
Lectures philosophiques de la Bible. Volume 2, L'événement du texte
Confronter les interprétations que donnent plusieurs philosophes modernes de la Bible fait apparaître une inadéquation de leur méthode, même lorsque leurs intentions ne sont pas d'emblée commandées par une volonté critique. Leo Strauss, Hermann Cohen, Walter Benjamin, Paul Ricoeur se livrent à des exégèses très élaborées, mais soit le philosophe prend le pas sur l'herméneute, soit le sens du texte interprété semble déjà arrêté avant même son interprétation. Bible et philosophie appartiennent sans doute à deux traditions concurrentes ; or elles sont nées d'un même tournant de la culture où le statut du mythe a été mis en cause grâce à la promotion d'une autre manière de comprendre le langage. La question principale est donc d'abord celle de la méthode, et ce problème est bien d'ordre philosophique. Par ailleurs, le tournant opéré par la Bible, à la différence de la révolution philosophique, forge une conception nouvelle, toujours contemporaine, d'une histoire qui n'est ni cyclique ni déterminée par un destin ou par des lois. Ces lectures ouvrent ainsi sur un parcours qui cherche à faire ressortir, à travers l'élaboration des "préceptes et des sentences", toute la richesse de la dimension symbolique.
| Nombre de pages | 146 |
|---|---|
| Date de parution | 23/06/2015 |
| Poids | 199g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782705690366 |
|---|---|
| Titre | Lectures philosophiques de la Bible. Volume 2, L'événement du texte |
| Auteur | Buhot de Launay Marc |
| Editeur | HERMANN |
| Largeur | 140 |
| Poids | 199 |
| Date de parution | 20150623 |
| Nombre de pages | 146,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Lectures philosophiques de la Bible. Babel et logos
Buhot de Launay MarcExtrait Comment lire ... De quelque manière qu'on se réfère à la Bible, force est de lui reconnaître, parmi toutes les qualités possibles, au moins celle-ci d'être d'abord, sinon essentiellement, un texte si l'on veut ne pas encourir le soupçon de donner dans ce que Valéry appelait «superstition littéraire» : «J'appelle ainsi toutes croyances qui ont de commun l'oubli de la condition verbale de la littérature.» Et ce n'est aucunement «réduire» la Bible à sa condition littéraire que d'en rappeler la priorité pour nous, quel que puisse être, par ailleurs, le statut qu'on lui reconnaît : texte «sacré», texte «inspiré», texte «fondateur», texte «kérygmatique». Nous ne pouvons échapper à notre propre situation de récepteurs; mais nous ne pouvons pas non plus croire naïvement être en mesure de faire table rase de la tradition et de l'histoire, pour imaginer nous retrouver face à un tel «livre» comme s'il ne s'agissait que d'une collection de textes parmi d'autres dont l'efficace historique ne se faisait pas sentir jusqu'à nos jours tout au long de milliers d'années. Certes, l'autorité de la tradition à elle seule n'implique pas une obédience immédiate, car, d'emblée, cette allégeance impliquerait de faire un choix parmi telle ou telle orientation de cette tradition dont l'absence d'unité renvoie, précisément, à des interprétations différentes, divergentes, voire incompatibles d'un «même» texte. On peut néanmoins se risquer à considérer comme une sorte de nécessité l'alternance entre incrémentation interprétative et retour à la lettre, alternance qui n'a cessé de rythmer la réception, telles des diastoles et systoles herméneutiques. Et la prolifération des réceptions dans d'autres domaines que celui qu'on imaginerait proprement religieux est tout autant un fait historique : les textes bibliques ont inspiré et inspirent les arts en général, les arts plastiques, notamment, toujours à partir d'une interprétation du texte, même si, bien évidemment, l'élaboration de telle peinture ou de telle sculpture, voire, au plus près du texte transmis, l'enluminure, obéissent tout autant à des impératifs esthétiques, à une logique de traitement d'un matériau qui n'est plus du tout littéraire, à un contexte historique où d'autres mobiles sont à l'oeuvre ; il en irait ainsi des «mistères» médiévaux, des pièces de théâtre, des nouvelles, récits, romans prenant tel thème ou tel personnage bibliques pour matériau. Mais prendre la Bible dans la perspective littéraire lato sensu, où c'est d'abord sa nature textuelle qui est presque exclusivement arrêtée comme le cadre de l'interprétation, implique une délimitation par rapport aux grandes options herméneutiques léguées par la tradition et par ses pratiques. Les quêtes de l'«original» Tout d'abord, il a bien fallu fixer ce qu'on appelle un canon, et l'on sait que même cette opération a une histoire complexe, qu'elle s'est effectuée à plusieurs reprises, et que ses résultats diffèrent d'une confession à l'autre. Autrement dit, l'étape apparemment initiale est loin d'être contemporaine de l'apparition des textes, la fixation d'un canon a toujours présupposé et mobilisé une décision sur le statut qu'il fallait accorder à chacun des «livres», cette décision ne pouvant être prise que sur la base d'une interprétation des textes, elle-même contrainte à faire valoir des critères à la fois endogènes et exogènes. Une histoire des canons ramènera toujours à l'examen comparatif entre les critères tels qu'ils ont été avancés et les textes auxquels ils se sont appliqués sans qu'on puisse faire fond sur autre chose qu'une réinterprétation contemporaine desdits textes.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER35,90 € -

