La modernité avant Haussmann. Formes de l'espace urbain à Paris (1801-1853)
Bowie Karen ; Loyer François
RECHERCHES
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EAN :9782862220369
Regroupant les analyses d'un groupe de chercheurs pluridisciplinaire et international, cet ouvrage prend pour objet les transformations de Paris survenues pendant la première moitié du XIXe siècle : mutations physiques certes, mais aussi manières de penser, de représenter et de vivre la ville. Les regards croisés de spécialistes d'urbanisme, d'art et de littérature apportent des éclairages inédits sur cette période souvent négligée en faveur du Second Empire. Alors que les travaux dirigés par Haussmann sont habituellement considérés comme fondateurs de la modernité urbaine, ce recueil met en évidence les nouvelles formes urbaines, architecturales et culturelles qui avaient déjà apporté des transformations radicales avant l'arrivée du célèbre préfet. Contributions de Loyer (François), Roncayolo (Marcel), Ratcliffe (Barrie), Przyblyski (Jeannene), Papayanis (Nicholas), Moret (Frédéric), Backouche (Isabelle), Farrant (Tim), Bourillon (Florence), Van Zanten (David), Monod (Claire), Terni (Jennifer), Barles (Sabine), Pinon (Pierre), Klahr (Douglas), Sibalis (Michael), Châtelet (Anne-Marie), Lambert-Bresson (Michèle), Siegfried (Susan L.), Caso (Jacques de), Fidell-Beaufort (Madeleine), Belhoste (Jean-François), Lohr (Évelyne), Smith (Paul), Térade (Annie), Bruant (Catherine), Cohen (Margaret), Marcus (Sharon)
Nombre de pages
407
Date de parution
01/11/2000
Poids
720g
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EAN
9782862220369
Titre
La modernité avant Haussmann. Formes de l'espace urbain à Paris (1801-1853)
Auteur
Bowie Karen ; Loyer François
Editeur
RECHERCHES
Largeur
0
Poids
720
Date de parution
20001101
Nombre de pages
407,00 €
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Une maison transformée tour à tour en prison puis en hôpital qui survécut aux aléas de l'histoire jusqu'à la démolition partielle des bâtiments en 1940. Seule la nouvelle chapelle et l'infirmerie bâties par Louis-Pierre Baltard en 1823 témoignent encore aujourd'hui de l'existence du clos Saint-Lazare. Une infirmerie récemment restaurée par la Ville de Paris et qui abrite depuis 2015 la médiathèque Françoise Sagan. C'est l'histoire de la maison Saint-Lazare et de son clos que ce livre tente d'éclaircir, non pas tant la prison pour femme qui vit passer Louise Michel et Mata Hari que l'économie de la maison mère d'une des principales congrégations de la France d'Ancien Régime et son adaptation successive à différents usages.
Au-delà de la valeur littéraire d'une écriture, dont l'influence souterraine sur la littérature contemporaine est de plus en plus reconnue, au-delà de l'effort d'élucidation critique des essais, l'oeuvre de Maurice Blanchot, depuis Thomas l'obscur jusqu'à Discours sur la patience, ouvre une série de questions que notre époque se pose encore sous une forme confuse. Le parti pris de Blanchot pour la littérature a eu pour conséquence, voulue ou non, de constituer un dehors de l'oeuvre littéraire où, étroitement dépendant de l'écriture, s'édifiait un autre monde pour les hommes. Cet autre monde, dont nous parvient la rumeur prolixe et sourde, fût-il le produit d'une passion pour l'écriture, appartient à tous, à la communauté anonyme, mais à ce point piégé dans un rapport au langage et aux exigences dialectiques et sociales, qu'il est réduit au silence, et cela presque politiquement. C'est de ce monde recouvert que l'oeuvre de Blanchot se fait l'écho. Le dehors, le neutre, l'incessant, l'immédiat, la dissolution du présent et du sujet, l'absence de livre, ces termes n'appartiennent pas seulement à l'espace littéraire, ils commencent aussi à dessiner le monde à venir. Mais peut-être est-ce à condition d'en parler comme " parle " la littérature, que ce monde viendra au jour. Ce monde exige de nous une adhésion agissante, dont la portée est politique, et s'exprimant sous le terme de non-pouvoir.
Pendant près de dix ans à Paris, un vieux juif a occupé le temps libre que lui laissait son métier de tailleur à écrire le livre de sa vie, le livre de sa traversée du siècle. Voilà un récit unique qui nous vient de ce qui sera peut-être la dernière génération des Juifs polonais nés en Pologne ; voilà l'évocation de cette longue marche du stalinisme qui mena bon nombre de ces Juifs des synagogues de Pologne aux camps de déportation soviétiques. Moshé, né à Zamosc en 1909, raconte cette histoire d'amour entre un peuple et la révolution. Il nous raconte la Pologne des Juifs et des militants, où depuis mille ans campent quelque trois millions de Juifs harcelés par des Polonais qui n'en finissent jamais de cuver leur antisémitisme. Alors, pour expurger le monde de ses injustices sociales et raciales, Moshé a choisi le communisme. Il est de ces hommes tutoyés par la victoire d'Octobre toute proche ; la génération des héros, des martyrs, des tchékistes aussi. Poursuivi pour ses activités politiques, Moshé fuit la Pologne en 1929, la veille de son procès. Réfugié en France, il travaille et milite dans la M.O.L. et dans le Secours rouge. En 1933, il gagne l'U.R.S.S., est arrêté en 1937. Il restera dix ans au goulag, mais il n'aura pas renié son passé militant.
La transformation de la psychanalyse en composante essentielle de l'ordre social ne justifie pas le renoncement à toute analyse de l'inconscient ; non plus que les impasses des mouvements révolutionnaires la désertion généralisée du politique. En finir avec la dictature du cogito, accepter que des agencements matériels, biologiques, sociaux, soient capables de " machiner " leur propre sort et de créer des univers complexes hétérogènes : telles sont les conditions qui devraient permettre de comprendre comment le désir le plus intime peut communiquer avec le champ social.