Droysen Gustav ; Bouché-Leclercq Auguste ; Payen P
MILLON
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EAN :9782841371723
A la fin de l'année 1833, un jeune historien de vingt-cinq ans, Johann Gustav Droysen (1808-1884), fait paraître à Berlin une volumineuse Histoire d'Alexandre le Grand de Macédoine. Ce livre est conçu comme préliminaire à un vaste projet dont le terme est marqué par la chute de Constantinople, face aux Ottomans, en 1453. Seuls deux volumes sont publiés par la suite, en 1836 et 1843, consacrés aux " successeurs d'Alexandre ", les Diadoques et les Epigones, jusqu'à l'année 221 avant notre ère. Après des travaux sur l'histoire de la Prusse à l'époque moderne, Droysen entreprend, quarante ans plus tard, une nouvelle édition et réunit les trois volumes en une même Histoire de l'Hellénisme - Geschichte des Hellenismus (1877-1878), reposant sur le triptyque Histoire d'Alexandre le Grand, Histoire des Diadoques (323-277 avant notre ère), Histoire des Epigones (277-221 avant notre ère). La seconde édition est aussitôt traduite en français, sous la direction d'Auguste Bouché-Leclercq. Ce monument, avec ses hypothèses, ses audaces, son riche appareil documentaire, n'est pas seulement l'?uvre d'un des grands historiens allemands du XIXe siècle, qui érige la " Science de l'Antiquité " (Altertumswissenschaft) en référence pour l'histoire et les sciences humaines en construction. L'?uvre de Droysen est également indissociable des bouleversements que connaît l'Europe politique, celle des nations à la recherche de leur légitimité. Les interférences entre ces contextes expliquent l'intérêt qu'il y a, encore maintenant, à lire et à étudier Droysen. L'Histoire de l'Hellénisme offre une vision totalement renouvelée des siècles de l'histoire grecque et orientale compris entre la période " classique " et l'avènement du christianisme. Les deux présents volumes reproduisent pour la première fois l'édition intégrale de la traduction française de l'Histoire de l'Hellénisme, parue de 1883 à 1885, et " corrigée " par Droysen lui-même. Cette édition est augmentée d'une Préface, d'une Note sur la traduction française, et de deux dossiers bibliographiques, dus à Pascal Professeur d'histoire grecque à l'Université de Toulouse II-Le Mirail.
Nombre de pages
1769
Date de parution
01/02/2005
Poids
2 710g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782841371723
Titre
Histoire de l'hellénisme. 2 volumes
Auteur
Droysen Gustav ; Bouché-Leclercq Auguste ; Payen P
Editeur
MILLON
Largeur
160
Poids
2710
Date de parution
20050201
Nombre de pages
1 769,00 €
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Johann Gustav Droysen (1808-1884) a fait une brillante carrière universitaire; professeur à Berlin à vingt-sept ans, il fut ensuite nommé successivement à Kiel et à Iéna, avant de retourner à Berlin. Elu député au parlement de Francfort eu 1848, il participa activement à toutes les discussions politiques de son temps, comme en témoignent ses Contributions à l'histoire allemande ou son Histoire de la politique prussienne
Droysen fut le premier, au-delà d'une simple narration des soubresauts politiques et militaires, à mettre en lumière l'unité civilisationnelle de cette phase historique, à laquelle il donna l'appellation d'Hellenismus, que nous comprenons comme la civilisation hellénistique. [... ] Il a été admis pendant très longtemps, comme une évidence, que ce livre a représenté une profonde révolution historiographique, dans cette mesure qu'il marque le début d'une histoire scientifique". Pierre Briant Né en Grèce en 356 avant J. -C. , Alexandre le Grand, roi de Macédoine, est l'un des personnages les plus célèbres de l'Antiquité. Elève d'Aristote, fin stratège, il conquiert un empire qui s'étend de l'Indus à l'Asie Mineure et insuffle une unité politique entre Orient et Occident jamais retrouvée depuis lors. De son expédition à Persépolis au retour à Babylone, Droysen retrace la puissante et fougueuse personnalité du conquérant, sa stratégie, ses combats, ses affaires politiques et économiques. Epopée antique et véritable synthèse historique, cette biographie d'Alexandre le Grand par Droysen, longtemps restée dans l'oubli, est devenue une référence.
En reliant la liberté éthique (Kant) à l'effectivité historique (Hegel), Droysen serait-il le " chaînon manquant " qui permette de lire l'histoire comme un accomplissement de l'idée d'humanité ? Selon lui, l'histoire ne devient intelligible que si elle peut communiquer les traces de la liberté qui s'y est manifestée. Droysen s'inscrit ainsi dans cette lignée qui, après Kant, conduit de Humboldt à Dilthey, Max Weber et Habermas. Elève de August Boeckh et de Hegel, à la fois philologue classique et historien, Johann Gustav Droysen (1808-1884) est l'un des grands théoriciens de la science historique. Par rapport à l'école de Ranke pour qui " l'histoire c'est dire comment les choses se sont passées ", Droysen tient une position de franc-tireur, avec cette thèse provocatrice : " La science historique n'a pas pour mission d'établir des faits historiques. "
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.