Une reconstruction rationnelle du judaïsme. Sur Hermann Cohen (1842-1918)
Buhot de Launay MarcHermann Cohen (1842-1918) fut le fondateur de l'école de Marbourg, un des hauts lieux de la philosophie allemande dans le dernier tiers du XIXe siècle et le début du XXe. Dans son ?uvre, Cohen a tenté de rendre plausible philosophiquement et culturellement la religion en général, le judaïsme en particulier. Il s'agissait pour Cohen de réaliser une synthèse entre religion et culture. C'est à ce titre qu'il est présenté par Marc de Launay dans cet essai qui a également l'ambition de réhabiliter une pensée pertinente dans le contexte juif et religieux actuel. Très critiqué par Rosenzweig, Scholem ou Buber, Cohen incarne une voie possible pour fonder philosophiquement le dialogue et la coexistence sur des points essentiels de l'identité moderne : le religieux, les traditions, l'éthique, le rapport à l'autre.EpuiséVOIR PRODUIT22,00 € -

Les études philosophiques N° 2, Mai 2005 : Nietzsche
Buhot de Launay Marc ; Crépon Marc ; Vioulac JeanSur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,00 € -

Le sacrifice d'Abraham
Buhot de Launay Marc ; Mosès Stéphane ; Revault d'Prends ton fils, ton unique (...) et va-t'en au pays de Moriyya, et là tu l'offriras en holocauste... " La scène du sacrifice d'Abraham est l'une des plus célèbres de la Bible, mais aussi l'une des plus énigmatiques. Comment un Dieu aimant et tout puissant peut-il proférer une injonction aussi absurde, puis sembler se contredire en retenant la main du Patriarche ? Pour méditer cet épisode et en restituer la profondeur, trois auteurs réunissent ici leurs voix : un essayiste, un exégète et un esthéticien. Stéphane Mosès part de la constatation centrale que ce sacrifice n'a pas eu lieu et, s'appuyant sur les commentaires talmudiques, présente Abraham déchiré entre les voix qu'il croit entendre, l'une démoniaque, l'autre divine ; il montre ainsi la complexité d'une situation où la volonté de Dieu s'enveloppe dans l'expérience de la souffrance et du malheur. Marc de Launay propose une autre cause à ce sacrifice paradoxal : c'est parce qu'il a signé une alliance purement temporelle avec le roi Abimélekh qu'Abraham, soumis à l'épreuve, va pouvoir se ressouvenir du sens de la Promesse. Olivier Revoult d'Allonnes, commentant des ?uvres de Titien, Caravage, Rubens et Rembrandt, montre la fécondité d'une traduction plastique de cette scène : le poignard, objet de vanité et arme exceptionnelle, n'est plus, chez Rembrandt qu'un objet qui tombe, vanité parmi les cailloux du chemin.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,20 €
Du même éditeur
-

Ecrits et propos
Soulages Pierre ; Le Lannou Jean-MichelUne peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER28,05 € -

Illusions dangereuses. Quand les religions nous privent de bonheur
Malkin VitalyNous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.EpuiséVOIR PRODUIT28,05 € -

