Baouît (2008-2018), panorama et perspectives. Rencontre de l'archéologie et des textes. Journées d'é
Calament Florence ; Hadji-Minaglou Gisèle
IFAO
45,00 €
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EAN :9782724709360
Le site monastique de Baouît en Moyenne-Egypte fait l'objet depuis 2003 de fouilles archéologiques, menées conjointement par l'Ifao et le musée du Louvre. S'étendant de la période byzantine ayant précédé la Conquête aux premiers siècles de l'époque arabe, il sert plus largement de référence dans la région du Bassin méditerranéen. Le site monastique de Baouît en Moyenne-Egypte fait l'objet depuis 2003 de fouilles archéologiques, menées conjointement par l'Ifao et le musée du Louvre. S'étendant de la période byzantine ayant précédé la Conquête aux premiers siècles de l'époque arabe, il sert plus largement de référence dans la région du Bassin méditerranéen. Des journées d'étude organisées en juin 2018 ont été l'occasion de faire le point sur l'activité archéologique récente in situ et sur la recherche foisonnante suscitée auprès des chercheurs et universitaires au plan international. La publication des actes en deux parties, archéologie et textes, met en regard les premiers résultats des campagnes de terrain sur une décennie et les travaux actuels menés en parallèle dans le champ papyrologique à travers de nombreuses collections. Les dix-sept articles réunis dans ce volume présentent les résultats de recherches récentes et inédites, traitées par différents spécialistes qui le plus souvent publient séparément. L'originalité de cet ouvrage est de les réunir dans une approche pluridisciplinaire, permettant aussi de nourrir une réflexion méthodologique sur l'apport et, parfois, les limites de la combinaison des sources.
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Nombre de pages
256
Date de parution
28/07/2023
Poids
1 030g
Largeur
206mm
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EAN
9782724709360
Titre
Baouît (2008-2018), panorama et perspectives. Rencontre de l'archéologie et des textes. Journées d'é
Auteur
Calament Florence ; Hadji-Minaglou Gisèle
Editeur
IFAO
Largeur
206
Poids
1030
Date de parution
20230728
Nombre de pages
256,00 €
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Métropole de Moyenne-Egypte, Antinoé/Antinoopolis, qui suscite dans la mémoire collective bien des mirages comme ceux de "mémorial" dédié par l'empereur Hadrien à Antinoüs ou d'épicentre d'une "Thébaïde" peuplée d'ermites, reste aujourd'hui encore très méconnue, voire mystérieuse. Entreprises à l'initiative d'Emile Guimet, riche mécène lyonnais alors en quête de documents isiaques pour son musée consacré à l'histoire des religions, les fouilles menées dès la fin du XIXe par Albert Gayet dans les nécropoles de l'antique cité n'en ont offert qu'une vision déformée. Sont en cause les partis pris lors de l'exploration, résultant d'une archéologie de commande, tout comme le dépeçage des mobiliers funéraires aux quatre coins de la France, sinon dans les collections étrangères. Enfin, des destructions massives, principalement lors des deux dernières guerres, ont abouti à l'ultime naufrage d'Antinoé dans les musées. C'est ici la véritable image de la cité, romaine puis byzantine, et surtout le portrait de ses habitants que l'auteur a tenté de restaurer et de restituer, à l'aune de l'histoire du site d'abord, de la documentation ensuite, inédite et recouvrant presque une vingtaine d'années d'exploitation, en retenant tous les témoignages et critères objectifs pour aboutir à une synthèse. A travers la description méthodique, tantôt pittoresque, tantôt laborieuse, de ses multiples facettes, Antinoé se laisse progressivement redécouvrir, de même que le concept "d'art copte" qui y trouva amplement son origine.
Située en Moyenne Égypte, la ville d'Antinoé est la capitale de la Thébaïde à l'époque romaine et byzantine. La Chambre de Commerce et d'Industrie de Lyon ayant été le principal financeur, en 1898, de la troisième campagne de fouilles, qui mit au jour les nécropoles de la fin de l'Antiquité, et étant demeuré un partenaire régulier des campagnes suivantes de l'archéologue du site Albert Gayet (1856-1916) jusqu'en 1914, le musée des Tissus a bénéficié de l'envoi d'un considérable matériel archéologique. Ce dernier se compose de vêtements complets (tuniques, manteaux, chemises, voiles, accessoires, ceintures) et de fragments de vêtements. Ces pièces exceptionnelles révèlent surtout, comme l'avait bien compris Gayet, les modes vestimentaires de la fin de l'Antiquité, le goût des élégants pour les étoffes de luxe, soieries ou lainages, les influences, aussi, d'un Orient mythique, la Perse, dont on adopte alors les typologies de vêtements ou le répertoire ornemental. Ces étoffes montrent également qu'Antinoé était un centre de production textile de première importance, répondant aux exigences d'une population contrastée, hésitant entre un paganisme crépusculaire et un christianisme de plus en plus officiel. L'exposition, au travers de nombreuses pièces inédites restaurées pour l'occasion, conservées au musée des Tissus et au musée du Louvre, permettra une confrontation originale avec des évocations contemporaines des costumes exhumés des nécropoles antinoïtes. Elle est aussi l'occasion d'évoquer l'engouement que suscitèrent les fouilles d'Antinoé au début du XXe siècle, orchestré par Albert Gayet et Émile Guimet, et le discrédit dans lequel le caractère littéraire et fantasmé des publications de Gayet plongea son travail scientifique. Aujourd'hui, au vu de ces découvertes, il est possible de réévaluer la pertinence des remarques de l'archéologue, qui exploita le site pendant près de vingt années.
La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.