Karl Barth (1886-1968) est l'un des géants de la théologie chrétienne du XXe siècle. Guidée par la question : " Qui est Dieu ? ", nous proposons une lecture théologale de son oeuvre. L'étude de l'épître aux Romains permet d'entrer dans un exposé de la Dogmatique publiée de 1932 à 1968 et restée inachevée. Il s'agit de comprendre par quels chemins il en est arrivé à transformer son idée du " Dieu tout-autre " en une " christologie conséquente ", jusqu'à investir " l'humanité de Dieu " en Jésus confessé comme le Christ. L'influence de sa pensée sur l'oeuvre de nombreux théologiens est parfaitement claire : Paul Tillich, Wolfart Pannenberg, Jürgen Moltmann, Eberhard Jüngel, Hans Urs von Balthasar, Henri Bouillard et Hans Küng. En prise avec l'actualité politique : contre la guerre en 1918, contre le nazisme en 1933, contre la bombe atomique et l'impérialisme américain à la fin de sa vie. Karl Barth propose ainsi une théologie qui n'est pas cantonnée dans le périmètre de la dogmatique. Individuelle, sociale et politique, l'éthique n'est pas pour lui un appendice de la dogmatique. S'intéresser aujourd'hui à la pensée de Karl Barth permet ainsi de questionner l'existence d'aujourd'hui dans ses dimensions théologiques, éthiques et politiques.
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Nombre de pages
338
Date de parution
08/11/2018
Poids
528g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791030901771
Titre
Karl Barth
Auteur
Brunier-Coulin Claude
Editeur
ORIZONS
Largeur
155
Poids
528
Date de parution
20181108
Nombre de pages
338,00 €
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Claude Brunier-Coulin a réuni une vingtaine de philosophes et théologiens autour de la pensée du philosophe Emmanuel FALQUE, afin de "discuter et chercher ensemble". "Nous l'avons souvent souligné, écrit Emmanuel Falque : "penser, c'est décider". La prise à parti, et la prise de parti ici, n'est pas une façon de s'opposer, mais plutôt un essai pour discerner. La double référence ignatienne et bonaventurienne traverse de part en part l'ensemble de notre uvre. D'un côté, l'impératif de "distinguer et de séparer" non pas pour condamner mais pour autrement s'orienter dans la pensée, et de l'autre la nécessité d'"admirer" afin de reconnaître que, jusque dans nos sens et à travers les créatures elles-mêmes, Dieu vient nous rejoindre et aussi prendre corps en nous. " L'"analytique du passage" indique donc une traversée à effectuer, dans un 'bougé' des frontières qu'il convient aujourd'hui de constater, nous réjouissant en même temps que les époques puissent ainsi changer. L'unité de la personne sera, en ces moments de transformations, plus que jamais revendiquée, moins pour renoncer à la spécificité des disciplines (la philosophie et la théologie par exemple), que pour reconnaitre leur mutuelle fécondité et la possibilité pour l'une et l'autre de dialoguer. "J'ai la conviction que la pensée d'Emmanuel Falque nous oblige, de diverses manières, à nous situer résolument sur le terrain de notre humanité commune, en des temps où l'idée de l'homme est aussi à l'épreuve que la foi en Dieu", écrit Mgr Dagens.
Le présent ouvrage rassemble les interventions d'un colloque qui s'est tenu du 24 au 26 septembre 2015, sous l'intitulé Institutions et destitutions de la totalité. Explorations de l'oeuvre de Christian Godin. Ce colloque s'est tenu en deux endroits : une première journée le 24 septembre à la Maison des Sciences de l'Homme de Clermont-Ferrand suivie d'une journée et demi à l'Université Paris Descartes, dans les locaux de la Sorbonne les 25 et 26 septembre. Le terme "institution" laisse immédiatement penser à l'établissement d'un principe à partir duquel se déploie une économie. Ce principe, ou axiome, serait un invariant posé comme quelque chose qui inspire le respect, la crainte, la révérence d'intouchable par le fortuit. Mais "destitution", aussitôt après, semble affirmer qu'un tel principe peut apparaître transitoire. Le pluriel indique que la totalité s'institue et se destitue selon des modalités différentes. Ceci étant, une question surgit aussitôt : comment un principe qui lègue un espace d'intelligibilité peut-il être dissous, disloqué, défait ? Ce colloque tente de répondre à cette problématique.
Maurice Blondel, Jacques Maritain, Gabriel Marcel, Etienne Gilson, Edith Stein et bien d'autres célébrités se réunirent à Juvisy en 1933 pour un colloque resté célèbre. La question posée était : "Y a-t-il une philosophie chrétienne ?". Claude Brunier-Coulin s'attache à reprendre les divers arguments en présence pour en souligner toute l'actualité. Malgré des avis divergents, les participants admettaient qu'il n'y a pas formellement de philosophie chrétienne car la raison ne peut atteindre par ses propres forces les données de la Révélation. La Révélation et son contenu est ce qui caractérise l'oeuvre de la théologie. A partir de là, les points de vue se partagent et divergent entre Maurice Blondel, Etienne Gilson ou Jacques Maritain en particulier. Pourtant, la philosophie peut-être chrétienne, non pas de façon formelle mais dans son exercice car elle est influencée par les valeurs chrétiennes à la fois sur le plan du savoir et de la pratique.
Présentation de l'éditeur Cet ouvrage montre en quoi Barth et Balthasar ont puisé dans la pensée de Kierbeard, son existentialisme tout en la dépassant.
Selma Lagerlöf est célèbre mais toujours mal connue. Les lecteurs français ont encore beaucoup à découvrir de l'auteure du "Merveilleux Voyage de Nils Holgersson" à travers la Suède, l'une des oeuvres suédoises les plus traduites à travers le monde. L'ouvrage examine la traduction et la diffusion des oeuvres de Selma Lagerlöf en France et en Europe, mais aussi leur adaptation au cinéma. Les différents articles recueillis étudient également le personnage de l'auteure et son succès auprès du public français. Finalement, des chercheurs et traducteurs français et suédois réfléchissent à la situation particulière de Selma Lagerlöf, placée à la fois au centre et à la périphérie de la littérature mondiale.
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.