REINE A BORNEO - SOUVENIRS D'UNE VIE SINGULIERE, 1849-1936
BROOKE
MAGELLAN ET CIE
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EAN :9782350746975
Je fus surprise de voir la porte s'ouvrir et le rajah entrer dans la pièce. Il s'installa sur une chaise, près de moi, et posa sur les touches du piano un petit morceau de papier sale, griffonné au crayon. - Lisez ça ! , me dit-il. Je le regardai, surprise, pris le papier et découvris ces mots : "Si humblement, le roi vous demandait d'être sa reine, diriez-vous non ? " En les lisant, j'éclatais de rire, car je pensais que c'était une plaisanterie destinée à me distraire. - Ne riez pas, ordonna-t-il, mécontent, je suis on ne peut plus sincère..." Ainsi démarre la folle aventure d'une jeune fille de vingt et un ans, britannique née en France, que rien ne prédestinait à tenir un tel rôle en Malaisie. Margaret Brooke (1849-1936) raconte sans fards la vie qu'elle mène au Sarawak au temps des s rajahs blancs" et des Dayaks coupeurs de tête. Faisant fi de beaucoup des convenances de son époque victorienne, elle se lie davantage avec ses "amies malaises", qui lui apportent sérénité, curiosité et joie de vivre, plutôt qu'avec la "bonne société" présente sur place. Son récit, Good morning and good night (1934), traduit par Michelle Deperrois-Fayet et Christine Ribardière, est le portrait d'une femme libre, capable de passer des splendeurs d'un pays a exotique a aux fastes de la cour de Londres au gré de l'alternance de ses séjours, et de nourrir ses amitiés avec simplicité auprès de gens humbles comme avec des grands intellectuels tels que Henry James ou Pierre Loti. Tous ses malheurs personnels, avec notamment la perte de ses enfants, n'entament pas un solide appétit de vivre pour profiter à plein de son histoire, dont Main Quella-Villéger retrace les grandes lignes dans une postface circonstanciée.
Nombre de pages
333
Date de parution
11/03/2022
Poids
360g
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EAN
9782350746975
Titre
Reine à Bornéo. Souvenirs d'une vie singulière (1849-1936)
Auteur
BROOKE
Editeur
MAGELLAN ET CIE
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0
Poids
360
Date de parution
20220311
Nombre de pages
333,00 €
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Quand je débarque à l'aéroport de Tokyo-Narita, je ne m'attends pas à ce qui va m'arriver. D'abord la recroiser, elle, elle qui ne devrait pas être là. Puis, dans le quartier d'Asakusa, cet étudiant qui loue ses services avec son pousse-pousse : pourquoi m'aborde-t-il et m'invite-t-il à prendre un verre chez lui ? Sait-il qu'on va le tuer dans les prochains jours ? Un autre lui succédera, mais, en tout cas, c'est là que les ennuis commencent pour moi. Et ce n'est pas fini...
Une évocation de la vie de Klaus Heinrich Thomas Mann, né le 18 novembre 1906 à Munich, décédé le 21 mai 1949 à Cannes, fils brillant de Thomas Mann, doté de nombreux dons artistiques, qui aurait pu rester le fils de famille, opiomane, aux aventures multiples auxquelles le destinaient ses origines, son milieu, son talent. Mais Klaus est plus que ce que les apparences pourraient laisser croire. D'abord sensible à un esthétisme inspiré par Stefan George, il écrit le premier roman allemand homosexuel. Quittant l'Allemagne lors de l'arrivée au pouvoir des Nazis en 1933, son oeuvre prend une nouvelle orientation, faisant le choix de l'engagement. Déchu de la nationalité allemande en 1935, il devient peu après citoyen tchécoslovaque et finalement américain en 1943. Victime de la drogue, dépressif, ne trouvant pas sa place dans l'Europe de l'après-guerre, il se suicide en avalant une forte dose de somnifères. Klaus Mann est aujourd'hui considéré comme l'un des représentants les plus importants de la littérature de langue allemande, et en particulier de la littérature de l'émigration.
Après un long séjour en Italie, le journaliste Hideki retourne dans son pays natal, le Japon. C'est en effet dans sa patrie qu'il a décidé de mettre fin à ses jours. Là, il marche sur les traces de son passé, redécouvre la culture nippone presque à la manière d'un étranger, flâne et prend plaisir à ses derniers jours sur Terre. Mais au coeur même de la réalité peut se cacher le mystère : des rencontres étonnantes viennent ensoleiller son quotidien ; on ne croise pas tous les jours Juliette Gréco en tournée, ni un ange protecteur dans un bar de nuit de Tokyo. Comme quoi, même au plus profond de la dépression, une lueur d'espoir peut toujours apparaître.
