En 2011 le certificat d'aptitude professionnelle (CAP) a eu cent ans. Comparé au baccalauréat bicentenaire, c'est peu ; mais par rapport à bien d'autres diplômes, y compris le célèbre certificat d'études primaires, cette longévité est remarquable. Qui, au début du XXe siècle, aurait envisagé un tel destin pour un diplôme professionnel alors novateur, mais fortement discuté ? Certes. en cent ans, le CAP a connu maintes métamorphoses et son histoire est tout sauf linéaire et tranquille. Mais il semble encore promis un bel avenir, tant il a une capacité à passer à travers les gouttes des multiples réformes scolaires, dont certaines avaient clairement envisagé sa disparition. Diplôme à vocation professionnelle, créé pour certifier la qualification ouvrière et employée, le CAP a toujours fait l'objet de polémiques. Trop scolaire pour certains employeurs ou secteurs d'activité, trop professionnel aux yeux des enseignants du secondaire, ou encore trop spécialisé ou trop généraliste, il a subi des critiques incessantes, moins liées à son contenu, ses objectifs ou ses publics, qu'à la définition même de ce que doit être un diplôme professionnel sous tutelle de l'Education nationale. Les questions posées au moment de la création de ce diplôme en 1911, puis celles qui ont émaillé le cours de son histoire, sont en effet semblables aux interrogations que suscite de nos jours l'avenir du baccalauréat professionnel, du brevet de technicien supérieur (BTS), de la licence ou encore du master. Quand tous les diplômes ou presque sont supposés être "professionnels" et préparer spécifiquement à l'emploi, leur curriculum, l'organisation de la formation, l'équilibre entre école et entreprise, et leur reconnaissance sur le marché du travail, etc., posent inévitablement questions. A ce litre, le CAP est emblématique des conflits et compromis que génèrent la mise en place et le devenir d'un diplôme professionnel quel qu'il soit. C'est l'ensemble de cette actualité dont rend compte cet ouvrage pluridisciplinaire, le premier consacré au CAP, un diplôme toujours vivace, à la fois "lieu de mémoire" de la formation des ouvriers et des employés et enjeu d'avenir, pour mieux comprendre les rapports entre apprentissages professionnels, certifications et société.
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Nombre de pages
314
Date de parution
05/04/2013
Poids
514g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753522282
Titre
Le CAP : un diplôme du peuple (1911-2011)
Auteur
Brucy Guy ; Maillard Fabienne ; Moreau Gilles
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
514
Date de parution
20130405
Nombre de pages
314,00 €
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Ce livre retrace l'histoire des diplômes de l'enseignement technique et professionnel depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à la création du BEP. Il cherche à restituer les enjeux des débats qui présidèrent à leur naissance et ressurgirent régulièrement tout au long du XXe siècle : - Qui doit former et en quels lieux ? L'école ou l'entreprise ? - Qui doit valider les formations ? L'Etat ou les professions ? - Quels types de savoirs faut-il produire ? - Comment concilier spécialisation professionnelle et formation générale ? Il éclaire les processus par lesquels le monde de l'école et le monde de la production se rencontrèrent pour élaborer les compromis qui permirent de constamment renouveler l'architecture des diplômes et des filières de formation. On comprendra ainsi comment le jeu complexe des stratégies des différentes catégories d'acteurs a pu façonner l'histoire des diplômes et, au-delà, celle du " modèle français " d'enseignement technique et professionnel.
Brucy Guy ; Laot Françoise F. ; Lescure Emmanuel d
Depuis ses origines, le mouvement syndical français est confronté au problème de la formation sous des aspects multiformes : l'éducation ouvrière, la formation syndicale de ses militants et de ses cadres, la formation professionnelle de la main-d'oeuvre, et plus largement ce qu'il est convenu d'appeler l'éducation populaire. Or cette histoire, encore insuffisamment étudiée, recèle des gisements prometteurs, tant de sources que de questions de recherche à la croisée des problèmes du syndicalisme, des relations professionnelles, des mouvements sociaux et de l'Etat social. Sept contributions s'attachent à explorer les liens entre formation et mouvement ouvrier et contribuent à renouveler les problématiques sur la période qui court de la fin du XIXe siècle à l'après Seconde Guerre mondiale. Un second ouvrage à paraître à la suite, Former les militants, prolonge les mêmes questions sur la période suivante. Ce livre s'adresse aux étudiants, aux enseignants, aux professionnels de la formation et aux syndicalistes intéressés par l'histoire du mouvement ouvrier, soucieux de conduire, avec les chercheurs, une réflexion inédite sur la mémoire et l'histoire de leurs organisations et, plus largement, aux militants concernés par l'éducation et la formation tout au long de la vie.