Théorie du super soldat. La moralité des technologies d'augmentation dans l'armée
Caron Jean-FrançoisSur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,95 € -

Traumas et résilience. Leçons du tremblement de terre de 2010 en Haïti
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois DanielMême si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER30,29 €
De la même catégorie
-

La communauté qui vient. Théorie de la singularité quelconque
Agamben Giorgio ; Raiola Marilène118pages. 18x11x1cm. Broché.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER16,00 € -

Homo Sacer. L'intégrale 1997-2015
Agamben Giorgio ; Raiola MarilèneCe n'est qu'une fois rassemblés dans leur intégralité que les neuf livres constituant le projet Homo Sacer prennent leur véritable signification. Le jeu des renvois internes, la reprise et le développement des thèmes abordés composent une vaste architecture, articulée en quatre sections. La première dresse le programme d'une mise en question de toute la tradition politique occidentale à la lumière du concept de vie nue ou de vie sacrée : Le Pouvoir souverain et la vie nue (1997) ; la seconde développe ce programme à travers une série d'enquêtes généalogiques : Etat d'exception (2003), La Guerre civile. Pour une théorie politique de la Stasis (2015), Le Sacrement du langage (2009), Le Règne et la Gloire (2008), Opus Dei (2012) ; la troisième soumet l'éthique à l'épreuve d'Auschwitz : Ce qui reste d'Auschwitz. L'archive et le témoin (1999) ; la quatrième élabore les concepts essentiels pour repenser depuis le début l'histoire de la philosophie occidentale : forme de vie, désoeuvrement, pouvoir destituant (De la très haute pauvreté, 2011, L'Usage des corps, 2015).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER39,00 € -

L'idée du communisme. Volume 2, conférence de Berlin 2010
Badiou Alain ; Zizek SlavojLa deuxième conférence internationale sur le sens et l'usage du mot " communisme ", organisée à l'initiative d'Alain Badiou et de Slavoj Zizek, s'est tenue à la Volksbühne de Berlin au mois de mars 2010.Après le succès de la conférence inaugurale de Londres, l'année précédente, il s'agissait cette fois d'ouvrir les débats à l'expérience et à la réflexion de philosophes venus d'autres régions du monde, et en particulier des pays de l'ancien bloc soviétique. Leur apport à la définition d'une idée renouvelée du communisme contribue ici de façon déterminante à ce que ce mot retrouve sa place et son aura dans les débats philosophiques qui touchent au problème de l'émancipation. " On le verra, toutes les interventions sont tendues entre deux périls. Le premier est qu'au nom de ce qu'a comporté de Terreur la figure des Etats qui s'en sont réclamé au XXe siècle, on finisse par ne réhabiliter le mot "communisme" qu'au prix d'une idéalisation totale de sa signification, éloignée de tout principe de réalité [ ... ]. Le second est qu'au nom des réalités politiques et économiques contemporaines [...], on finisse par faire du mot "communisme" l'index noble d'un opportunisme activiste ".Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 € -

L'héritage des Lumières. Ambivalences de la modernité
Lilti AntoineLes Lumières sont souvent invoquées dans l'espace public comme un combat contre l'obscurantisme, combat qu'il s'agirait seulement de réactualiser. Des lectures, totalisantes et souvent caricaturales, les associent au culte du Progrès, au libéralisme politique et à un universalisme désincarné. Or, comme le montre ici Antoine Lilti, les Lumières n'ont pas proposé une doctrine philosophique cohérente ou un projet politique commun. En confrontant des auteurs emblématiques et d'autres moins connus, il propose de rendre aux Lumières leur complexité historique et de repenser ce que nous leur devons : un ensemble de questions et de problèmes, bien plus qu'un prêt-à-penser rassurant. ?Les Lumières apparaissent dès lors comme une réponse collective au surgissement de la modernité, dont les ambivalences forment aujourd'hui encore notre horizon. Partant des interrogations de Voltaire sur le commerce colonial et l'esclavage pour arriver aux dernières réflexions de Michel Foucault, en passant par la critique post-coloniale et les dilemmes du philosophe face au public, L'Héritage des Lumières propose ainsi le tableau profondément renouvelé d'un mouvement qu'il nous faut redécouvrir car il ne cesse de nous parler.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 €
