Les paupières coupées. Essai sur les dispositifs artistiques et la perception esthétique
Bonn Sally
LETTRE VOLEE
20,30 €
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EAN :9782873173470
N'y a-t-il pas. dans la perception esthétique de l'art un modèle de notre perception du monde? Le projet de cet essai est de démêler l'écheveau de la perception esthétique à travers l'analyse des dispositifs artistiques. de déterminer ce qui préside à notre relation perceptive du monde et quelles sont les conditions de possibilité de la vision et de la perception. Le parti pris est de s'appuyer sur l'étude d'oeuvres représentatives et de l'expérience qu'elles induisent dans le cadre de la perception. Les artistes en question dans cet ouvrage sont aussi des écrivains ou des théoriciens, bien qu'avant tout ils se définissent comme artistes dont le travail d'analyse et de théorisation est une piste pour penser et envisager un type de discours sur l'art qui se ferait à partir des oeuvres, des dispositifs et à partir de ce que les artistes en donnent à penser. Un discours qui serait une tentative constante de rester sur le fil tendu entre théorie et pratique. Ainsi se croisent dans ces lignes aussi bien Marguerite Duras que Caspar David Friedrich. Daniel Buren que Bill Viola, Barnett Newman qu'Ingmar Bergman ou Samuel Beckett, ou encore Ann Veronica Janssens, Sylvie Blocher et Jean-Luc Godard.
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Nombre de pages
226
Date de parution
03/07/2009
Poids
350g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782873173470
Titre
Les paupières coupées. Essai sur les dispositifs artistiques et la perception esthétique
ISBN
2873173475
Auteur
Bonn Sally
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
150
Poids
350
Date de parution
20090703
Nombre de pages
226,00 €
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Résumé : Il y a une longue tradition des écrits d'artistes à travers les siècles, mais dès lors que le texte s'affirme comme un complément indispensable de l'oeuvre d'art, celle-ci change radicalement de statut. Elle ne se suffit plus à elle-même, sa compréhension globale par le spectateur implique de lire, avant ou en parallèle, le propos théorique qui l'accompagne. Un dispositif se met en place, qui a notamment pour effet de transformer le spectateur, et de faire éclater l'autorité des critiques et des institutions. Cette profonde mutation a lieu dans les années 1960, et se prolonge dans les décennies suivantes. Elle est ici exposée et analysée à travers trois figures majeures de l'art contemporain : Daniel Buren, Michelangelo Pistoletto et Robert Morris. Pour la première fois, le livre de Sally Bonn aborde avec empathie le statut nouveau d'un art qui intègre son explication et l'énoncé de son intention dans le dispositif même de sa livraison au public. Sally Bonn est docteur en esthétique. Elle enseigne la philosophie de l'art et l'esthétique à l'Ecole supérieure d'Art de Lorraine, à Metz, et est chargée de cours en philosophie de l'art à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.
Je me retourne et parcours la distance qui me sépare de cette enfant à la frange blonde. Je la vois qui écrit. Elle forme des lettres. Sa chaise est serrée contre la table ronde de la salle de classe, non loin de la fenêtre qui donne sur la cour de l'école entourée d'une haie et d'une grille et remplie d'enfants qui jouent. Elle est seule assise dans la salle commune, elle se rapproche encore de la table en tirant sa chaise. Les avant-bras posés. Le corps penché, le dos rond. Elle forme des lettres, lentement. Où commence l'écriture ? Dans quel endroit de l'enfance, dans quelle partie du corps (est-ce la main crispée sur le stylo ou le cou penché sur le cahier ? ) ou de l'espace (contre la table ? dans la lumière ? dans la pénombre ? ), dans quel lieu de l'imaginaire, dans quelles histoires, quels personnages ? Et de quoi se nourrit-elle ? de souvenirs, de mémoire, de rencontres, des autres, des oeuvres anciennes ou contemporaines, des livres ? L'écriture est d'abord un geste par lequel on tente de saisir le réel qui parfois se dérobe ou se brouille ? Ou bien tente-t-on de le fuir ? C'est un souffle qui emporte, un élan ? ou le retrait en soi le plus profond ? En une série de courts chapitres, Sally Bonn décrit des pratiques concrètes et les objets de l'écriture, visite des musées ou des pièces d'écrivains (Proust, Walser, Mallarmé) et regarde des images ou des graffs à la recherche de ce qu'elle pense être le secret de l'écrit. Et ainsi nous donne-t-elle à son tour la trace la plus fragile et la plus sensible qui soit : le livre.
L'?uvre de Barnett Newman aspire à la libération de l'art à travers la pensée du sublime comme une forme de résistance à l'esthétique (celle du goût). Si l'esthétique ou le discours sur l'art ne semblent plus aller de soi, le sublime selon Newman nous donne les moyens d'envisager un autre discours sur l'art, à partir de l'art : une véritable réflexion en acte, une pensée en déplacement. Cet essai parcourt, à travers les ?uvres picturales et théoriques de l'artiste, la distance - cette " distance convenable " qui définit l'esthétique pour Walter Benjamin - entre le discours sur l'art et l'art, et s'attache à la manière qu'a l'art d'interroger la philosophie et ce qu'il en fait.
Ce livre de photographie consacré aux nus du photographe belge Michel Hanique réunit ses prises de vue qui suivent un protocole immuable, à savoir le choix du lieu et de la pose par ses modèles qui s'exposent librement et délibérément à son objectif pour révéler et offrir au regard quelque chose de leur désir, de leur plaisir - ce que le photographe exprime par ces mots qu'il voulait placer en exergue du livre : "Je ne te prendrai pas en photo... " .
Pinto Ribeiro António ; Palma Ana ; Carbonell Cana
Les artistes descendants des générations qui ont vécu les processus de décolonisation, comme de nombreux citoyens non-occidentaux vivant en Occident, soulignent la nécessité d'une réécriture des histoires croisées de l'Afrique et de l'Europe. Nombreux sont ces artistes qui interrogent les canons et les non-dits de cette mémoire, les objets hérités de vies et de territoires antérieurs, l'hégémonie de la modernité européenne et les récits des collections muséales qui évoquent les fantômes de l'entreprise coloniale. Du cinéma à la musique, des arts visuels au théâtre, de la danse à la photographie, ces artistes revisitent les archives familiales et redéfinissent la culture européenne héritée de la tradition gréco-romaine autant que celle de la Mitteleuropa. A travers leurs ouvres, Amalie Escriva, Margarida Cardoso, Teatro Griot, Francisco Vidal, Louise Narbo, Délio Jasse, Dino d'Santiago, Nuno Nunes-Ferreira, John K. Cobra, Katia Kameli, Aimé Mpane et Ana Mendes sont les protagonistes d'une vision transnationale des arts, jouant un rôle incontournable dans le cosmopolitisme européen du XXIe siècle.