Je me retourne et parcours la distance qui me sépare de cette enfant à la frange blonde. Je la vois qui écrit. Elle forme des lettres. Sa chaise est serrée contre la table ronde de la salle de classe, non loin de la fenêtre qui donne sur la cour de l'école entourée d'une haie et d'une grille et remplie d'enfants qui jouent. Elle est seule assise dans la salle commune, elle se rapproche encore de la table en tirant sa chaise. Les avant-bras posés. Le corps penché, le dos rond. Elle forme des lettres, lentement. Où commence l'écriture ? Dans quel endroit de l'enfance, dans quelle partie du corps (est-ce la main crispée sur le stylo ou le cou penché sur le cahier ? ) ou de l'espace (contre la table ? dans la lumière ? dans la pénombre ? ), dans quel lieu de l'imaginaire, dans quelles histoires, quels personnages ? Et de quoi se nourrit-elle ? de souvenirs, de mémoire, de rencontres, des autres, des oeuvres anciennes ou contemporaines, des livres ? L'écriture est d'abord un geste par lequel on tente de saisir le réel qui parfois se dérobe ou se brouille ? Ou bien tente-t-on de le fuir ? C'est un souffle qui emporte, un élan ? ou le retrait en soi le plus profond ? En une série de courts chapitres, Sally Bonn décrit des pratiques concrètes et les objets de l'écriture, visite des musées ou des pièces d'écrivains (Proust, Walser, Mallarmé) et regarde des images ou des graffs à la recherche de ce qu'elle pense être le secret de l'écrit. Et ainsi nous donne-t-elle à son tour la trace la plus fragile et la plus sensible qui soit : le livre.
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Date de parution
03/02/2022
Poids
213g
Largeur
126mm
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EAN
9782363082886
Titre
Ecrire, écrire, écrire
Auteur
Bonn Sally
Editeur
ARLEA
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126
Poids
213
Date de parution
20220203
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Résumé : Il y a une longue tradition des écrits d'artistes à travers les siècles, mais dès lors que le texte s'affirme comme un complément indispensable de l'oeuvre d'art, celle-ci change radicalement de statut. Elle ne se suffit plus à elle-même, sa compréhension globale par le spectateur implique de lire, avant ou en parallèle, le propos théorique qui l'accompagne. Un dispositif se met en place, qui a notamment pour effet de transformer le spectateur, et de faire éclater l'autorité des critiques et des institutions. Cette profonde mutation a lieu dans les années 1960, et se prolonge dans les décennies suivantes. Elle est ici exposée et analysée à travers trois figures majeures de l'art contemporain : Daniel Buren, Michelangelo Pistoletto et Robert Morris. Pour la première fois, le livre de Sally Bonn aborde avec empathie le statut nouveau d'un art qui intègre son explication et l'énoncé de son intention dans le dispositif même de sa livraison au public. Sally Bonn est docteur en esthétique. Elle enseigne la philosophie de l'art et l'esthétique à l'Ecole supérieure d'Art de Lorraine, à Metz, et est chargée de cours en philosophie de l'art à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.
L'?uvre de Barnett Newman aspire à la libération de l'art à travers la pensée du sublime comme une forme de résistance à l'esthétique (celle du goût). Si l'esthétique ou le discours sur l'art ne semblent plus aller de soi, le sublime selon Newman nous donne les moyens d'envisager un autre discours sur l'art, à partir de l'art : une véritable réflexion en acte, une pensée en déplacement. Cet essai parcourt, à travers les ?uvres picturales et théoriques de l'artiste, la distance - cette " distance convenable " qui définit l'esthétique pour Walter Benjamin - entre le discours sur l'art et l'art, et s'attache à la manière qu'a l'art d'interroger la philosophie et ce qu'il en fait.
N'y a-t-il pas. dans la perception esthétique de l'art un modèle de notre perception du monde? Le projet de cet essai est de démêler l'écheveau de la perception esthétique à travers l'analyse des dispositifs artistiques. de déterminer ce qui préside à notre relation perceptive du monde et quelles sont les conditions de possibilité de la vision et de la perception. Le parti pris est de s'appuyer sur l'étude d'oeuvres représentatives et de l'expérience qu'elles induisent dans le cadre de la perception. Les artistes en question dans cet ouvrage sont aussi des écrivains ou des théoriciens, bien qu'avant tout ils se définissent comme artistes dont le travail d'analyse et de théorisation est une piste pour penser et envisager un type de discours sur l'art qui se ferait à partir des oeuvres, des dispositifs et à partir de ce que les artistes en donnent à penser. Un discours qui serait une tentative constante de rester sur le fil tendu entre théorie et pratique. Ainsi se croisent dans ces lignes aussi bien Marguerite Duras que Caspar David Friedrich. Daniel Buren que Bill Viola, Barnett Newman qu'Ingmar Bergman ou Samuel Beckett, ou encore Ann Veronica Janssens, Sylvie Blocher et Jean-Luc Godard.
Résumé : Elles sont des centaines à Louxor. Des Occidentales qui se sont installées sur la rive ouest, après avoir tout quitté pour épouser un Egyptien qui les a séduites lors d'une croisière sur le Nil. Mais en Egypte, où la polygamie est autorisée, une autre épouse, égyptienne celle-là, fait toujours partie de l'histoire. Entre la narratrice et l'autre femme de Sayyed, un lien étrange et beau se noue. Dans ce roman à l'écriture parfaite, Claire Huynen nous entraîne dans l'exploration minutieuse du tourisme amoureux mais, surtout, restitue avec une grande justesse ce qui lie les femmes et, au-delà des détresses et des élans, dessine une géométrie humaine singulière.
Le livre qui est entré dans la vie de Primo Levi.Ce texte, dans sa brièveté voulue, est né de quelques lignes de Primo Levi révélant dans Si c'est un homme comment un livre l'avait accompagné durant les interminables heures où, dans le baraquement destiné aux malades du camp d'Auschwitz-Monowitz, le jeune homme de vingt-cinq ans qu'il était, atteint de scarlatine, ignorait si ses voisins de lit et lui-même allaient être exécutés.Fabrice Gaignault nous raconte l'histoire de ce livre, et au travers ce livre celle de tous les autres. Car le texte que vous allez lire ? et que vous n'oublierez pas ? possède aussi son secret.
Hervé Laroche s'attaque ici au cliché littéraire qui fleurit [cliché] aujourd'hui. Il lui règle son compte avec un tel brio qu'on n'ose plus, après la lecture de son livre, prendre la plume [cliché], ne serait-ce que pour une banale missive. L'auteur nous ouvre les portes [cliché] de cet univers " littéraire ". Hervé Laroche s'attaque ici au cliché littéraire qui fleurit [cliché] aujourd'hui. Il lui règle son compte avec un tel brio qu'on n'ose plus, après la lecture de son livre, prendre la plume [cliché], ne serait-ce que pour une banale missive. L'auteur nous ouvre les portes [cliché] de cet univers " littéraire ", où l'on savoure au lieu de manger, où l'on étanche sa soif au lieu de boire, où l'on marche sur des cendres encore tièdes, devant des décombres encore fumants, sur des chemins semés d'embûches ou des parcours jonchés d'obstacles...
Le traité sur l'amitié - De Amicitia - est un des derniers textes de Cicéron. "Je me demande, écrit-il, si, à part la sagesse, les dieux ont donné aux hommes quelque chose de meilleur." Comment choisir ses amis ? Comment les mériter ? Comment les garder ? Sur tous ces points, les réflexions de Cicéron nous guident encore aujourd'hui.