Pendant de longs mois, deux femmes de Nouvelle-Calédonie ont entretenu un dialogue par la poésie. Deux femmes de générations, de conditions et de couleurs de peau différentes, qui partagent la même terre et veulent parcourir ensemble les mêmes chemins de paix. Pour écrire ce livre, Déwé Gorodé et Imasango se sont rencontrées, tantôt chez l'une à Nouméa, tantôt chez l'autre à Ponérihouen, dont le nom en langue paicî désigne l'embouchure d'un fleuve. Les déchirures du pays, le deuil au seuil de la case, la lutte indépendantiste, les accords de Nouméa, la crainte de nouveaux conflits, la place des femmes, la sexualité "imposée ou non", l'éducation des enfants, la puissance tellurique de la Grande Terre, aucun sujet n'a été écarté, aucun tabou n'a fait taire leur "parole jumelle". C'est pour publier de tels livres que je suis devenu éditeur. Un appel à résister par la poésie.
Nombre de pages
130
Date de parution
01/09/2016
Poids
194g
Largeur
154mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782362291302
Titre
Se donner le pays. Paroles jumelles
Auteur
Gorodé Déwé
Editeur
BRUNO DOUCEY
Largeur
154
Poids
194
Date de parution
20160901
Nombre de pages
130,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Vaste fresque évoquant la Nouvelle Calédonie. Il porte la version des Kanaks eux-mêmes, racontant leur histoire à travers le XXe siècle. Le récit s'appuie à la fois sur des regards qui pourraient paraître contradictoires: une vision traditionnelle de la société de la Coutume, une vision politique assumée indépendantiste et marxiste et une vision profondément féministe. Ce roman intègre à tout cela l'univers du conte kanak, avec sa morale, ses côtés magiques et sa poésie. Océanien, il cherche à unir toutes ces courants de vie et de pensée. La trame très originale du roman se décline à travers la vie de celle qui n'est d'abord qu'une petite fille, Tâdo, mais aussi à travers les vies des différentes parties de sa parentèle au sens le plus large et le plus précis. Ces vies sont interdépendantes par le fonctionnement de la tribu et de la pensée Kanak. Ces vies sont aussi incluses dans l'histoire du pays, dans ses drames et dans celle du monde contemporain et de ses grandes inquiétudes, comme celles qui touchent l'écologie.
Grabowski Beth ; Fick Bill ; Wicky Jérôme ; Gérode
La gravure contemporaine recouvre des pratiques très variées. Certains artistes se spécialisent dans une technique particulière, qui leur semble être le moyen d'expression le plus apte à exprimer leur sensibilité. D'autres laissent chaque projet dicter le processus à adopter. Le choix de la méthode peut dépendre de l'image recherchée ou d'un désir de spontanéité. D'autres, enfin sont motivés par le processus lui-même... Ce Manuel complet de gravure aborde toutes les techniques de gravure et d'impression artistique employées aujourd'hui. Les procédés traditionnels constituent le c'ur de l'apprentissage: la gravure en relief ou taille d'épargne (gravure sur bois et linogravure), la gravure en creux (taille-douce dont pointe sèche et eau-forte) et l'impression à plat (lithographie et monotype). Les nouveaux procédés numériques et la sérigraphie sont mis en avant tant les progrès technologiques ont un impact sur la discipline (emploi de la photographie notamment). La collagraphie et les techniques mixtes ouvrent encore d'autres horizons. Des illustrations (photos et croquis) montrant étape par étape les procédés, des informations pratiques sur l'agencement de l'atelier et le matériel, ainsi que des descriptifs précis de la marche à suivre pour éviter tout accident font de cet ouvrage une "boîte à outils" pour tous ceux qui veulent s'engager dans une approche personnelle de la gravure. Ces considérations techniques sont évoquées dans le cadre de questions artistiques générales que peuvent se poser les auteurs de gravures contemporains. Bill Fick et Beth Grabowski ont sélectionné des ?uvres d'artistes représentatives de la diversité des approches esthétiques (de l'abstrait au figuratif, des spécificités de la bande dessinée aux évanescences impressionnistes), artistes travaillant seul ou en collaboration avec des maîtres imprimeurs.
Ceux qui l'ont vécu vous le diront : voir un de ses propres poèmes traduit en langue des signes procure une émotion incomparable. C'est parce que j'ai vécu cette émotion que j'ai souhaité devenir l'éditeur de la première anthologie de poésie en langue des signes française. Ce livre et le DVD qui l'accompagne donnent à lire, à voir et à entendre cinquante poètes contemporains venus de tous les horizons. Une mosaïque vouée à la polyphonie des cultures et des voix. Les poètes de cette anthologie se trouvent reliés par une interprétation gestuelle devenue un acte poétique en soi. Les captations ? réalisées en studio ou lors de grands festivals de poésie, comme le festival Voix vives de méditerranée en méditerranée de Sète ou le festival de poésie de Saint-Martin d'Hères ? ne restituent pas seulement l'expressivité des textes. Elles étendent aussi le territoire du poème aux dimensions du corps, révélant une langue au-delà des mots. Cette émotion rare, je souhaite aujourd'hui la faire partager.
Un an après la publication d'Une île en terre, Yvon Le Men nous offre le second volume de sa trilogie, Le poids d'un nuage. L'heure n'est plus à l'espace clos de l'enfance, aux parents, aux voisins, mais aux fenêtres que l'on ouvre, aux portes que l'on pousse, aux vastes horizons que le regard embrasse. L'oiseau ne chante plus sur son arbre généalogique, il vole désormais à la rencontre du monde. "On grandit, On s'ouvre au dehors", écrit le poète dans les premières lignes du livre. Et de raconter cette ouverture qui passe par les paysages : ceux qui dessinent le ciel et la mer de Bretagne, les rivières, les visages ; plus encore peut-être, ceux que les peintres ont imagés ou rêvés, que les écrivains ont nommés et animés. Et que l'éditeur que je suis a semés sur des pages blanches pour que des yeux avides de récoltes s'en emparent.
Prononcez le mot Frontières et vous aurez aussitôt deux types de représentations à l'esprit. La première renvoie à l'image des postes de douane, des bornes, des murs, des barbelés, des lignes de séparation entre États que l'on traverse parfois au risque de sa vie. L'autre nous entraîne dans la géographie symbolique de l'existence humaine : frontières entre les vivants et les morts, entre réel et imaginaire, entre soi et l'autre, sans oublier ces seuils que l'on franchit jusqu'à son dernier souffle. La poésie n'est pas étrangère à tout cela. Qu'elle naisse des conflits frontaliers, en Ukraine ou ailleurs, ou explore les confins de l'âme humaine, elle sait tenir ensemble ce qui divise. Géopolitique et géopoétique se mêlent dans cette anthologie où cent douze poètes, hommes et femmes en équilibre sur la ligne de partage des nombres, franchissent les frontières leurs papiers à la main.