Mon enfance est comme une étrangère en moi. Un lieu clos qui prend de la place dans le présent mais qui reste inaccessible. À cause de toutes ces questions ouvertes, ces incertitudes. Si tu pouvais entendre mon histoire, peut-être qu'il en jaillirait du sens. Mais... ton silence me renvoie mes souvenirs, ton silence amplifie les béances et donne une forme définitive au manque. Il y a pourtant une brèche, une entaille par où suintent lentement les mots, comme une glu épaisse. C'est difficilement qu'ils arrivent, comme s'il fallait encore lutter pour les arracher au silence. C'est aussi à cause de la peur, car l'entaille est une blessure et les mots qui me viennent sont comme le sang qui coule, le sang de tes émotions vives, celles que tu ne voulais pas livrer de peur d'être blessé, peut-être. " Récit intimiste d'une relation d'amour avortée, ce texte évoque dans toutes ses conséquences le désastre d'une absence de lien entre un père et sa fille. Cette enfant devenue femme tente de se réconcilier avec ce passé en se rendant dans la ville où ils ont vécu : la réalité de l'adulte s'expose au souvenir qui resurgit, brut et immédiat. Les morts sont muets, le passé ne s'explique pas ni ne se change. Cet homme mystérieux qui est son père, et vers lequel l'enfant levait le regard, reste à jamais dans l'angle mort de sa conscience.
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Nombre de pages
130
Date de parution
26/04/2002
Poids
229g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782881824494
Titre
Angle mort
Auteur
Brécart Anne
Editeur
ZOE
Largeur
140
Poids
229
Date de parution
20020426
Nombre de pages
130,00 €
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Peut-on vivre sans la protection d une maison familiale, qu elle soit réelle ou fantasmée?Dans une vieille demeure de famille où tous se réunissent pour célébrer la ronde des étés éternels, la narratrice tombe sous le charme de son oncle Archibald, patriarche incontesté quoique fragile. Chaque année elle revient dans la maison qui garde les secrets des défunts et des vivants, mais le passé conserve aussi les turbulences: il y a sur les lieux des présences impalpables qui s avèrent inquiétantes. La mort du cousin préféré, le mutisme d Idriss le Kosovar, l initiation sexuelle de l adolescente, annoncent la fin d un monde suspendu.Un roman à l écriture limpide sur un lieu préservé de l enfance, à la fois source de menaces et objet de désir.« Ici les réminiscences poussent comme des plantes tropicales; je les sens physiquement s agripper aux murs et grimper au plafond. » Biographie de l'auteur Le Monde d Archibald est le troisième roman d Anne Brécart. L auteur a vécu son enfance et son adolescence à Zurich et habite Genève. Elle a reçu pour Angle mort le Prix Schiller Découverte.
Peut-on vivre sans la protection d une maison familiale, qu elle soit réelle ou fantasmée?Dans une vieille demeure de famille où tous se réunissent pour célébrer la ronde des étés éternels, la narratrice tombe sous le charme de son oncle Archibald, patriarche incontesté quoique fragile. Chaque année elle revient dans la maison qui garde les secrets des défunts et des vivants, mais le passé conserve aussi les turbulences: il y a sur les lieux des présences impalpables qui s avèrent inquiétantes. La mort du cousin préféré, le mutisme d Idriss le Kosovar, l initiation sexuelle de l adolescente, annoncent la fin d un monde suspendu.Un roman à l écriture limpide sur un lieu préservé de l enfance, à la fois source de menaces et objet de désir.« Ici les réminiscences poussent comme des plantes tropicales; je les sens physiquement s agripper aux murs et grimper au plafond. »
« Le désir ça naît comme ça, d'un rien. »Quand Gilles se met à en aimer une autre, le monde d'Élisa vacille. Elle, « la femme de Gilles », tout entière dévouée à son mari, se résout à se taire, souffrir et espérer. Un roman intemporel, écrit dans une langue limpide et bouleversante de simplicité.Grande dame des lettres belges, Madeleine Bourdouxhe (1906-1996) est romancière et nouvelliste, proche de Simone de Beauvoir qui la cite en exemple dans Le Deuxième Sexe. Ses romans La Femme de Gilles (1937) et À la recherche de Marie (1943) figurent parmi les textes féministes pionniers du XXe siècle.Préface de Geneviève Simon4e de couverture : « Le désir ça naît comme ça, d'un rien. »Quand Gilles se met à en aimer une autre, le monde d'Élisa vacille. Elle, « la femme de Gilles », tout entière dévouée à son mari, se résout à se taire, souffrir et espérer. Un roman intemporel, écrit dans une langue limpide et bouleversante de simplicité.Grande dame des lettres belges, Madeleine Bourdouxhe (1906-1996) est romancière et nouvelliste, proche de Simone de Beauvoir qui la cite en exemple dans Le Deuxième Sexe. Ses romans La Femme de Gilles (1937) et À la recherche de Marie (1943) figurent parmi les textes féministes pionniers du XXe siècle.Préface de Geneviève Simon
Ce texte court se lit d’une traite. Tout s’enchaîne rapidement, les éléments convergent vers une fin inéluctable. Ilaria raconte avec candeur, comme dans un souffle, son papa qui fuit la fin d’un amour, leur course-poursuite à travers l’Italie – à Rome, à Naples. Bouleversant.
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Une famille recomposée vit ses premières vacances, une dizaine de jours au Danemark. Ce voyage est en enjeu, il doit être une réussite. La narratrice cherche la bonne distance auprès des enfants de son compagnon, qui ont reçu une éducation différente de celle qu'elle-même donne à sa fille. Elle aimerait tout dire, lui penche pour préserver les siens. Tout en évoquant ses propres parents divorcés, la narratrice scrute d'un oeil aigu la frénésie joyeuse et envahissante de la petite, le silence mystérieux du garçon, les remarques de l'ado qui trouve ce couple d'adultes "kitsch" . Elle observe avec une honnêteté magnifique les jalousies ou les prises de pouvoir qui se tissent autour des tendresses ou des admirations réciproques. L'équilibrisme nécessaire aux repas, les visites de villes sous des trombes d'eau ou la lumière photogénique d'un printemps pluvieux sont autant d'occasions de mieux saisir ce qui se joue dans ces relations reconfigurées.