L'Espagne des favoris (1598-1645). Splendeurs et misères du valimiento
Bravo Paloma
PUF
15,00 €
Epuisé
EAN :9782130578482
Le XVIIe siècle espagnol sillustre par lémergence des favoris, les validos, qui prennent en charge les affaires de la monarchie catholique. Après un XVIe siècle marqué par la consolidation du pouvoir royal et par le gouvernement de souverains à forte personnalité, une série de rois jeunes (Philippe III, Philippe IV et Charles II) dirige lEspagne en sappuyant sur des validos dont la légitimité politique repose sur lamitié et la faveur du Prince. Les premières formulations de cette nouvelle pratique datent des années 1598-1645. Cest au cours de cette période, allant de la mort de Philippe II à celles du comte duc dOlivares et de Francisco de Quevedo, que naissent les premières grandes figures de validos. Travaillée par une profonde crise intérieure, lEspagne connaît alors non seulement une tentative de réforme des rouages institutionnels, mais également un retrait irréversible sur léchiquier politique international. Spécialement destiné aux étudiants qui préparent le Capes et lAgrégation despagnol, cet ouvrage entend présenter les enjeux majeurs de la période, de façon à mettre en lumière les principaux traits du valimiento, tout en replaçant le phénomène dans le contexte deffervescence intellectuelle et culturelle qui caractérise lEspagne de lépoque.
Nombre de pages
207
Date de parution
31/10/2009
Poids
254g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782130578482
Titre
L'Espagne des favoris (1598-1645). Splendeurs et misères du valimiento
Auteur
Bravo Paloma
Editeur
PUF
Largeur
145
Poids
254
Date de parution
20091031
Nombre de pages
207,00 €
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Epuisé
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Comment le menu peuple de Florence, habitant en périphérie urbaine, est-il monté à l'assaut des beaux quartiers pendant l'été 1378 ? Dans quelle mesure la cartographie de leur équipée est-elle révélatrice des tensions sociales qui animaient la ville ? Lorsque les Napolitains transforment en 1647-1648 leur cité en champ de bataille, quelle construction spatiale du politique mettent-ils en oeuvre ? De quelle façon les rebelles catalans, qui se soulèvent entre 1687 et 1690 contre le roi d'Espagne, ont-ils tenté de maîtriser le territoire de l'insurrection ? Pour quelle raison une révolte urbaine, comme celle du Papier Timbré, est-elle devenue rurale ? Comment s'organise le contrôle policier des grandes villes ? Telles sont, parmi d'autres, les questions que pose cet ouvrage dans le prolongement de la mutation épistémologique engagée par le spatial turn. A l'aide de cartes, de croquis, de gravures et de tableaux, le lecteur est convié à un voyage au coeur des révoltes de la fin du Moyen Age et de l'époque moderne.
La réflexion sur les genres littéraires a la Renaissance s'est peu renouvelée au cours des dernières années en dépit des apports récents de la théorie de la réception et de la linguistique pragmatique pour les études génériques en général. Ce volume reprend le fil d'une réflexion amorcée il y a une trentaine d'année dans l'ouvrage La notion de genre à la Renaissance (sous la direction de Guy Demerson), qui était consacré pour l'essentiel à la littérature française. Si la plupart des études s'attachent à décrire la vaste phénoménologie des pratiques génériques (retour de l'ancien comme stratégie de promotion, mais aussi compétition, mélanges, trahisons plus ou moins conscientes), se dégagent aussi de l'ensemble les lignes d'un cadre théorique. Emergent d'une part une analogie certaine des pratiques à l'intérieur de l'espace littéraire italo-espagnol, d'autre part, la richesse de strates de la conscience générique, qu'on ne saurait réduire à la reprise ou au refus des "genres consacrés", mais qui se manifeste à travers la complexité et la diversité des processus de modélisation.
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Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.