
Là où il fait si clair en moi
Que faire lorsqu'on a connu la guerre et l'exil, un "premier départ / en pays étranger", puis d'autres guerres, d'autres départs ? Que dire à ces "vies précaires", ces "vies fauchées pour rien", ces "visages de femmes / enveloppés d'un voile de contraintes" ? Comment lutter contre barbares et fous de dieu ? Où trouver la force de sonder les abysses de la mémoire négrière ? Quelle prière offrir au corps de l'enfant mort, ce "visage de l'innocence" échoué sur la plage ? La réponse à ces questions tient en une phrase prononcée dès le premier des sept poèmes du recueil de Tanella Boni : "Tu n'as pas d'autres armes que les mots". Et l'auteure de nous rappeler que les mots aiment le dialogue, la tolérance et la paix ; et que la poésie possède la capacité, rare, de réenchanter la vie.
| Nombre de pages | 96 |
|---|---|
| Date de parution | 02/03/2017 |
| Poids | 113g |
| Largeur | 136mm |
| EAN | 9782362291494 |
|---|---|
| Titre | Là où il fait si clair en moi |
| Auteur | Boni Tanella |
| Editeur | BRUNO DOUCEY |
| Largeur | 136 |
| Poids | 113 |
| Date de parution | 20170302 |
| Nombre de pages | 96,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La Diversité du monde. Réflexions sur l'écriture et les questions de notre temps
Boni Tanella(...) faire tilt dans les yeux d'un jeune qui se demande pourquoi il appartient à ce continent, (...) retrouver des étincelles auxquelles rêver pour continuer à vivre. Aider à produire ces étincelles. Provoquer ces sourires en coin. (...) Voilà le sens d'une rencontre entre un écrivain et un public de jeunes, sur ce continent. Notre place est ici. Dans ces interstices. Dans ces marges brouillées où prennent palce la peur et l'angoisse quand il n'y a plus de repères et que les valeurs ne sont plus ce qu'elles étaient. (...)"Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER24,00 € -

Diogène N° 253, janvier-mars 2016 : Politiques de la dignité
Boni TanellaCe numéro de Diogène vise à contribuer à la prise de conscience des valeurs qui fondent le vivre-ensemble, la bonne gouvernance et le respect de l'équilibre entre tous les vivants. Socle de la vie en société, la dignité est une notion plurielle, que chacun peut définir et appréhender différemment. Néanmoins, elle est ce qui rassemble les êtres humains. La Déclaration universelle des droits de l'homme nous le rappelle. Or, aujourd'hui, pas seulement en Afrique mais dans le monde entier, la dignité est bafouée à travers de multiples formes d'oppression et d'exclusion. Embrassant divers axes de réflexion, ce numéro cherche à mettre en évidence les dimensions historique, philosophique, politique et sociale de la dignité pour mieux comprendre les enjeux que soulève ce concept essentiel à notre humanité.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER15,00 € -

Africultures N° 82 : Penser l'Afrique : des objets de pensée aux sujets pensants
Boni TanellaSur commande en 6-8 joursCOMMANDER24,00 € -

Habiter selon Tanella Boni
Boni TanellaOn n'y pense pas au verbe habiter. Pourtant, tout se passe comme s'il y avait sur la Terre plusieurs catégories d'humains : ceux qui habitent, qui sont " chez eux " parce qu'ils ont un toit et ceux qui, " sans toit " vivent de " passage ", " en transit " ou " sans domicile fixe ". Or habiter, ce n'est pas être figé quelque part. Ce n'est pas non plus passer son temps à buter contre des murs et des barbelés, sans trouver de chemin ouvert, sans voir un horizon. Il y a donc des images-chocs qui se rappellent à nous, qui nous interpellent. Images de migrations partout dans le monde, comme si des milliers d'humains ne savaient plus où aller, où habiter. Or migrer est-ce habiter ? C'est d'abord faire l'expérience d'un monde difficile à vivre, c'est affronter ses lois. Donc, au 21ème siècle, pour de nombreux humains qui traversent les mers, les vents et toutes sortes d'intempéries, rien n'est moins sûr que l'habiter. Et pourtant, les migrants habitent le monde, ils ont des histoires, des valeurs qui leur permettent de résister. On ne sait plus qui ils sont. Ils n'ont plus de pays, plus de provenance. Parfois, ils ont brûlé leurs pièces d'identité. Pourtant des bribes de cultures continuent de les habiter. Ainsi, Habiter n'est pas un verbe comme les autres. Il raconte qui nous sommes et où nous sommes. Il dit le sens du temps et de l'espace. Il exprime l'essentiel de notre rapport au monde : prendre possession, peupler, construire, bâtir, être relié, vivre, se nourrir, créer, utiliser des outils, laisser traces et empreintes, mourir. Habiter ou créer un chez soi quelque part : en pleine forêt, dans une région froide, dans un désert, faire monde avec la nature, ou un no man's land ou avec une mégapole du futur. De ce point de vue, les animaux et les plantes n'habitent pas la Terre, même s'ils ont d'ingénieux modes de vie. J'ose dire que l'habiter est une spécificité humaine. J'ose dire aussi que toute culture est une variété de l'habiter. Dans ce livre, chaque chapitre est construit comme un récit de voyage et la narratrice raconte de petites histoires de l'habiter : la découverte en Côte d'Ivoire, par une paysanne, de traces (pierres sculptées) d'une civilisation disparue ; la case d'une grand-mère et la vie qui l'entoure, comme mode de résistance à la colonisation ; villes et bidonvilles qui se côtoient mais ne se ressemblent pas. Le plastique envahissant qui transforme les modes de vie après les indépendances des pays africains. Et que signifie ces noms de quartiers et de bidonvilles (Dallas, Washington, Petit-Paris...) qui renvoient au rêve de l'ailleurs et particulièrement au rêve américain ? Tout comme fait, l'imaginaire et le rêve jouent un rôle important dans la manière d'habiter le monde...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER14,50 €
Du même éditeur
-

