Histoire de la divination dans l'Antiquité. Divination hellénique et divination italique
Bouché-Leclercq Auguste
MILLON
49,70 €
Epuisé
EAN :9782841371273
La divination - écrivait Jean-Pierre Vernant - est la chose du monde la mieux partagée". Commune à toutes les religions, moyen indispensable de communication entre le monde des hommes et l'univers des dieux, la divination, c'est l'art de percevoir les desseins des puissances surnaturelles, de scruter leur volonté, afin d'obtenir des enseignements précieux sur ce qui compose le destin humain. Portant sur le passé, le présent ou l'avenir, ce dialogue constant entre les hommes et ces puissances se déroule solidement rattaché aux usages, aux rites traditionnels, aux pratiques cultuelles, voire aux règles civiques. Or, l'étude moderne de cet art divinatoire commence véritablement avec l'?uvre monumentale d'A. Bouché-Leclercq, Histoire de la divination dans l'Antiquité (I-IV volumes, Paris, 1879-1882). Centré surtout sur la Grèce, mais sans négliger la "divination italique (étrusque-latine-romaine)", à laquelle est consacré le quatrième tome, cet ouvrage important constitue le traité le plus complet sur le sujet, une vraie encyclopédie qui demeure fondamentale par la foule des renseignements, la masse des documents, les innombrables détails significatifs que l'auteur a patiemment réunis, grâce à des recherches approfondies. Historien et "humaniste" qui "pense et qui fait penser", fin connaisseur des langues et littératures grecques et latines, A. Bouché-Leclercq a été salué comme un "esprit lucide, ennemi des demi-clartés", il a été loué pour "la vigueur de son argumentation et l'ampleur de son érudition". Dans cette ?uvre, qualifiée d'"essentielle" par la Real-Encyklopädie, la "divination hellénique" est minutieusement explorée, à travers une documentation littéraire riche et variée. Tous les aspects de l'art mantique grec sont longuement traités et expliqués, dans les trois premiers volumes: les différentes "méthodes divinatoires", les divers "sacerdoces individuels" et "collectifs", les multiples centres oraculaires des dieux et des héros, mais aussi les "oracles des morts", voire certains "oracles exotiques hellénisés" (égyptiens et syriens). Cependant, ce vaste ensemble n'est pas seulement une somme classique sur la divination dans l'Antiquité. Comme l'écrivait Bouché-Leclercq lui-même: "Je n'ai pas vu, dans ce livre, un exercice de pure érudition, mais aussi et surtout une occasion de méditer sur des problèmes dont le souci est l'honneur et le tourment de notre espèce".
Nombre de pages
1110
Date de parution
26/03/2003
Poids
1 550g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782841371273
Titre
Histoire de la divination dans l'Antiquité. Divination hellénique et divination italique
Auteur
Bouché-Leclercq Auguste
Editeur
MILLON
Largeur
160
Poids
1550
Date de parution
20030326
Nombre de pages
1 110,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans "La science des rêves dans l'antiquité", Auguste Bouché-Leclercq nous plonge dans un univers fascinant où mythes et réalités s'entremêlent pour éclairer l'art complexe de l'interprétation des rêves dans les civilisations anciennes. L'auteur explore les croyances et pratiques oniriques des cultures grecque, romaine et égyptienne, révélant comment ces sociétés considéraient les rêves comme des messages divins ou des présages. En s'appuyant sur des textes anciens, des inscriptions et des artefacts archéologiques, Bouché-Leclercq analyse les méthodes utilisées par les prêtres et les devins pour déchiffrer les rêves, mettant en lumière leur rôle crucial dans la prise de décisions politiques et personnelles. Ce livre offre une perspective unique sur l'importance des rêves dans l'élaboration des mythes et des légendes qui ont façonné l'imaginaire collectif de ces civilisations. En filigrane, l'auteur interroge également la place des rêves dans notre compréhension moderne du subconscient, proposant une réflexion sur la continuité des pratiques oniriques à travers les âges. Grâce à une approche rigoureuse et documentée, "La science des rêves dans l'antiquité" s'adresse autant aux passionnés d'histoire qu'aux amateurs de psychologie, invitant chacun à redécouvrir la richesse symbolique des rêves et leur impact durable sur la culture humaine. __________________________________________ BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR : Auguste Bouché-Leclercq (1842-1923) est un historien français renommé, spécialisé dans l'étude de la religion et de la magie dans l'Antiquité. Professeur à l'Université de Paris, il a consacré une grande partie de sa carrière à l'analyse des croyances et pratiques religieuses des civilisations anciennes, notamment grecques et romaines. Auteur prolifique, Bouché-Leclercq a écrit plusieurs ouvrages de référence, dont "L'Astrologie grecque" et "Histoire de la divination dans l'Antiquité", qui demeurent des contributions majeures à la compréhension des systèmes de pensée anciens. Son travail se distingue par une approche méthodique et une rigueur académique qui ont fait de lui une figure incontournable dans le domaine des études classiques. Bien que ses oeuvres soient principalement axées sur l'Antiquité, Bouché-Leclercq s'intéressait également aux influences de ces pratiques sur les sociétés modernes.
