Annales islamologiques N° 31 : Réminiscences de la royauté cosmique dans les représentations de l'Or
Caiozzo Anna
IFAO
18,00 €
Epuisé
EAN :9782724705690
Dans l'Orient ancien, les cieux investissent les rois lors de leur avènement. Le roi est alors, comme dans l'Iran préislamique, promu frère des astres, doté de prérogatives qui lui permettent de faire régner sur Terre l'ordre cosmique. Le corps du roi est garant de cette stabilité. Le monde musulman hérite de cette dimension qui assure la promotion du calife ou de l'imam selon les doctrines du pouvoir, comme étant " l'ombre de Dieu sur Terre ". Cet aspect essentiel de l'idéologie politicoreligieuse trouve un écho dans la culture visuelle de l'Orient médiéval où, hormis les voûtes palatiales, les monnaies, les métaux, le rituel de cour à partir des Abbassides, les manuscrits enluminés issus de différents corpus, pseudo-scientifique comme la cosmographie, littéraire comme la poésie ou l'épopée, pérennisent à leur tour le souvenir des liens étroits entre les rois et les cieux. En effet, l'une des dimensions de la royauté cosmique repose sur la représentation anthropomorphique des astres, les luminaires en particulier, promus par l'astrologie hellénistique qui symbolisent bien les pouvoirs temporels par le biais des analogies hermétiques tout comme le montrent les thèmes des métaux du XIIe au XVe siècle. Cet ouvrage invite également le lecteur à découvrir les rêves d'envol et de voyages dans l'au-delà, transposition d'un thème issu des anciennes hiérogamies, désormais abouti dans le Mi'râj, le Voyage céleste du Prophète Muhammad.
Nombre de pages
72
Date de parution
15/07/2011
Poids
359g
Largeur
200mm
Plus d'informations
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EAN
9782724705690
Titre
Annales islamologiques N° 31 : Réminiscences de la royauté cosmique dans les représentations de l'Or
Auteur
Caiozzo Anna
Editeur
IFAO
Largeur
200
Poids
359
Date de parution
20110715
Nombre de pages
72,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les manuscrits proche-orientaux islamiques turcs, arabes et persans nous dévoilent depuis le XIe siècle une iconographie des cieux d'une richesse insoupçonnée où le ciel de l'astronome, le ciel de l'astrologue, celui du mystique et celui du sorcier rivalisent d'imagination, peuplant les sphères de créatures merveilleuses. Si les astronomes arabo-persans ont pérennisé l'iconographie des cieux au Xe siècle, dès le IXe siècle, les astrologues, magiciens et cosmographes, bravant les interdits polythéistes imposés par l'Islam, sauvèrent les divinités planétaires gréco-romaines ou proche-orientales en les métamorphosant en planètes au service d'Allah. L'élaboration de cette iconographie des cieux demeure complexe: héritière de multiples courants historiques, religieux et intellectuels, elle dépasse les horizons du Proche-Orient médiéval
Résumé : Anomalie ou transgression d'un ordre normatif, le monstre offre à la contemplation le double visage de l'insolite et du contre-nature, de l'impossible et de l'interdit. Figure effarante ou fascinante d'une humanité problématique, il constitue pour l'historien une entrée singulièrement féconde dans le jeu des anxiétés et dans les systèmes de normes qui régissent les sociétés. A condition toutefois de considérer le monstre, non comme un donné, mais comme une représentation, une construction sociale et culturelle. Dans quelle mesure l'écarte par rapport à la norme peut-il être toléré dans une société donnée ? Quels sont les critères de la monstruosité ? Quels savoirs, fantasmes et angoisses s'y projettent ? Ces questions impliquent de reconstituer, dans leur historicité, les discours, les pratiques, les sensibilités collectives qui fondent le jugement sur le monstrueux. Sauvages " cannibales " découverts par les explorateurs, spécimens tératologiques, phénomènes de foire, clones de laboratoires, créatures cinématographiques ou criminels pervers médiatisés : la vingtaine d'études ici rassemblées retrace une multiplicité d'expériences du monstre, dans les sociétés européennes, mais également dans d'autres aires culturelles, soulignant confrontations et emprunts. De la république romaine jusqu'à nos jours, c'est sur la longue durée qu'elles invitent à explorer les imaginaires sociaux sur les traces du monstre, tout en soulignant l'actualité des questions qu'il pose à nos sociétés.
