquable. Ce volume, le premier à être entièrement consacré à la structure du minbar, à son histoire, à sa signification historique, est le résultat d'un travail de partenariat pour restaurer cette oeuvre d'art ; la tâche fut entreprise à l'automne 1996 conjointement par le Metropolitan Museum et le Ministère des Affaires Culturelles du Royaume du Maroc. Pendant neuf mois, une équipe de restaurateurs en chef du Metropolitan Museum ont travaillé avec leurs collègues marocains aux opérations délicates de stabilisation, de consolidation, et de nettoyage du minbar, dans le but de le préserver pour la postérité. Au cours de ce processus de restauration, différentes découvertes ont été faites, dont celle d'une inscription révélant de nouveaux détails concernant sa commande. Des analyses effectuées par les restaurateurs ont aussi apporté des éclaircissements sur l'identification et la datation des matériaux utilisés. Parfaitement restauré, le minbar est désormais exposé en permanence au Palais Badi de Marrakech. Dans cet ouvrage, les auteurs Jonathan M. Bloom et El Mostafa Hbidi font un exposé exhaustif de la structure et de l'ensemble du décor du minbar. Dans son exploration de la signification artistique et historique du minbar, Stefano Carboni remonte jusqu'à son origine, au temps de Mahomet, et le compare à d'autres exemples importants dans le monde musulman occidental. Ahmed Toufiq considère le min-bar comme " la chaire d'un empire, " et l'imagine à son époque la plus glorieuse. Et l'équipe de restaurateurs du Metropolitan - Jack Soultanian, Antoine M. Wilmering, Mark D. Minor, et Andrew Zawacki - font un récit de chaque étape de leur travail. Ces études sont complétées par des illustrations qui présentent le minbar comme il ne l'avait jamais été auparavant. De grandes planches en couleur montrent chaque partie de ce chef-d'oeuvre, tandis que les détails rendent compte de la sculpture et des incrustations dans toute leur complexité. Des dessins commandés spécialement indiquent la structure intérieure du minbar et la variété de ses motifs décoratifs.
Nombre de pages
114
Date de parution
03/02/2011
Poids
1 055g
Largeur
240mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9788486022969
Titre
Le Minbar de la Mosquée Kutubiyya
Auteur
Bloom Jonathan ; Toufiq Ahmed ; Carboni Stefano ;
Editeur
EL VISO
Largeur
240
Poids
1055
Date de parution
20110203
Nombre de pages
114,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
In the 1000 years following the revelations to the Prophet Muhammad in Mecca in the early seventh century AD, artists the Taj Mahal, from illuminated copies of the Koran to exquisite decorative arts: ceramics, textiles and metalwork. Although executed in different countries and across a vast time span, there are, nonetheless, common features in this creative flowering that justify the term 'Islamic art'. In this comprehensive survey, the authors highlight those characteristics that connect the various arts of all the Islamic lands, without minimizing the differences. Dividing the time into three periods: 600-900, 900-1500 and 1500-1800, they set the artistic development in each era within its historical context and use art as a window into Islamic culture. Written in a lively and accessible style, and illustrated throughout with photographs, maps and plans, the book brilliantly captures the essence of Islamic culture as expressed in its buildings, books and applied arts, and provides an essential introduction to the subject for both the student and the general reader.
Dans le "Cerveau Global", tome 2 du "Principe de Lucifer", Howard Bloom analyse le mécanisme de la sélection individuelle et démontre que l'évolution repose fondamentalement sur la notion de partage de l'information et ce, depuis nos originesAinsi, Howard Bloom explique que nous sommes tous intégralement constitués de bouts d'informations et que c'est notre capacité même à les partager qui nous confère l'intelligenceTout être humain refusant d'être informé ou de partager l'information, que ce soit sur le plan personnel ou sur celui du bureau, prend le risque d'être éliminé par la société dans laquelle il évolue. Il en est de même au niveau des nations, en passant par les écosystèmes, les gangs de banlieue, les institutions politiques et les forces armées. Dans une démonstration hallucinante, Howard Bloom montre que ce sont les systèmes d'information qui effectuent la sélection individuelle et qui créent les "chefs". Il affirme "qu'une idée, bien qu'invisible, se comporte comme une personne vivante". Il prouve d'ailleurs, que ce sont les idées qui choisissent les hommes (et non l'inverse)! Avec son style extraordinaire, Bloom nous révèle les mystères de la sélection et un seul sentiment subsiste après la lecture de ce livre: celui d'avoir percé le véritable secret de la Vie
Reed Peter ; Lowry Glenn D. ; Dispa Marie-François
~~Cette édition revue et argumentée presente une nouvelle sélection de la remarquable collection d'art moderne et contemporain du Musée.Parmi les 375 ?uvres représentées (chacune fidèlement reproduite et accompagnée d'un texte informatif), 170 objets et 120 artistes font leur première apparition dans Highlights, témoins de l'engagement pérmanent du MOMA envers l'art de notre temps- et l'éxaltante diversité d'idées, de publics et de perspectives qu'il englobe.~~Cette édition revue et argumentée presente une nouvelle sélection de la remarquable collection d'art moderne et contemporain du Musée.Parmi les 375 ?uvres représentées (chacune fidèlement reproduite et accompagnée d'un texte informatif), 170 objets et 120 artistes font leur première apparition dans Highlights, témoins de l'engagement pérmanent du MOMA envers l'art de notre temps- et l'éxaltante diversité d'idées, de publics et de perspectives qu'il englobe.
Paquet Jeanne ; Légé Alice S. ; Aguilar Anne-Sophi
Pionnier du néo-impressionnisme, pilier des milieux anar chistes et libertaires, Maximilien Luce (1858-1941) a marqué son époque par un engagement artistique et politique pro fond. Peintre des paysages urbains et ruraux et de la condi tion humaine, il a su capturer les transformations sociales et industrielles de son temps avec une sensibilité unique. Outre le caractère humaniste qui fait battre le coeur de l'homme et singularise son oeuvre toute entière, le paysage est l'autre dominante qui anima sa peinture au long de sa vie. Luce se saisit de la lumière et de la couleur, dévoilant la beauté des paysages urbains et ruraux avec une sensibilité sociale persistante.