Entièrement fondée sur la mémoire et les « motivations enfantines », l?oeuvre de Louise Bourgeois est autobiographique. Au service de l?inconscient, son art cathartique renvoie aux relations mère-enfant ou père-enfant. Eugénie Grandet, célèbre dès sa publication en 1833, met en scène le père Grandet, vigneron d?une avarice instinctive, sa femme que l?insensibilité de son mari écrase et finit par tuer, et sa fille Eugénie, douce, bonne et aimante qui, déçue dans ses sentiments, se referme sur elle-même et devient une vieille fille charitable mais amère. Le roman de Balzac traite donc de lafamille, de l?adolescence, de la douleur et de la solitude: autant de thèmes que Louise Bourgeois, se disant non pas féministe mais « s?occupant du féminin », a explorés sans relâche depuis ses premières peintures, à la fin des années 1930. Il n?est donc rien d?étonnant à ce qu?Eugénie Grandet soit un personnage central dans la genèse de l?oeuvre de Louise Bourgeois qui y voit « le prototype de la femme qui ne s?est pas réalisée. Elle est dans l?impossibilité de s?épanouir. Ce personnage de Balzac est la prisonnière de son père qui avait besoin d?une bonne. Son destin est celui d?une femme qui n?a jamais l?occasion d?être une femme... » Revenant à la broderie, technique féminine par excellence mais surtout mode de création lié au souvenir de sa mère tisserande, Louise Bourgeois nous livre plusieurs séries d?oeuvres qui évoquent le temps qui passe, les occupations inutiles, le flétrissement, la solitude. Une incroyable poésie, non dépourvue d?humour, se dégage de cet art de l?intime, du secret, chez une artiste qui cultive une farouche solitude.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
135
Date de parution
28/10/2010
Poids
190g
Largeur
129mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070131013
Titre
Moi, Eugénie Grandet
Auteur
Bourgeois Louise ; Frémon Jean
Editeur
GALLIMARD
Largeur
129
Poids
190
Date de parution
20101028
Nombre de pages
135,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Les Observations diverses de Louise Bourgeois (1609) est le premier ouvrage médical français écrit par une sage-femme, "sage-femme de la Reine" qui accoucha six fois Marie de Médicis. Louise Bourgeois (1563-1636) a vécu à une époque où l'obstétrique évolue : tout entière entre les mains des sages-femmes, elle passe progressivement entre celles des médecins. Le vieux principe Viros non decet (cela ne sied pas aux hommes) va cesser d'être appliqué. Observations diverses sur la stérilité, perte de fruits, fécondité, accouchements et maladies des femmes et enfants nouveau-nés révèlent les croyances autour de la grossesse et les pratiques de l'accouchement. Les descriptions sont souvent truculentes et les comparaisons inattendues : la femme serait comme un grand vaisseau, chargé de passagers de qualité, dont la sage-femme est le pilote—mieux vaut choisir un pilote habile et compétent, connaissant bien les cartes pour savoir en quelle terre s'échouera le navire après la tempête. Combien de bateaux sont perdus à cause de bateliers peu expérimentés, étourdis ou ivrognes ! Au-delà d'une imagerie fantasmatique, ce livre, écrit dans une langue claire et précise, tâche en ce début du XVIIe siècle de jeter les bases d'une nouvelle médecine. Dans sa préface, Françoise Olive, présidente de l'Association des Sages-femmes libérales, rappelle les enjeux historiques de cette profession féminine.
Née en 1911, Louise Bourgeois, reconnue sur la scène internationale et encore active à l'âge de 95 ans, compte parmi les plus grands artistes du XXème et du début du XXIème siècle. Son oeuvre échappe à toute classification esthétique et se révèle entièrement autobiographique. Connue pour ses sculptures monumentales, telles ses immenses araignées en bronze, elle a pour thèmes de prédilection les rapports familiaux, la sexualité et le corps. Cet ouvrage, comprend un long essai rétrospectif mis à jour pour la présente réédition, de nombreux entretiens avec l'auteur et une biographie illustrée.
Résumé : Un nouveau-né, dans une étable ouverte à tous les vents, en pleine nuit, au coeur de l'hiver. Sa mère est bien couverte - même en Palestine, il fait froid à Noël - mais elle laisse son enfant nu sur la paille... Et nous avons pris l'habitude de trouver cela naturel. Un peintre, suivi de beaucoup d'autres, est à l'origine de cette image. Dans l'Evangile et sur les peintures d'églises d'avant 1360, l'enfant Jésus est représenté dans ses langes. Pourquoi, à l'aube de la Réforme, est-il soudain mis à nu ? Louise Bourgeois, elle-même née un 25 décembre, a accompagné à sa manière ce conte de Noël quelque peu iconoclaste.
Les gens ne comprennent pas. Ils pensent que j'exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide... qui n'existe plus". Qui est Romane Monnier ? D'elle, il ne reste qu'un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar.
De ces nuits et de ces vies, de ces femmes qui courent, de ces coeurs qui luttent, de ces instants qui sont si accablants qu'ils ne rentrent pas dans la mesure du temps, il a fallu faire quelque chose. Il y a l'impossibilité de la vérité entière à chaque page mais la quête désespérée d'une justesse au plus près de la vie, de la nuit, du coeur, du corps, de l'esprit. De ces trois femmes, il a fallu commencer par la première, celle qui vient d'avoir vingt-cinq ans quand elle court et qui est la seule à être encore en vie aujourd'hui. Cette femme, c'est moi". La nuit au coeur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l'énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l'amour.
Quatre adolescents, évadés de leur orphelinat prison, reprennent la lutte perdue par leurs parents quinze ans plus tôt. Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, semble désespéré. Et pourtant...Notes Biographiques : Jean-Claude Mourlevat est né en 1952 à Ambert en Auvergne, de parents agriculteurs. Il est le cinquième enfant de six (trois frères et deux soeurs). Il fait des études à Strasbourg, Toulouse, Bonn et Paris et exerce le métier de professeur d'allemand en collège pendant cinq ans avant de devenir comédien de théâtre. Il est notamment l'auteur et l'interprète du clown muet nommé «Guedoulde», spectacle joué plus de mille fois en France et un peu partout dans le monde. Il met en scène de nombreuses pièces de Brecht, Cocteau, Shakespeare¿ Depuis 1997, il publie des ouvrages pour la jeunesse. Il écrit tout d'abord des contes, puis un premier roman, "La Balafre". Depuis, les livres se sont succédé avec bonheur, plébiscités par les lecteurs, la critique et les prix littéraires. Jean-Claude Mourlevat réside près de Saint-Étienne, avec sa femme et leurs deux enfants.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.