Une autre manière de découvrir Le Caire. Structuré autour de 3 itinéraires, ce guide nous invite à découvrir Le Caire, l'une des plus belles villes médiévales du monde. Ses quartiers, ses rues, ses places et ses monuments sont les témoins de l'histoire extraordinaire de cette capitale pluriséculaire. Le guide entend rendre ses lettres de noblesse à ce patrimoine urbain majeur. De nombreux récits et anecdotes en ponctuent la lecture. Ils poussent les visiteurs à se plonger dans des séquences historiques où la poésie se mêle à l'humour et aux coups de sang des puissants et des habitants qui ont peu à peu façonné des lieux et des monuments emblématiques. Chaque itinéraire est richement illustré afin d'accompagner les lecteurs dans cette exploration urbaine, et ainsi ancrer ces récits du passé dans le présent tour à tour bouillonnant et secret de la ville. Une rubrique "pour aller plus loin" permet de prolonger ces itinéraires et de disposer d'outils (repères chronologiques, glossaires lexicaux, visuels et architecturaux) pensés pour rendre le guide lisible et compréhensif pour tous. Ne reste qu'aux amateurs d'un tourisme éclairé par l'histoire à ouvrir grand les yeux !
La chapelle d'Osiris Ounnefer maître des aliments, reposoir du "fétiche" d'Abydos à Karnak : un témoignage exceptionnel du développement du culte osirien dans l'Egypte tardive. La chapelle d'Osiris Ounnefer Neb djefaou est l'un des multiples édifices osiriens construits en périphérie du temple d'Amon-Rê de Karnak au Ier millénaire avant J. -C. Ses riches décors révèlent sa fonction de reposoir du "fétiche" abydénien à la fin de la XXVIe dynastie, sous le pontificat de la Divine Adoratrice Ankhnesnéferibrê (VIe s. av. J. -C.). Le présent volume comporte la publication épigraphique du monument incluant une traduction, un commentaire perpétuel et une paléographie hiéroglyphique. Le travail de reconstitution des parois s'est appuyé sur des documents d'archives comme sur les travaux archéologiques menés parallèlement aux relevés, qui ont livré des blocs complétant les élévations. L'édition des textes est associée à une analyse approfondie du programme décoratif. L'étude consacrée à la forme spécifique du dieu Osiris "Ounnefer Maître des aliments" permet d'aborder la question des nombreuses épiclèses accordées au dieu dans les multiples édifices qui lui sont dédiés à Karnak. Quant à la théologie d'Abydos et au culte du "fétiche" , ils sont replacés dans une tradition qui remonte au début du IIe millénaire av. J. -C. pour mettre en évidence la manière dont elle a été acclimatée à Thèbes et fait l'objet d'une élaboration érudite par le grand intendant Sheshonq (A), concepteur de la chapelle.
La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.
La décoration de la porte d'Horus est un condensé théologique des doctrines d'Edfou et de Dendara. Totalement inédits jusqu'à présent, les textes et représentations de l'édifice constituent l'ultime production sacerdotale d'une ville déjà florissante à l'Ancien Empire. La décoration de la porte d'Horus est un condensé théologique des doctrines d'Edfou et de Dendara ; elle a été conçue à la dernière époque glorieuse de la ville, au deuxième siècle ap. J.-C. La façade nord est réservée à Horus, le passage à Hathor ; quant à la façade sud, elle constitue une source exceptionnelle sur les mystères d'Osiris. Les figurines végétales, y apprend-on, étaient préparées dans l'enceinte du domaine d'Horus, puis transférées dans la nécropole d'Osiris située quelque sept cents mètres plus loin dans le désert. Les textes, empruntés aux archives osiriennes, apportent beaucoup sur l'histoire et l'archéologie du site.