« Droysen fut le premier, au-delà d'une simple narration des soubresauts politiques et militaires, à mettre en lumière l'unité civilisationnelle de cette phase historique, à laquelle il donna l'appellation d'Hellenismus, que nous comprenons comme la civilisation hellénistique. [...] Il a été admis pendant très longtemps, comme une évidence, que ce livre a représenté une profonde révolution historiographique, dans cette mesure qu'il marque le début d'une histoire scientifique. » Pierre Briant Né en Grèce en 356 avant J.-C., Alexandre le Grand, roi de Macédoine, est l'un des personnages les plus célèbres de l'Antiquité. Élève d'Aristote, fin stratège, il conquiert un empire qui s'étend de l'Indus à l'Asie Mineure et insuffle une unité politique entre Orient et Occident jamais retrouvée depuis lors. De son expédition à Persépolis au retour à Babylone, Droysen retrace la puissante et fougueuse personnalité du conquérant, sa stratégie, ses combats, ses affaires politiques et économiques. Épopée antique et véritable synthèse historique, cette biographie d'Alexandre le Grand par Droysen, longtemps restée dans l'oubli, est devenue une référence.
Droysen Gustav ; Bouché-Leclercq Auguste ; Payen P
A la fin de l'année 1833, un jeune historien de vingt-cinq ans, Johann Gustav Droysen (1808-1884), fait paraître à Berlin une volumineuse Histoire d'Alexandre le Grand de Macédoine. Ce livre est conçu comme préliminaire à un vaste projet dont le terme est marqué par la chute de Constantinople, face aux Ottomans, en 1453. Seuls deux volumes sont publiés par la suite, en 1836 et 1843, consacrés aux " successeurs d'Alexandre ", les Diadoques et les Epigones, jusqu'à l'année 221 avant notre ère. Après des travaux sur l'histoire de la Prusse à l'époque moderne, Droysen entreprend, quarante ans plus tard, une nouvelle édition et réunit les trois volumes en une même Histoire de l'Hellénisme - Geschichte des Hellenismus (1877-1878), reposant sur le triptyque Histoire d'Alexandre le Grand, Histoire des Diadoques (323-277 avant notre ère), Histoire des Epigones (277-221 avant notre ère). La seconde édition est aussitôt traduite en français, sous la direction d'Auguste Bouché-Leclercq. Ce monument, avec ses hypothèses, ses audaces, son riche appareil documentaire, n'est pas seulement l'?uvre d'un des grands historiens allemands du XIXe siècle, qui érige la " Science de l'Antiquité " (Altertumswissenschaft) en référence pour l'histoire et les sciences humaines en construction. L'?uvre de Droysen est également indissociable des bouleversements que connaît l'Europe politique, celle des nations à la recherche de leur légitimité. Les interférences entre ces contextes expliquent l'intérêt qu'il y a, encore maintenant, à lire et à étudier Droysen. L'Histoire de l'Hellénisme offre une vision totalement renouvelée des siècles de l'histoire grecque et orientale compris entre la période " classique " et l'avènement du christianisme. Les deux présents volumes reproduisent pour la première fois l'édition intégrale de la traduction française de l'Histoire de l'Hellénisme, parue de 1883 à 1885, et " corrigée " par Droysen lui-même. Cette édition est augmentée d'une Préface, d'une Note sur la traduction française, et de deux dossiers bibliographiques, dus à Pascal Professeur d'histoire grecque à l'Université de Toulouse II-Le Mirail.
Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù A
L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c'ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c'ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.