Les mains fertiles. 50 poètes en langue des signes, avec 1 DVD
Baumié Brigitte ; Thion Michel ; Lamothe Michel ;Ceux qui l'ont vécu vous le diront : voir un de ses propres poèmes traduit en langue des signes procure une émotion incomparable. C'est parce que j'ai vécu cette émotion que j'ai souhaité devenir l'éditeur de la première anthologie de poésie en langue des signes française. Ce livre et le DVD qui l'accompagne donnent à lire, à voir et à entendre cinquante poètes contemporains venus de tous les horizons. Une mosaïque vouée à la polyphonie des cultures et des voix. Les poètes de cette anthologie se trouvent reliés par une interprétation gestuelle devenue un acte poétique en soi. Les captations ? réalisées en studio ou lors de grands festivals de poésie, comme le festival Voix vives de méditerranée en méditerranée de Sète ou le festival de poésie de Saint-Martin d'Hères ? ne restituent pas seulement l'expressivité des textes. Elles étendent aussi le territoire du poème aux dimensions du corps, révélant une langue au-delà des mots. Cette émotion rare, je souhaite aujourd'hui la faire partager.EpuiséVOIR PRODUIT19,50 € -

Se donner le pays. Paroles jumelles
Gorodé DéwéPendant de longs mois, deux femmes de Nouvelle-Calédonie ont entretenu un dialogue par la poésie. Deux femmes de générations, de conditions et de couleurs de peau différentes, qui partagent la même terre et veulent parcourir ensemble les mêmes chemins de paix. Pour écrire ce livre, Déwé Gorodé et Imasango se sont rencontrées, tantôt chez l'une à Nouméa, tantôt chez l'autre à Ponérihouen, dont le nom en langue paicî désigne l'embouchure d'un fleuve. Les déchirures du pays, le deuil au seuil de la case, la lutte indépendantiste, les accords de Nouméa, la crainte de nouveaux conflits, la place des femmes, la sexualité "imposée ou non", l'éducation des enfants, la puissance tellurique de la Grande Terre, aucun sujet n'a été écarté, aucun tabou n'a fait taire leur "parole jumelle". C'est pour publier de tels livres que je suis devenu éditeur. Un appel à résister par la poésie.EpuiséVOIR PRODUIT16,00 € -

Les continents sont des radeaux perdus. Tome 2, Le poids d'un nuage
Le Men YvonUn an après la publication d'Une île en terre, Yvon Le Men nous offre le second volume de sa trilogie, Le poids d'un nuage. L'heure n'est plus à l'espace clos de l'enfance, aux parents, aux voisins, mais aux fenêtres que l'on ouvre, aux portes que l'on pousse, aux vastes horizons que le regard embrasse. L'oiseau ne chante plus sur son arbre généalogique, il vole désormais à la rencontre du monde. "On grandit, On s'ouvre au dehors", écrit le poète dans les premières lignes du livre. Et de raconter cette ouverture qui passe par les paysages : ceux qui dessinent le ciel et la mer de Bretagne, les rivières, les visages ; plus encore peut-être, ceux que les peintres ont imagés ou rêvés, que les écrivains ont nommés et animés. Et que l'éditeur que je suis a semés sur des pages blanches pour que des yeux avides de récoltes s'en emparent.EpuiséVOIR PRODUIT15,00 €

