Depuis la seconde moitié des années 1960, Victor Burgin développe une ?uvre d'une rare exigence plastique autant que théorique. D'abord identifié comme l'un des acteurs majeurs de l'art conceptuel, Victor Burgin s'est employé, dans son travail articulant texte et photographie, à décoder les présupposés et les usages des images. Son ?uvre fait fonds des médias de masse, du cinéma ou de la peinture aussi bien que de la littérature, de la sémiologie, de la psychanalyse ou des études culturelles. Dans les années 1990, la vidéo s'ajoute aux photo-textes et devient le médium privilégié de l'artiste. Si cet ouvrage offre une vision d'ensemble du parcours de Victor Burgin, c'est à cette pratique de vidéaste qu'il s'attache plus particulièrement. Rassemblant des écrits de l'artiste lui-même (pour la plupart inédits ou traduits pour la première fois en français), des essais critiques de Philippe Dubois, Evgenia Giannouri, Marianne Massin et Françoise Parfait, deux entretiens (l'un avec Homi Bhabha, datant de 1991, l'autre avec les étudiants du Master professionnel "Métiers et arts de l'exposition ", réalisé en 2007) et des notices consacrées à ses différentes vidéos, cette monographie propose une analyse approfondie de l'art de Victor Burgin et permet d'apprécier l'ampleur de ses enjeux esthétiques et politiques. C'est en effet une véritable politique de et par l'image qui se construit au fil de ses ?uvres et de ses essais. Cet ouvrage documente enfin Fogliazzi, l'installation photo-vidéo que Victor Burgin a créée pour son exposition à la galerie Art & Essai de l'université Rennes 2 Haute-Bretagne (3 mai/15 juin 2007).
Nombre de pages
351
Date de parution
15/11/2007
Poids
960g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753504226
Titre
Objets intemporels
Auteur
Burgin Victor ; Chereau Céline ; Chopin Alexandra
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
960
Date de parution
20071115
Nombre de pages
351,00 €
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Dans Le film qui m'est resté en mémoire, Victor Burgin s'intéresse aux souvenirs fragmentaires de films qui traversent fugacement nos pensées, se mélangeant par la suite aux souvenirs d'autres films ou d'événements réels. Constituées, pour l'essentiel, de perceptions et de souvenirs, de telles « images-séquences » n'ont pas été étudiées par la théorie du cinéma ou de la photographie. Nous conduisant des écrits de Roland Barthes à La Jetée de Chris Marker, et en s'appuyant sur les apports de la psychanalyse, l'auteur nous invite à réfléchir sur les enjeux et les usages de nos souvenirs fragmentaires de films.
Formes d'idéologie. Ecrits sur l'image est un recueil de textes de l'artiste et théoricien Victor Burgin. Rédigés entre 1982 et 2024, ces douze essais s'intéressent à la part politique de l'esthétique, en explorant des sujets aussi différents que le rôle joué par la photographie dans la formation des idéologies, la catégorie incertaine de film-essai ou encore la question de l'art à l'époque de l'IA. En proposant au lecteur francophone ce recueil de textes, cet ouvrage entend susciter avant tout la rencontre avec une pensée et un parcours singuliers, marqués par une exigence critique exemplaire.
Victor Burgin, né en 1941 en Angleterre, est artiste, écrivain, professeur d'université et théoricien de l'image et notamment de la photographie. Figure majeure de l'art conceptuel, il explore, tant dans sa réflexion théorique que dans ses oeuvres les relations entre le language et l'image, s'intéressant particulièrement aux questions de la représentation et des codes sociaux la régissant. Burgin a publié de nombreux ouvrages, dont Between (1986, rééd. 2020) et Components of a Practice (2008), conçus comme des deux premiers titres d'une trilogie dont ça ! (that ! en anglais) est le troisième.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.