Brucy Guy ; Laot Françoise F. ; Lescure Emmanuel d
Résumé : Après Mouvement ouvrier et formation. Genèses : de la fin du XIXe siècle à l'après seconde guerre mondiale (paru dans la même collection), le présent ouvrage s'intéresse à la période du passage de l'"éducation ouvrière" à la "formation syndicale". En rupture avec la situation précédente, elle est marquée du sceau de la reconnaissance étatique et de l'institutionnalisation avec, notamment, la création d'un "congé d'éducation ouvrière". C'est pour assurer leurs fonctions de représentants syndicaux dans les organismes de sécurité sociale, les juridictions prud'homales ou les comités d'entreprise que les syndicalistes devaient être formés. Mais les rapports entre formation et syndicats concernent aussi l'ensemble des salariés au travers de leur formation professionnelle initiale et continue. Les syndicats se sont vus confier un rôle croissant dans la définition des politiques de formation et dans leur gestion par des organismes paritaires. C'est à une lecture de ces évolutions que cet ouvrage invite. Onze contributions explorent les différentes facettes des rapports entre syndicalisme et formation. Il s'adresse aux étudiants, aux enseignants, aux professionnels de la formation, aux syndicalistes et aux militants intéressés par l'histoire du mouvement ouvrier et par l'éducation et la formation tout au long de la vie.
Pendant près d'un demi-siècle, la Fédération de l'Education nationale (FEN) a dominé le paysage du syndicalisme enseignant et donné l'exemple d'une organisation unifiée dans l'autonomie en dépit des inévitables tensions entre syndicats et entre courants de pensée antagonistes. Ce faisant, elle occupait une position singulière dans la configuration des forces syndicales. Or, son unité a volé en éclats au moment même où disparaissaient certaines des causes qui en menaçaient l'existence. Comment expliquer que le " savoir vivre ensemble " qui a pu dépasser pendant si longtemps les contradictions idéologiques, politiques et corporatives ait, à un moment donné, perdu de sa pertinence ? A contrario, comment la FEN a-t-elle pu préserver aussi longtemps son unité ? C'est à ces questions que s'efforce de répondre cet ouvrage. Mais, il va plus loin. Guerre froide, guerre d'Algérie, 13 mai 1958, mai 1968, arrivée de la gauche au pouvoir, combats pour la laïcité et la liberté la FEN a été impliquée dans les événements de la seconde moitié du XXe siècle, et son histoire rencontre celle de la France politique et sociale.
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Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
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Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Les années Milliat" forment un moment particulier de l'histoire des femmes en France. Dans le contexte de la Grande Guerre et de ses suites, des femmes s'organisent de manière autonome pour braver les interdits qui pèsent sur leur corps, et revendiquent le droit au mouvement, au sport, à l'accès aux compétitions. Alice Milliat représente le pendant féminin, féministe et populaire de Pierre de Coubertin et d'un CIO hostile aux femmes. De l'échelle du club à celle de la fédération internationale, elle organise des réseaux de sportives permettant l'accès aux sports jugés trop masculins (football, rugby), au plein air, aux rencontres amicales ou de haut niveau, aux voyages... une vie plus libre pour les jeunes femmes des grandes villes provoquant l'ire des plus conservateurs. "La présidente" , comme on l'appelle, n'est pas seule. Elle sait s'entourer, et les sportives bénéficient aussi de l'aide de "la doctoresse" Marie Houdré, de la directrice de l'Ecole de haut enseignement commercial pour jeunes filles Louli Sanua, de la journaliste féministe Jane Misme, de la championne d'athlétisme et aviatrice Sophie Eliott-Lynn : toute une génération de militantes convaincues que l'égalité passera aussi par le sport.