Un empire, plusieurs langues. Aspects du plurilinguisme dans le monde romain
Bortolussi Bernard ; Wolff Etienne
AUSONIUS
19,00 €
Épuisé
EAN :9782356136312
Dans sa quête d'unité dont la langue latine a été le symbole et le vecteur, l'imperium Romanum a été confronté à une hétérogénéité linguistique importante et multiforme. Etudier cette tension entre unité et hétérogénéité impose le recours à la pluridisciplinarité, sinon à l'interdisciplinarité. Sont convoquées au moins la linguistique, sous différents aspects (linguistique historique, sociolinguistique), l'histoire et l'archéologie, souvent fortement liées à la géographie, l'étude des textes, aussi bien littéraires que ceux qui relèvent de l'épigraphie. Le présent ouvrage, fruit d'un colloque organisé à l'Université Paris Nanterre en 2023, présente des cas de figure aussi variés que complexes. Ceux-ci essaient d'être représentatifs des situations rencontrées dans différentes régions qui ont successivement connu la domination romaine : l'Italie elle-même avec les voisins étrusques et italiques ; la Gaule méridionale au croisement des Gaulois, Ibériques, Grecs et Romains ; la Gaule postérieure à la conquête avec son site emblématique d'Alésia ; l'Afrique du Nord où la conquête romaine se superpose aux conquêtes antérieures, laissant émerger les traces d'un substrat libyque - situation qui se retrouve en Orient pour les territoires passés successivement sous domination perse et grecque, mais aussi en Egypte. Les relations de domination ont une expression linguistique : si le latin est effectivement la langue qu'impose le dominant dans le périmètre de son découpage administratif (les provinces), on en trouve également des échos dans les usages internes des communautés intégrées dans l'espace romain : hybridations graphiques, plurilinguisme entraînant l'usage du code-switching, voire l'adoption de l'onomastique romaine. Le contact linguistique s'accompagne aussi de transferts culturels perceptibles dans différents autres domaines : littéraire certes, mais aussi juridique ou religieux. Malgré son idéal d'unité, le latin lui-même est multiforme, si bien que ses variations ont abouti à la genèse de langues multiples.
Nombre de pages
244
Date de parution
02/10/2025
Poids
470g
Largeur
172mm
Plus d'informations
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EAN
9782356136312
Auteur
Bortolussi Bernard ; Wolff Etienne
Editeur
AUSONIUS
Largeur
172
Date de parution
20251002
Nombre de pages
244,00 €
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Parmi les notions linguistiques transversales, la causativité occupe une place de choix : les langues mobilisent des moyens très variées relevant des différentes dimensions de la langue, du lexique, de la morphologie ou de la syntaxe. Le latin offre une palette particulièrement riche : il a hérité de formes verbales marquées morphologiquement comme causatives, comme le montre la comparaison avec les autres langues indo-européennes ; il a également développé plusieurs constructions causatives typiques avec des verbes signifiant «faire».
Entre voyage et hymne amoureux envers sa mère patrie Rome, le De Reditu suo de Rutilius Namatianus, conservé par delà les siècles, est une véritable mine de savoir et de poésie. Il s'agissait donc de s'intéresser à cet auteur, un personnage qui peut à bon droit fasciner. Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète se présente comme un regroupement de textes pointus rédigés par des spécialistes reconnus et avisés. A l'automne 417, un aristocrate et haut fonctionnaire gallo-romain dont on ne sait à peu près rien en dehors de ce qu'il dit lui-même, revient de Rome en Narbonnaise où il est un grand propriétaire foncier. Il a eu l'heureuse idée de raconter ce retour sous forme poétique. L'ouvrage, en deux livres, intitulé sans doute De reditu suo, Sur son retour, est partiellement conservé. La partie qui nous reste couvre le voyage de Rome à Luna (entre les villes d'Italie actuelle de Carrare et Sarzana). Outre ses qualités littéraires, qui n'avaient pas échappé à Huysmans, Rutilius fournit dans ses vers des éléments documentaires essentiels pour une période critique de l'Empire romain : les années qui ont suivi les invasions vandales et suèves de 406 en Gaule, et la prise de Rome de 410 par les Goths d'Alaric. Son éloge de Rome, ville idéalisée, ses tirades contre les moines et les juifs sont célèbres. Mais Rutilius laisse aussi des zones d'ombre qui soulèvent de nombreuses questions : il n'explique pas, par exemple, la raison de son retour en Gaule. Le présent volume aborde le De reditu suo et son auteur en parallèle et sous des angles divers – historiques, géographiques, culturels, littéraires – et constitue à ce titre une sorte de somme du savoir actuel sur Rutilius.
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Deuxième ville du Bordelais au temps de son âge d'or au XIIIe siècle, Saint-Emilion conserve de cette période un patrimoine exceptionnel, tant sur terre... que sous terre. A partir de ses origines mythiques liées à un ermite breton venu s'installer en ce lieu au milieu du VIIIe siècle, la petite cité se développe d'abord autour d'un monastère et prospère ensuite grâce à ses bourgeois. Ces derniers élisent une jurade qui veille de près à l'économie de la ville, déjà basée sur le commerce du vin ! Des faubourgs populeux et de multiples couvents se développent bien au-delà des murailles qui nous sont parvenues. La guerre de Cent ans met un coup d'arrêt brutal à cette dynamique... Saint-Emilion a fait l'objet durant près de 10 ans de recherches universitaires qui ont permis de mieux connaître son histoire et mieux comprendre son architecture. Ce livre, richement illustré, s'attache aujourd'hui à partager auprès du grand public les résultats de ces travaux".
A la fin de l'âge du Fer, le nord-ouest de la Gaule est subdivisé en plusieurs cités indépendantes. Entre Manche et Atlantique, huit d'entre elles ont fait l'objet d'une attention particulière dans le cadre de cette enquête archéologique, qui vise à comprendre leur organisation et le rôle joué par les différents sites d'habitats. Contrairement à ce qui a longtemps été admis par les chercheurs, cette synthèse, issue d'une thèse de doctorat, met en exergue la pleine intégration de ces régions occidentales dans les processus sociaux qui marquent la fin de l'âge du Fer en Europe celtique et qui conduisent au développement de l'urbanisme et à la formation des territoires entre le IIIe et le Ier siècles a. C. La démarche consiste en une analyse des formes et des fonctions des agglomérations, mais également en un examen des espaces à caractère religieux (sanctuaires), des sites fortifiés et des établissements aristocratiques. Ce dépouillement exhaustif permet aujourd'hui de raisonner sur les liens économiques, voire administratifs, existant entre ces divers types de sites, tout en réfléchissant à la structuration sociale des cités et à l'évolution de leurs organisations jusqu'au Haut-Empire romain.