Politique africaine N° 161-162 : L'Afrique des sciences sociales. Bas, débats, combats
Brachet Julien ; Bonnecase Vincent
KARTHALA
35,00 €
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EAN :9782811128265
Il y a quarante ans, la création de la revue Politique africaine a marqué l'évolution des recherches en sciences sociales et humaines sur l'Afrique en proposant notamment de chercher le politique en dehors de ses espaces d'expression les plus attendus. Depuis lors, l'évolution de la recherche en et sur l'Afrique a révélé non seulement les transformations des sociétés africaines elles-mêmes, mais aussi celles des manières dont ces sociétés sont observées par les mondes académiques, ainsi que celles des sciences humaines et sociales en général. Dans ce numéro spécial, une quarantaine d'auteur·e·s venu·e·s de divers horizons académiques et disciplinaires réfléchissent aux articulations entre ces dynamiques de changement. Comment le regard porté par les sciences sociales sur les sociétés africaines a changé au rythme (ou pas) des changements effectifs survenus sur le continent ? En quoi de nouvelles recherches ont concouru à faire émerger de nouveaux objets, à alimenter les débats méthodologiques et les controverses théoriques à l'intérieur du champ plus général des sciences humaines et sociales ? Et inversement, dans quelle mesure les études africaines ont-elles été réceptives aux évolutions plus générales des sciences sociales, marquées par la transformation des paradigmes communément partagés et par la constitution de nouvelles manières de penser ? Autant de grandes questions abordées ici à travers une série de travaux de synthèse et d'études exploratoires, d'analyses fines et de fresques globales, de grandes démonstrations et de petits clin d'oeil à la fois rétrospectifs, réflexifs et prospectifs, qui dessinent une trajectoire des " études africains ".
Nombre de pages
494
Date de parution
17/06/2021
Poids
790g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811128265
Auteur
Brachet Julien ; Bonnecase Vincent
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20210617
Nombre de pages
494,00 €
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Depuis le début des années 2000, les flux migratoires qui traversent le Sahara central focalisent l'attention des médias et des pouvoirs publics, tant en Afrique qu'en Europe. En dépit des obstacles qui entravent la circulation dans cette région, reflets des dysfonctionnements de l'état nigérien et du durcissement des politiques migratoires des Etats maghrébins, des migrants originaires de toute une partie du continent se rendent via le Niger en Afrique du Nord, d'où la plupart reviennent après quelques mois ou quelques années. Ces migrations entre les deux rives du Sahara constituent le principal facteur de dynamisme et de transformation de la région d'Agaciez, dans le nord du Niger, et tendent plus largement à redéfinir une nouvelle géographie saharienne en mettant en contact des lieux et des acteurs de façon inédite. En analysant ces mouvements migratoires tant du point de vue de leur organisation propre, des logiques et des structures qui les sous-tendent, que de leurs incidences sur les sociétés et les espaces traversés, le présent ouvrage déconstruit nombre des discours médiatiques et politiques qui entretiennent la peur d'un péril migratoire illusoire, en montrant que la grande majorité des migrants qui traversent aujourd'hui le Sahara ne sont pas des individus fuyants des situations de misère extrême ou de conflit, et n'ont pas pour objectif de se rendre en Europe. Dans un contexte global de crispation identitaire et de durcissement des politiques migratoires, l'analyse des effets et des enjeux du contrôle croissant de ces circulations dans les espaces de transit soulève en définitive la question du droit à la mobilité, tant au niveau local qu'à l'échelle internationale.
Les appels à décoloniser les savoirs sur l'Afrique et les sociétés africaines se multiplient de toute part. Qui peut légitimement parler et de quoi ? Peut-on tout dire dans toutes les langues ? Qu'est-ce qu'un savoir juste ? L'universalisme de la science est-il un impérialisme ? Autant de questions complexes auxquelles cet essai tente de répondre, dessinant ainsi des pistes pour décoloniser les savoirs sans abandonner les sciences sociales.
Le Dossier Crises et chuchotements au Sahel Coordonné par Vincent Bonnecase et Julien Brachet, avec les contributions de Raphaëlle Chevrillon-Guibert, Barbara M. Cooper, Daouda Gary-Tounkara, Julien Gavelle, Adam Higazi, Johanna Siméant, Laure Traoré Nul ne doute que le Sahel est aujourd'hui une région en crise. Cette crise apparaît d'autant plus visible aux yeux du monde que l'Afrique sahélienne n'est plus considérée comme une simple périphérie déshéritée mais comme une région hautement stratégique, théâtre de transformations sociales dont les enjeux économiques, politiques et sécuritaires dépassent largement le cadre de ses frontières, et dont la déstabilisation pourrait avoir des répercussions lointaines. Ce dossier de Politique africaine déplace le regard des seuls faits médiatisés qui mettent actuellement en lumière le Sahel et interroge les " crises " à l'aune de la vie quotidienne et des perceptions locales des populations, ainsi qu'à celle des pratiques des acteurs institutionnels et des effets des politiques qu'ils mettent en oeuvre. Ces politiques de crise constituent actuellement des outils majeurs de gouvernement des populations sahéliennes. n Recherches ?O Governo Está Aqui?: Post-war State-Making in the Angolan Periphery Ricardo Soares de Oliveira "Prendre la rue": les parcours citadins des Shégués de Kinshasa Camille Dugrand n Conjoncture Le Tchad entre deux guerres? Remarques sur un présumé complot Roland Marchal n Lectures Autour d'un livre. The War Machines: Young Men and Violence in Sierra Leone and Liberia, de Danny Hoffman, commenté par Paul Richards, Marielle Debos et Mariane C. Ferme La revue des livres
Les mondes de la gastronomie font aujourd'hui face à de profondes mutations, liées au renouvellement des générations, à l'éclectisme des profils de chefs, tout autant qu'a la prise de conscience écologique et environnementale. Dans ce contexte, chefs et restaurants n'ignorent plus la part communicationnelle de leur métier. Ce numéro de la revue MEI, intitulé "Gastronomie et communication", met en évidence les tensions et continuités à l'oeuvre dans les stratégies communicationnelles et médiatiques des acteurs. Sont étudiées tour à tour la construction par les chefs de leur image publique, la multiplication des manifestes culinaires et la montée des postures d'engagement éco-responsable, ou encore la transformation en cours des manières de signifier le "luxe" en gastronomie. La communication des entreprises liées à la gastronomie se transforme, et son déploiement sur différents supports fait l'intérêt des contributions de ce numéro.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.