Handicap psychique handicap somatopshychique. Variations pluridisciplinaires en cliniqque et en rech
Boucherat-Hue Valérie
L'HARMATTAN
31,50 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782296962491
A l'usage, sept ans après sa consécration par la loi du 11 février 2005, la notion de handicap psychique facilite-t-elle en pratique une meilleure prise en compte et prise en charge du fonctionnement psychique singulier des sujets en situation de handicap ? Aide-t-elle à un repérage plus précis des différentes figures à la fois subtiles et complexes du handicap, dans ses dimensions psychologiques variées comme dans leurs articulations ? Comment circonscrire, définir et illustrer en cliniques psychologiques et médicales les différences que la loi mentionne sans les préciser entre "handicap psychique", "handicap mental" et "handicap cognitif" ? Aurions-nous intérêt à dégager de la notion de handicap psychique celle de handicap "somatopsychique" pour réserver la première aux conséquences sociales et comportementales des atteintes psychiques et la seconde à celles des atteintes somatiques ? Dans le même ordre d'idée, existe-t-il un champ de handicap "neuropsychique", voire de handicap "métacognitif", qui se différencierait à la fois du handicap "cognitif" et du handicap "mental" ? Dans cet ouvrage, il s'agit de faire travailler collectivement le concept de handicap psychique et ses variations en le mettant à l'épreuve des pratiques courantes directement ou indirectement opératoires dans les champs de la santé.
Nombre de pages
330
Date de parution
07/06/2012
Poids
505g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296962491
Titre
Handicap psychique handicap somatopshychique. Variations pluridisciplinaires en cliniqque et en rech
Auteur
Boucherat-Hue Valérie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
505
Date de parution
20120607
Nombre de pages
330,00 €
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Boucherat-Hue Valérie ; Leguay Denis ; Pachoud Ber
Dans un contexte marqué en France par le clivage entre le sanitaire et le médico-social, la loi "Handicap" du 11 février 2005 a introduit dans les faits le handicap psychique, déjà porté depuis longtemps par les associations familiales et par certains acteurs de la psychiatrie. En encourageant la prise en compte de la vie quotidienne des personnes souffrant de troubles psychiques sévères, cette reconnaissance symbolique a trouvé un écho certain dans les pratiques médico-sociales et a renouvelé la recherche en sciences sociales du handicap et de la santé. Mais dix ans après, qu'en est-il des pratiques professionnelles dans un champ qui bouscule les cloisonnements traditionnels entre les univers du handicap et celui de la maladie mentale ? L'abord du handicap psychique implique des remaniements en profondeur des pratiques de santé, dont l'enjeu est le dépassement du modèle médical de la maladie au profit d'un véritable changement de la culture des soins et de l'accompagnement : construire un devenir favorable avec la perspective du rétablissement, penser les patients comme des citoyens aux prises avec des institutions, développer des méthodes d'évaluation intégrant le point de vue des sujets, élaborer des outils d'analyse économique prenant en compte les valeurs des individus ou des collectifs de proches. Ce travail collectif met en évidence cette dynamique qui, adossée à une éthique humaniste, pousse acteurs de terrain et chercheurs à sortir de leurs cultures respectives pour se rejoindre autour d'un véritable projet social et politique.
A la fin du Moyen Age, la Champagne méridionale et Troyes, sa capitale, ont été le théâtre d'un art local de très grande qualité, riche d'une identité culturelle parfaitement épanouie. Véronique Boucherat s'est intéressée à l'usage que les artistes champenois ont pu faire des modèles étrangers - question essentielle pourtant jusqu'alors ignorée. Grâce à une enquête systématique sur le terrain et à la connaissance pointue des productions artistiques européennes ayant pu receler les modèles en question, elle est parvenue à révéler les deux phénomènes artistiques qui fondent l'originalité du milieu considéré : une exploitation intensive des modèles étrangers et un travail de " naturalisation " de ces sources, dans un langage spécifiquement champenois, habilement analysé par l'auteur. Ce livre est une démonstration convaincante de l'apport de l'analyse visuelle à la connaissance des questions fondamentales en l'histoire de l'art qu'est la compréhension du goût des commanditaires et de la réponse apportée par leurs artistes. Le fonctionnement et les relations des ateliers, les fonds iconographiques à partir desquels s'élaborèrent les réflexions et les choix des artistes, tous ces aspects de la création médiévale apparaissent ici plus tangibles et donc encore plus passionnants. A travers cette étude de l'art champenois et de ses modèles étrangers sont aussi révélés les mystères de la gestation d'une identité culturelle. L'ouvrage de Véronique Boucherat est tiré de sa thèse de doctorat soutenue en 2001 à l'université de Paris IV-Sorbonne.
Face à la multitude des approches et des disciplines ayant pour but d'interpréter l'art, le seul dénominateur commun semble être la notion "d'énigme", née de toute création artistique.En histoire de l'art, l'énigme est le principal stimulateur de l'envie d'enquête, pour l'amateur comme pour le spécialiste. Ici, c'est au travers des périodes médiévale et contemporaine que le sujet s'illustre. L'ouvrage vaut pour donner à voir les actuelles grandes orientations de l'Histoire de l'art, d'abord par cette nature transpériode, mais aussi par sa pluri- et interdisciplinarité; l'histoire, l'anthropologie, l'histoire sociale ou des mentalités, etc., sont également conviées pour révéler ou expliciter des énigmes autour de sujets aussi divers que les peintures de Jan van Eyck, de Max Ernst ou d'Edward Hopper, la sculpture champenoise de la fin du Moyen Âge, la couleur dans les écrits sur l'art à la période contemporaine, les destins de deux femmes artistes, L'Enterrement du tableau-piège de Daniel Spoerri, les « petites mains » du corpus gravé de Hans Bellmer, etc. À cet égard, ce livre est un très bon outil pour faire saisir, à l'amateur comme à l'étudiant, la diversité des thèmes, des approches, des méthodes et des enjeux en Histoire de l'art. Il se distingue aussi par la diversité des degrés de professionnalisation de ses auteurs ? chercheurs, personnels scientifiques de musées, mais aussi jeunes doctorants à l'esprit et à la plume excellemment affûtés. La somme de ces « ouvertures » ? des ouvertures disciplinaires, chronologiques, mais aussi de statuts professionnels ?, permet au lecteur un appétit totalement renouvelé à l'approche de chacun des onze sujets d'un livre dont les plaisirs de lecture peuvent être aussi pluriels que l'identité.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...