Depuis le Nouveau Roman, les récits publiés aux Editions de Minuit sont décrits comme des productions homogènes au style exigeant : Minuit serait une maison de haute littérature. Cet essai propose une archéologie de l'idée d'un style Minuit, telle qu'elle a été initiée par l'éditeur historique, Jérôme Lindon, et reconduite par la critique littéraire comme un stéréotype structurant le champ littéraire et la création. Cependant, mise à l'épreuve d'une lecture stylistique de Beckett et Monique Wittig notamment, la mythologie d'un style Minuit doit être remise en question ; des entretiens avec E. Chevillard, E. Laurrent et L. Mauvignier confirment les singularités de chaque pratique d'écriture. Cet essai, qui emprunte ses outils d'analyse à l'ensemble des sciences humaines, veut contribuer à la démythification, voire à la démystification du style Minuit, aujourd'hui encore appréhendé comme le comble de la qualité littéraire française.
Nombre de pages
213
Date de parution
17/05/2019
Poids
60g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782889600014
Titre
Mythologies d'un style. Les Editions de Minuit
Auteur
Bonazzi Mathilde
Editeur
LA BACONNIERE
Largeur
110
Poids
60
Date de parution
20190517
Nombre de pages
213,00 €
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Plébiscitée par le public et reconnue par la critique (de nombreux prix littéraires l'attestent), l'oeuvre de Maylis de Kerangal fait ici l'objet d'une étude globale inédite. Le volume interroge de multiples aspects de l'oeuvre, au-delà de l'approche stylistique, allant du politique au thématique mettant ainsi au jour la dimension sociologique et ethnologique de l'écriture de Maylis de Kerangal. Si les approches sont plurielles et ouvertes, et les contributions venues de différents horizons, l'ouvrage présente une forte cohérence : il dégage les aspects essentiels de l'écriture de l'auteure de Naissance d'un pont (2010) et Réparer les vivants (2013) ; il prend en compte l'évolution de son oeuvre dans le temps et articule subtilement les problématiques de langue aux thématiques de l'oeuvre. L'ouvrage propose de surcroît le regard même de l'auteure sur les analyses académiques de ses écrits.
Résumé : Nous vivons un temps troublé. Que faire pour sortir de l'impasse ? Peut-être un pas de côté, non pour fuir la réalité mais pour considérer nos problèmes sous des angles nouveaux, inattendus, échapper au flot des lieux communs en tâchant de mettre de l'ordre dans le désordre qui nous entoure. Tel est l'objectif que poursuivent ces courts essais. Sans prétendre apporter des réponses définitives, ils éclairent nos problèmes, les plus personnels ? qu'est-ce que le bonheur ? qu'est-ce qu'être soi-même ? ? comme les plus partagés de notre époque ? la mondialisation, les fake news. Tantôt parcourant des sentiers battus, tantôt frayant des voies nouvelles, ils font entendre des voix devenues souvent inaudibles dans le tintamarre de l'actualité, peut- être aussi contradictoires ? pourquoi pas ? En vertu de quoi devrions-nous toujours aller sans délai vers une conclusion ?
Quatrième de couverture La déshydratation est un des modes de conservation des aliments les plus anciens. Elle permettait, quelle que soit la saison, de consommer fruits, légumes, viandes et poissons après les avoir fait sécher au soleil. S'inspirant de ce procédé, les déhydrateurs actuels sèchent les aliments en quelques heures tout en préservant leur valeur nutritionnelle, et ce, pour un faible coût énergétique. Cette pratique ancestrale, remise au goût du jour, s'adresse à tous, que l'on vive à la campagne ou en ville : les jardiniers pourront ainsi profiter des fruits de leur travail toute l'année, tandis que les consommateurs avertis y verront un avantage économique : quand un fruit ou un légume est de saison, il est moins cher. Après une introduction qui répond aux questions essentielles que peut se poser le futur utilisateur d'un déshydrateur, le livre suit les saisons - condition essentielle pour optimiser le procédé - et propose pour chacune d'elle les fruits et légumes à déshydrater accompagnés de recettes simples et gourmandes.
Lorsqu'il émigre à New York en 1978, Sergueï Dovlatov cofonde un journal russophone, Le Nouvel Américain, dans l'idée de représenter "la troisième vague d'émigration soviétique", une génération plus lucide sur l'URSS et nourrie de culture américaine. La marche des solitaires recueille une grande partie de ses éditoriaux. Ces textes, sur fond de climat politique tendu entre l'URSS de Brejnev et les Etats-Unis de Reagan, nous plongent dans les débats qui agitent les cercles de l'immigration soviétique new-yorkaise, constituée de dissidents, d'intellectuels et d'artistes. Dovlatov et ses amis naviguent à vue dans ce nouveau pays, tentant de réaliser leurs rêves de succès sans (trop) compromettre leurs idéaux. Le recueil, inédit en français, rend compte de l'étonnant talent de Dovlatov pour explorer les complexités de l'existence humaine par le prisme du rire. "J'ai déjà écrit que nous avons de la peine à travailler. Le marché est exigu, le public inerte. Le saucisson se vend mieux que Nabokov."
Un groupe d'artistes, d'intellectuels et d'anarchistes se rassemble en 1900 en Suisse italienne, à la recherche d'un mode de vie "plus sain et plus naturel" . Au cours des premières décennies du XXe siècle, la colline où ils s'installent, rebaptisée Monte Verità, devient emblématique des nouvelles utopies ; en cherchant des alternatives aux conventions sociales, la colonie se tourne vers le végétarisme, la frugalité, le féminisme, et un nouveau rapport à la nature, au corps et à la nudité. De nombreux artistes y séjournent et elle devient, à partir de 1913, le berceau de la danse moderne en accueillant, entre autres, Isadora Duncan, Emile Jaques-Dalcroze et Rudolf Laban. Ida Hofmann, cofondatrice de cette colonie avec son compagnon Henri Oedenkoven, témoigne dans ce récit des conditions de sa création et de la tension permanente entre idéalisme et réalité qui a caractérisé cette expérience. Elle passe en revue les principaux acteurs et actrices qui l'ont animée sans cacher les conflits internes et les désillusions, offrant ainsi une vision complexe de leur recherche de vérité et de beauté. Dans une prose incisive, non dénuée d'ironie, Ida Hofmann invite le lecteur à considérer le Monte Verità comme une illustration des défis auxquels nous sommes confrontés dans notre quête d'authenticité et de sens. Ce témoignage précieux est inédit en français.
Adolf, qui préfère qu'on l'appelle Adi, grandit dans les années 1940 au nord de la France. Son père, employé agricole, traîne derrière lui de ferme en ferme une famille nombreuse et avare en affection. Sombre tableau. Alors, quand Adi est envoyé en Suisse alémanique pour travailler dans un hôtel, la séparation sonne comme une promesse pour le jeune homme avide de revanche sociale et tourmenté par une ambition douloureuse. Adi rêve d'autre chose, mais il a du mal à concilier les échappées que la vie lui offre avec ce qu'on lui a inculqué pour "être un homme" . Ce roman de la colère sonde les chemins tracés en quête du dépassement de ce qui nous construit. Par sa forme littéraire "caméra à l'épaule" , écrit à la deuxième personne et empruntant à l'argot et aux parlers régionaux, il nous encourage à une vision empathique du personnage.