La réflexion sur les genres littéraires a la Renaissance s'est peu renouvelée au cours des dernières années en dépit des apports récents de la théorie de la réception et de la linguistique pragmatique pour les études génériques en général. Ce volume reprend le fil d'une réflexion amorcée il y a une trentaine d'année dans l'ouvrage La notion de genre à la Renaissance (sous la direction de Guy Demerson), qui était consacré pour l'essentiel à la littérature française. Si la plupart des études s'attachent à décrire la vaste phénoménologie des pratiques génériques (retour de l'ancien comme stratégie de promotion, mais aussi compétition, mélanges, trahisons plus ou moins conscientes), se dégagent aussi de l'ensemble les lignes d'un cadre théorique. Emergent d'une part une analogie certaine des pratiques à l'intérieur de l'espace littéraire italo-espagnol, d'autre part, la richesse de strates de la conscience générique, qu'on ne saurait réduire à la reprise ou au refus des "genres consacrés", mais qui se manifeste à travers la complexité et la diversité des processus de modélisation.
Nombre de pages
316
Date de parution
13/09/2012
Poids
460g
Largeur
150mm
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EAN
9782364410251
Titre
La Renaissance des genres. Pratiques et théories des genres littéraires entre Italie et Espagne (XVe
Le XVIIe siècle espagnol sillustre par lémergence des favoris, les validos, qui prennent en charge les affaires de la monarchie catholique. Après un XVIe siècle marqué par la consolidation du pouvoir royal et par le gouvernement de souverains à forte personnalité, une série de rois jeunes (Philippe III, Philippe IV et Charles II) dirige lEspagne en sappuyant sur des validos dont la légitimité politique repose sur lamitié et la faveur du Prince. Les premières formulations de cette nouvelle pratique datent des années 1598-1645. Cest au cours de cette période, allant de la mort de Philippe II à celles du comte duc dOlivares et de Francisco de Quevedo, que naissent les premières grandes figures de validos. Travaillée par une profonde crise intérieure, lEspagne connaît alors non seulement une tentative de réforme des rouages institutionnels, mais également un retrait irréversible sur léchiquier politique international. Spécialement destiné aux étudiants qui préparent le Capes et lAgrégation despagnol, cet ouvrage entend présenter les enjeux majeurs de la période, de façon à mettre en lumière les principaux traits du valimiento, tout en replaçant le phénomène dans le contexte deffervescence intellectuelle et culturelle qui caractérise lEspagne de lépoque.
Comment le menu peuple de Florence, habitant en périphérie urbaine, est-il monté à l'assaut des beaux quartiers pendant l'été 1378 ? Dans quelle mesure la cartographie de leur équipée est-elle révélatrice des tensions sociales qui animaient la ville ? Lorsque les Napolitains transforment en 1647-1648 leur cité en champ de bataille, quelle construction spatiale du politique mettent-ils en oeuvre ? De quelle façon les rebelles catalans, qui se soulèvent entre 1687 et 1690 contre le roi d'Espagne, ont-ils tenté de maîtriser le territoire de l'insurrection ? Pour quelle raison une révolte urbaine, comme celle du Papier Timbré, est-elle devenue rurale ? Comment s'organise le contrôle policier des grandes villes ? Telles sont, parmi d'autres, les questions que pose cet ouvrage dans le prolongement de la mutation épistémologique engagée par le spatial turn. A l'aide de cartes, de croquis, de gravures et de tableaux, le lecteur est convié à un voyage au coeur des révoltes de la fin du Moyen Age et de l'époque moderne.
Les oiseaux chanteurs ont toujours été source de questionnements, car ils ont des compétences vocales considérées comme spécifiques aux humains. Les ornithologues les étudient, et plus récemment, les éthologistes ont démontré que les oiseaux sont les seuls animaux à présenter des analogies neurobiologiques avec l?apprentissage du langage chez les humains. De leur côté, les chercheurs en sciences humaines et sociales étudient aussi le chant des oiseaux à partir des objets archéologiques, des arts, des manuscrits enluminés, des archives, des textes, des traités, des instruments et de la musique dans les sociétés anciennes. L'originalité de ce livre est de réunir les spécialistes de ces deux grands champs disciplinaires et de comparer les perceptions, les pratiques sociales et culturelles, les savoirs du passé et les découvertes actuelles sur le chant des oiseaux.
Le regain actuel d'intérêt pour les animaux résulte de profonds changements socioculturels, de préoccupations environnementales et des progrès considérables de la recherche scientifique - qui donne désormais accès, au moins partiellement, à la subjectivité et aux cultures animales. Dans le domaine littéraire, cet intérêt se manifeste également : en France, émergent "les études animales", et même une "zoopoétique" sous l'impulsion d'Anne Simon. Dans cette nouvelle perspective, le temps est venu de s'intéresser à des sujets (la campagne, la pêche, la chasse...) considérés en France comme désuets voire réactionnaires, et souvent cantonnés aux genres rustique ou animalier. Or, que ce soit dans des oeuvres du début du XXe siècle ou dans des oeuvres postérieures et même contemporaines, le monde rural - de plus en plus bouleversé socialement et économiquement - favorise les "communautés hybrides" (Lestel) et ouvre à des "mondes animaux" (Uexkull), ce qui permet de poser d'autant mieux la question cruciale des liens entre hommes, bêtes et écriture.
Cet ouvrage propose une analyse d?un pan de la littérature trop souvent oublié ou méconnu : le roman de l?employé de bureau. A travers l?étude d?un large corpus couvrant deux siècles de littérature, l?auteur retrace l?évolution d?un mode de narration. Le sujet est étonnant mais il s?impose : objet littéraire qui monte dans le roman du XIXe siècle, l?employé de bureau (en qui l?on peut voir des avatars de l?écrivain) est le prisme d?une vision sociale, morale, voire philosophique. A partir de ce presque rien, de cette présence discrète, désolée et désolante, tout un monde se lève et se révèle.
On connaît Frédéric Dard romancier, on connaît moins Frédéric Dard auteur dramatique, scénariste ou dialoguiste. L?auteur a pourtant écrit de nombreux textes pour le théâtre. Certaines pièces sont parues en livres ou dans des revues (L?homme traqué, La dame de Chicago, Baby-meurtre, etc.), mais la plupart d?entre elles ont été jouées sans que le texte ne fasse l?objet d?une publication. C?est le cas de la pièce Les salauds vont en enfer. Montée au théâtre du Grand- Guignol à Paris en 1954 et mise en scène par Robert Hossein, cette pièce en 2 actes et 7 tableaux a connu un destin particulier car elle a fait l?objet de trois transpositions particulièrement intéressantes. Dès 1955, en effet, l?adaptation cinématographique de la pièce est confiée à Robert Hossein. Il s?agit là de son premier film en tant que réalisateur. Parallèlement, et sur les conseils de son éditeur, Frédéric Dard écrit l?adaptation romanesque de la pièce. Le roman sort en 1955 sous le même titre. En 1971 Abder Isker propose enfin une dernière adaptation des Salauds vont en enfer, cette fois pour la télévision. La présente édition offre au lecteur un texte inédit, annoté et accompagné d?un dossier critique. Ce dernier présente l?oeuvre dans son contexte et étudie ses différentes variantes dans le cadre de sa transmédialité.