Agriculture, régions et organisation administrative : Du global au local. Colloque de l'Académie d'A
Boussard Jean-Marc
L'HARMATTAN
16,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782747530132
A l'heure actuelle, pour déplacer une borne fontaine dans un village français, il faut préparer un dossier pour le Conseil Municipal, mais aussi pour le Département, la Région, le Ministère, Bruxelles... pourquoi pas l'ONU ? Une telle organisation de la Société est-elle sinon " optimale ", du moins " raisonnable " ? Que signifie dans ces conditions le fameux " principe de subsidiarité " ? L'Académie d'Agriculture, avec l'aide de l'INRA, et de l'Association des Régions de France, dont le Président était alors le Sénateur RAFFARIN, s'est posé ces questions dans un colloque réuni au Palais du Luxembourg, en janvier 2002. L'agriculture est au cœur du problème, liée dans son évolution par des décisions politiques et économiques prises à toutes sortes de niveaux, des organisations internationales aux initiatives locales. Et c'est vrai aussi bien en France qu'en Amérique latine ou en Russie... Dès lors, comment faire pour atténuer les inconvénients de la complication, tout en conservant les bénéfices de la démocratie caractéristique des sociétés villageoises traditionnelles ? On trouvera dans ce livre de nombreux exemples concrets, et des pistes de réflexion pour avancer dans la formulation de propositions. Elles sont d'autant plus d'actualité que l'un des participants est devenu Premier Ministre entre-temps...
Nombre de pages
181
Date de parution
01/11/2003
Poids
254g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782747530132
Titre
Agriculture, régions et organisation administrative : Du global au local. Colloque de l'Académie d'A
ISBN
2747530132
Auteur
Boussard Jean-Marc
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
254
Date de parution
20031101
Nombre de pages
181,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Dans tous les systèmes économiques, les prix servent de messagers entre les producteurs et les consommateurs, informant les premiers des désirs des seconds, et ces derniers de la difficulté de produire. Cependant, ces fonctions ne sont pas assurées correctement toujours et partout. Dans le secteur agroalimentaire, qui est l'objet de ce livre, ni les consommateurs ni les producteurs ne peuvent facilement s'adapter aux variations de prix. Dans ces conditions, les équilibres de marché sont instables, comme le serait une bille à la pointe d'un crayon. Les prix trop fluctuants transmettent des messages brouillés. Les consommateurs pauvres souffrent inutilement (parfois, jusqu'à la mort ! ) sans que les riches puissent réellement en profiter. A partir d'un survol de l'histoire des politiques agricoles depuis le néolithique, et en se basant sur les leçons des modèles économétriques les plus récents, ce livre propose quelques solutions pour rationaliser le commerce de produits agricoles, sans rien perdre des avantages liés aux échanges, mais en évitant les gaspillages associés à l'instabilité des prix. Il intéressera les étudiants des écoles d'agronomie, d'abord, mais aussi les esprits éclairés dans le monde des organisations professionnelles agricoles, des ONG, du développement, et du journalisme.
Les marchés agricoles internationaux jouent un rôle décisif dans le développement. Ce sont les instruments les plus efficaces pour équilibrer les marchés alimentaires internes, en exportant les excédents ou en important en cas de pénurie. En outre pour les pays en développement, l'exportation de produits agricoles est souvent une source de devises indispensables pour acheter les denrées de première nécessité ou les biens d'investissement non produits sur place. Mais leur instabilité rend la participation au commerce international très risquée. Le livre explique la dynamique des prix internationaux, puis présente les accords par produit qui ont fonctionné dans le passé et les raisons de revenir à des régulations volontaristes. Dans ce but, il termine par une analyse des outils et des stratégies disponibles pour réorienter les politiques de libéralisation qui, depuis 30 ans, n'ont ni stabilisé les marchés, ni supprimé la pauvreté et la faine et qui, en outre, bloquent l'Organisation mondiale du commerce.
Xénophon, lançait un cri d'alarme dans son ouvrage Economique à une époque critique pour le devenir de l'agriculture grecque du IVe siècle avant J.-C., cri toujours d'actualité en ce début du XXIe siècle. Face à la faillite annoncée du monde agricole tel qu'il le concevait et à la naissance d'une société bâtie sur le profit et le rendement, le poète chasseur prône le retour aux valeurs de la terre, qui offrent à l'homme l'idéal d'une vie saine, harmonieuse et équilibrée. Laissons l'"abeille attique" piquer la curiosité de l'homme du XXIe siècle, le miel a conservé toute sa saveur...
S'il est un pays africain aux immenses atouts économiques, c'est le Gabon. Outre les richesses de son sous-sol - pétrole, manganèse... - il possède une terre fertile, propice à l'agriculture, et une forêt aux essences recherchées (okoumé, ozigo...). Pourtant, ce pays riche s'enfonce dans la pauvreté. En effet, le pétrole s'épuise, le bois se vend mal, l'agriculture paysanne et industrielle s'effondre au point que le pays importe l'essentiel de sa nourriture. Comment en est-on arrivé là ? L'auteur de cet ouvrage tente de répondre à cette question. Dans un premier temps, elle passe en revue les politiques agricoles par lesquelles les divers gouvernements (coloniaux et nationaux) ont choisi de mettre le pays en valeur. Puis, elle analyse minutieusement les blocages au niveau de chaque type de culture : les cultures vivrières de base (manioc, igname, banane plantain...), les cultures de rente (cacao, café...), les cultures maraîchères, les cultures industrielles (hévéa, palmier à huile, canne à sucre). Ensuite, elle aborde avec le même éclairage les limites au développement de l'élevage, de la pêche et de la filière du bois. Ce qui ressort de cette étude, c'est que les politiques agricoles menées depuis la décolonisation ont été inefficaces. Aggravées par les politiques d'ajustement structurel, elles ont conduit à la misère actuelle dont souffrent principalement les paysans. Toutefois, les potentialités agricoles restent exceptionnelles. Ainsi, par l'analyse des sous-secteurs agricoles, l'auteur s'efforce d'entrevoir des remèdes possibles à la crise actuelle.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...