Plébiscitée par le public et reconnue par la critique (de nombreux prix littéraires l'attestent), l'oeuvre de Maylis de Kerangal fait ici l'objet d'une étude globale inédite. Le volume interroge de multiples aspects de l'oeuvre, au-delà de l'approche stylistique, allant du politique au thématique mettant ainsi au jour la dimension sociologique et ethnologique de l'écriture de Maylis de Kerangal. Si les approches sont plurielles et ouvertes, et les contributions venues de différents horizons, l'ouvrage présente une forte cohérence : il dégage les aspects essentiels de l'écriture de l'auteure de Naissance d'un pont (2010) et Réparer les vivants (2013) ; il prend en compte l'évolution de son oeuvre dans le temps et articule subtilement les problématiques de langue aux thématiques de l'oeuvre. L'ouvrage propose de surcroît le regard même de l'auteure sur les analyses académiques de ses écrits.
Nombre de pages
228
Date de parution
17/02/2017
Poids
372g
Largeur
150mm
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EAN
9782364412095
Titre
La langue de Marylis de Kérangal. "Etirer l'espace, allonger le temps"
Depuis le Nouveau Roman, les récits publiés aux Editions de Minuit sont décrits comme des productions homogènes au style exigeant : Minuit serait une maison de haute littérature. Cet essai propose une archéologie de l'idée d'un style Minuit, telle qu'elle a été initiée par l'éditeur historique, Jérôme Lindon, et reconduite par la critique littéraire comme un stéréotype structurant le champ littéraire et la création. Cependant, mise à l'épreuve d'une lecture stylistique de Beckett et Monique Wittig notamment, la mythologie d'un style Minuit doit être remise en question ; des entretiens avec E. Chevillard, E. Laurrent et L. Mauvignier confirment les singularités de chaque pratique d'écriture. Cet essai, qui emprunte ses outils d'analyse à l'ensemble des sciences humaines, veut contribuer à la démythification, voire à la démystification du style Minuit, aujourd'hui encore appréhendé comme le comble de la qualité littéraire française.
Résumé : Nous vivons un temps troublé. Que faire pour sortir de l'impasse ? Peut-être un pas de côté, non pour fuir la réalité mais pour considérer nos problèmes sous des angles nouveaux, inattendus, échapper au flot des lieux communs en tâchant de mettre de l'ordre dans le désordre qui nous entoure. Tel est l'objectif que poursuivent ces courts essais. Sans prétendre apporter des réponses définitives, ils éclairent nos problèmes, les plus personnels ? qu'est-ce que le bonheur ? qu'est-ce qu'être soi-même ? ? comme les plus partagés de notre époque ? la mondialisation, les fake news. Tantôt parcourant des sentiers battus, tantôt frayant des voies nouvelles, ils font entendre des voix devenues souvent inaudibles dans le tintamarre de l'actualité, peut- être aussi contradictoires ? pourquoi pas ? En vertu de quoi devrions-nous toujours aller sans délai vers une conclusion ?
Quatrième de couverture La déshydratation est un des modes de conservation des aliments les plus anciens. Elle permettait, quelle que soit la saison, de consommer fruits, légumes, viandes et poissons après les avoir fait sécher au soleil. S'inspirant de ce procédé, les déhydrateurs actuels sèchent les aliments en quelques heures tout en préservant leur valeur nutritionnelle, et ce, pour un faible coût énergétique. Cette pratique ancestrale, remise au goût du jour, s'adresse à tous, que l'on vive à la campagne ou en ville : les jardiniers pourront ainsi profiter des fruits de leur travail toute l'année, tandis que les consommateurs avertis y verront un avantage économique : quand un fruit ou un légume est de saison, il est moins cher. Après une introduction qui répond aux questions essentielles que peut se poser le futur utilisateur d'un déshydrateur, le livre suit les saisons - condition essentielle pour optimiser le procédé - et propose pour chacune d'elle les fruits et légumes à déshydrater accompagnés de recettes simples et gourmandes.
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.