Journaliste à Londres, Dalila prend une année sabbatique pour faire le point sur sa vie et s'adonner à sa passion de l'archéologie. Elle investit la maison de son ami John, prêtre anglican dans le quartier de Fulham, qui est un peu sa famille. C'est tout à côté de là, dans le parc de Fulham, qu'on vient de retrouver, dans les vestiges d'une abbaye dédiée à Sainte Etheldreda, quelques ossements et soixante tombes très anciennes. Pourrait-il y avoir un rapport entre les cauchemars nocturnes de la jeune italienne et la mort de Sainte Etheldreda à la fin du VIIe siècle ? Et que vient faire dans cette affaire le jeune médecin Hevis, rencontré dans le parc, détenteur d'un manuscrit qui relate un meurtre commis plus de deux siècles plus tôt ? Thriller à travers le temps, ou récit d'une folie qui s'installe ? L'auteur vous entraîne au coeur d'un roman à suspense, troublant et angoissant à en faire perdre la tête à ses lecteurs.
Présentation de l'éditeur Paul Janot (1863-1939), peintre, critique d'art et collectionneur des plus grands artistes de son temps, directeur du musée de Reims de 1917 à sa mort, prend ici la défense de Jean-Baptiste Carpeaux, injustement attaqué selon lui pour son peu de talent de peintre... Dans cette " science " étrange de l'appréciation du beau, les avis ont toujours été partagés, mais pour cc qui concerne Carpeaux, le doute n'était guère permis. C'est la sculpture ! En cour chez Napoléon III, bénéficiaire de plusieurs commandes publiques prestigieuses, il laisse des oeuvres admirables, où le mouvement paraît toujours animer et transcender le bronze, le plâtre ou le marbre, avec l'indéfinissable sourire que lui a offert Anna, la fille aînée de son ami Foucart...
Au XIXee siècle, étudier à l'université revient surtout à "faire son droit", du moins si l'on en croit les romanciers qui montrent des étudiants peu motivés et dont l'existence est cependant lourdement déterminée par ces années de "formation". Hector Malot fut lui-même un de ces étudiants et, s'il abandonna très vite la carrière juridique, il ne délaissa jamais la question du droit, qu'il pose de multiples manières, et sut défendre au mieux ses intérêts, dès lors que son bon droit était assuré. Tout d'abord, ses héros témoignent d'une probité sans faille et d'une honnêteté qui frise quelquefois la déraison : plutôt mourir que dérober une miette de pain, tel est le principe moral de Rémi, dans Sans famille. Ensuite, et surtout, le romancier ne cesse de développer des situations où la justice entre en scène, pour le meilleur comme pour le pire. Ce volume s'attache à décrire la façon dont l'auteur campe le monde de la justice, pose des problèmes de société, mais tente de repérer comment il fait jouer ensemble droit et littérature, comment fiction et procès peuvent parfois se confondre. On y prend donc au sérieux le caractère d'utilité qu'Hector Malot a voulu donner à la littérature, loin d'un art qui ne s'intéresserait qu'à lui-même. C'est ainsi l'occasion de réfléchir à ce modèle de roman, devenu presque impossible, voire exotique. Cette publication est portée par l'Association des Amis d'Hector Malot.
Immense trésor artistique classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO en 1995, l'ancienne capitale du Laos est parfaitement conservée et n'a pas encore été touchée par notre modernisme. Elle a gardé sa douceur de vivre. Vincent Besançon est venu ici à plusieurs reprises pour dessiner dans ces lieux paisibles, enveloppés d'une profonde sérénité, et espère y revenir encore. Le site n'a rien de grandiose ou d'impressionnant, mais une harmonie profonde et spirituelle s'en dégage, qui saisit chacun. Francis Engelmann, qui a travaillé avec passion à la conservation de ce patrimoine, vit sur place depuis de nombreuses années.
Quelque part entre ciel et terre, à la frontière entre Inde et Myanmar, le "Pays des Collines" semble n'avoir jamais existé. Longtemps interdit au tourisme, il évoque tout juste pour quelques privilégiés l'insaisissable peuple des Naga, coupeurs de têtes christianisés par des missionnaires américains du XIXe siècle. Le Nagaland est pourtant l'un des vingt-neuf Etats de l'Union indienne, mais ses deux millions d'habitants, sans communauté ethnique, linguistique ou culturelle avec ses puissants voisins, se laissent facilement oublier. Ce pays est un artifice, une invention, un mythe, une réalité hors limite, tardivement identifié et intégré par la Pax Britannica, puis par la Pax India, qui pouvaient difficilement laisser sans contrôle les périphéries de leur empire. Le Nagaland regroupe des groupes ethniques hétérogènes, qui n'ont guère en commun que leur passé de petit agriculteur-chasseur-cueilleur-guerrier, d'être de type physique "mongoloïde", et d'appartenir à la famille linguistique tibéto-birmane. Yvan Travert, par ses splendides photographies en noir et blanc, et Ivana sa fille, par un texte de référence sur leur histoire et leur culture, donnent ensemble un sens aux visages des Lotha, des Konyak ou des Chakhesang croisés ici. Chacun d'eux nous rappelle une vérité qui nous échappe sans cesse : ici un guerrier mohican, des révolutionnaires péruviens ou quelque chamane sibérien, là une vieille Chinoise ou une délicate Javanaise. La peau est brune, blanche, dorée, tatouée ou pas, les yeux sont ronds, fendus ou bridés. Les deux auteurs témoignent superbement de ce peuple oublié. Turbulent, vindicatif, courtois et joyeux, il est en train de s'inventer une modernité, sans vraiment quitter ses montagnes, et sans ignorer le reste du monde.