Experts et expertise dans les mandats de la Société des Nations : figures, champs et outils. Textes
Bourmaud Philippe ; Neveu Norig ; Verdeil Chantal
INALCO PRESSES
25,00 €
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EAN :9782858313464
De l'ère coloniale à celle des politiques publiques internationales dans les Suds, l'expertise a joué un rôle croissant dans l'ordre international au vingtième siècle. Notion paradoxale, réputée instrumentale en vue de l'information et de l'amélioration de l'action publique, elle englobe tout un champ de modalités opposées du savoir et de son énonciation. L'expertise se situe entre le savoir d'expérience et le savoir nomothétique abstrait, la recherche et l'autorité, elle est intéressante à étudier dans le cadre du premier système d'organisations internationales et de la crise concomitante des empires coloniaux. Les mandats sont récemment devenus un des principaux points de convergence des questionnements sur la diffusion globale des normes à travers les instances internationales. L'expertise est lue comme l'un des signes d'un colonialisme tardif, codifié, et placé sous les regards convergents des savants, des Etats et des opinions publiques. A travers les mandats de la Société des Nations, cet ouvrage scrute l'émergence de l'international comme cadre de prise de décision inter-étatique, ouverte et procédurale encadrant un monde de connexions, de flux et de structures enchevêtrés à diverses échelles. Il dépeint des figures d'experts et éclaire le jeu complexe qui s'institue entre ces experts et les institutions mandataires pour définir Les normes de l'expertise. Il met en lumière leur contestation dans une dialectique asymétrique qui oppose experts et contre-experts, populations locales et autorités mandataires.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
369
Date de parution
13/08/2020
Poids
570g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782858313464
Titre
Experts et expertise dans les mandats de la Société des Nations : figures, champs et outils. Textes
Auteur
Bourmaud Philippe ; Neveu Norig ; Verdeil Chantal
Editeur
INALCO PRESSES
Largeur
160
Poids
570
Date de parution
20200813
Nombre de pages
369,00 €
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Ce dossier sur l'alcool dans les mondes musulmans s'inscrit dans le cadre d'une historiographie des drinking studies en pleine essor. Il s'agit ici d'historiciser l'interdit lié à la consommation d'alcool et d'étudier les boissons alcoolisées au prisme des normativités multiples qui s'y sont attachées à mesure que les processus modernes et contemporains de mondialisation se sont faits sentir dans les mondes musulmans. Pour cela, ce numéro confronte dans un même ensemble l'origine et la fonction de ces normes liées à l'alcool, depuis l'époque classique jusqu'à l'époque contemporaine. Nous faisons commencer notre réflexion à partir du XVe siècle, où la constitution de l'Empire ottoman peut produire des nouvelles formes d'administration, et la constitution de nouvelles élites. Les constructions étatiques, notamment ottomanes, jouent en effet un rôle essentiel dans les constructions de nonnes liées à la consommation d'alcool, et réciproquement encadrer l'économie de l'alcool contribue aux processus de renforcement des institutions dans la longue durée. Les processus de mondialisation à l'oeuvre depuis l'époque moderne sont également interrogés afin de contextualiser l'évolution des nonnes à différentes échelles. La conception la plus large possible des "mondes musulmans" est en effet adoptée ici, permettant d'interroger différentes branches de l'islam (sunnisme, chiisme), différents cadres géographiques (Méditerranée, Moyen-Orient, Extrême Mie, Péninsule arabique) et différents contextes (islam majoritaire, islam de diaspora).
Schlaepfer Aline ; Bourmaud Philippe ; Hassan Lyas
Construites sur l'idée que les peuples "? s'étaient endormis ? " pendant des siècles de domination ottomane avant de se réveiller au son d'une modernité tardive, les historiographies du Moyen-Orient ont présenté la sortie de l'Empire ottoman comme une rupture. Il apparaît pourtant que le legs ottoman a été entretenu, par un attachement non délibéré à des formes connues ou par une réappropriation intentionnelle du reliquat ottoman. Ce volume s'intéresse aux expressions socio-politiques, culturelles, linguistiques et littéraires de l'hybridation des référents ottomans dans les espaces turcs et arabes après 1918.
Ce recueil nous propose une vingtaine de contes issus de plusieurs continents, mettant en lumière l'importance majeure du renard dans la tradition orale à travers le monde. Magicien, diable ou voleur, fourbe et intelligent, quoique souvent dupé, le renard ne serait-il pas la fidèle représentation de l'espèce humaine dans l'imaginaire populaire ? Comme l'écrit Jean-Philippe Alessandra, préfacier de l'ouvrage : "Ces contes ne sont pas faits pour rester enfermés dans un livre. Comme les renards, ils ne peuvent s'épanouir qu'en liberté. Ils sont faits pour parcourir le monde et activer la réflexion, l'imagination, la joie de vivre".
Jean-Baptiste Bardouin, professionnel de la presse écrite à la dérive et auteur en panne d'inspiration, ne supporte plus rien ni personne. Spectateur de sa propre déchéance intellectuelle, morale et sociale - il ne travaille plus ou presque depuis sa dépression, depuis qu'il a cessé de boire deux ans auparavant -, Bardouin a décidé de tout quitter : femme, enfants, Paris, et ce qui le constituait : son métier. Mais faut-il (se) renier pour renaître ? Et peut-on se sauver par la fuite ? Car Bardouin a planifié sa disparition, pré vue pour ce samedi, premier jour des vacances pascales. Profitant du départ dans le Médoc de son épouse qui conduit les enfants chez leurs grands-parents maternels, Bardouin prépare son sac mais tous ses actes et ses gestes sont l'occasion de raviver les souvenirs et d'un appel au bilan d'une existence en up & down. Un passé surgissant comme un boomerang ; le jour de son départ, Bardouin se remet à boire..
Afin de comprendre ce qu'implique l'acte de traduire, il convient de déconstruire le processus dans tous ses états, car il s'avère essentiellement pluriel. Où traduit-on ? Les champs de l'édition, de la critique et de l'université se disputent une autorité qu'ils refusent aux traducteurs, priés de faire preuve de modestie et de rester transparents. Qui traduit quand on traduit ? Les acteurs de la traduction sont étrangement nombreux, qui interviennent non seulement sur le paratexte, mais dans le texte lui-même. Des conceptions obsolètes de la langue et de l'Ainsi Nommée Littérature imposent des choix qui concourent trop souvent à l'annexion de l'original. Que traduit-on quand on traduit ? Il est temps de dégager le traduire des déterminations linguistiques pour considérer l'objet à traduire dans tous ses états : texte, livre, marchandise. Une fois défini le "traduire" comme une opération fondamentalement littéraire, il convient de définir des méthodologies pour procéder à un transfert de socialité dans une opération unique. A chaque trace, indice et valeur doit correspondre dans le texte traduit une trace, un indice, une valeur. Y compris ce que révèlent les rythmes, la matérialité, l'histoire des Ainsi Nommées Littératures, trop souvent gommés.