Vie, Symbole, Mouvement. Susanne K. Langer et la danse
Boissière Anne ; Duplay Mathieu
DE L INCIDENCE
19,00 €
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EAN :9782918193166
Susanne Langer (1895 New York - 1985 Old Lyme, Connecticut), par trop inconnue en France, a développé une philosophie de l'art qui s'organise à partir de la question du symbolique, et accorde une place majeure à la notion, entièrement remaniée, du sentiment (feeling). L'art relève d'une connaissance et il a en cela un caractère toujours abstrait : ce n'est pas le sentiment de l'artiste, en sa personne, qui est donné à connaître, pas plus celui du spectateur. C'est la forme, en général, du sentiment qui est présentifiée dans l'art, laquelle se repère à un dynamisme d'un type particulier. Le présent volume propose la traduction de deux textes choisis extraits de Problems of Art (1957), l'un portant sur la danse, l'autre ayant pour thème la forme vivante. Y convergent les modalités d'une approche du mouvement et de la vie, permettant ainsi de prendre la mesure du travail mené dans les précédents livres de Susanne Langer, et d'entrevoir aussi ses prolongements ultérieurs, vers une philosophie de l'esprit en laquelle se transformera et s'élargira la question du sentiment. Une série d'études critiques portant sur divers aspects, philosophiques, artistiques et historiques, de cette œuvre contribuent à situer, approfondir et questionner une pensée qui reste à bien des égards à découvrir.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
296
Date de parution
23/07/2012
Poids
295g
Largeur
116mm
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EAN
9782918193166
Titre
Vie, Symbole, Mouvement. Susanne K. Langer et la danse
Auteur
Boissière Anne ; Duplay Mathieu
Editeur
DE L INCIDENCE
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116
Poids
295
Date de parution
20120723
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296,00 €
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L'activité artistique, en certains cas, a un pouvoir exorbitant, celui de bouleverser le rapport à soi et au monde. Que le mouvement en soit le dépositaire, qu'il puisse uvrer d une manière invisible, et que sa force opératoire puisse rejaillir sur l'ensemble de la vie en ce qu'elle a de plus profond et d'inassignable, telle est la thèse qu'élabore cet essai. Mais c'est alors en un sens qui s'est démarqué de toute idée de déplacement; seule la musique peut en donner la clé. À partir d'une lecture des Formes du spatial d'Erwin Straus (1891-1975) en vis-à-vis des Espaces Rythmiques d Adolphe Appia (1862-1928), dessins réalisés pour Émile Jaques-Dalcroze dans les années 1910, la réflexion s'efforce de cerner la teneur de ce mouvement invisible qui, dans le rythme vécu, ouvre à travers l'écoute un espace irréductible à tout autre. C'est à la saisie d'un tel espace que la perspicacité du psychologue Erwin Straus, fort de son intérêt pour l'entreprise phénoménologique, nous convie avec son idée d'un « espace acoustique »; quant au metteur en scène Adolphe Appia, c'est dans sa quête d un art à venir, l'oeuvre d'art vivant, qu'il s'en approche au plus près.
Le livre explore le statut et les qualités du " pathique " d'après la définition d'Erwin Straus, en se tournant vers le jeu et l'art, dans l'objectif d'interroger l'étonnante spontanéité des ces formes vivantes d'expérience. L'analyse de cette dynamique formelle, ici conçue comme un mode de communication irréductible opérant à même la motricité, mettra en valeur le playing plutôt que le game, ainsi que la Gestaltung plutôt que la forme perçue dans sa dimension identitaire. La perspective s'enrichira des créations d'art brut, témoins privilégiés d'une logique de l'inintentionnel, permettant avant tout d'habiter le " monde ". A la croisée de la psychanalyse et de la phénoménologie, le livre dialoguera entre autres avec les pensées de Marion Milner, Donald W. Winnicott, Johan Huizinga et Henri Maldiney.
La question de la musique n'est pas celle d'une sphère séparée, prétendument celle de l'esthétique. Chez Theodor W. Adorno. elle relève d'une position globale, celle de la philosophie clans son rapport au XXe siècle. Le présent ouvrage part de l'exigence méthodologique d'une philosophie du concret. pleinement réalisée dans le livre qu'Adorno consacre à la musique de Gustav Mahler en 1960. C'est une pensée du temps, cristallisée dans les catégories du roman, (le la narration, du conte et, plus généralement. de l'épique qui y est déployée. tout en renvoyant à l'horizon entier que constituent les noms du premier Georg Lukacs, de Walter Benjamin, d'Hernst Bloch et de Bertolt Brecht. Toutes les lignes significatives de l'oeuvre d'Adorno y convergent, ses déterminations musicales incluses : Beethoven. Wagner. Stravinsky et Schoenberg. L'expérience constitue ainsi la dimension décisive d'une pensée (le part en part travaillée par le problème de la mémoire, soucieuse en cela du populaire, de sa disparition et de sa sauvegarde. La musique, dans son caractère de langage ou de geste, vient porter cette dialectique de la raison par laquelle Adorno voulait répondre à son époque.
Cet ouvrage rassemble onze textes d'auteurs d'origine disciplinaire variée (philosophie, géographie, psychanalyse, arts) qui ont en partage un champ factuel commun, l'art (et le plus souvent l'art contemporain), qu'ils abordent à travers un thème commun, la spatialité. L'accent est mis sur l'activité artistique comme processus, plutôt que sur l'oeuvre dans son caractère abouti. Ce questionnement trouve sa place dans le champ ouvert au vingtième siècle autour du corps engagé dans l'activité par la phénoménologie, la psychiatrie phénoménologique et la psychanalyse dite transitionnelle qui ont abordé l'expérience d'écriture/dessin et la danse à partir du geste et du jeu (playing). La question de l'espace y est centrale, mais directement liée à celle du temps de sa construction. C'est l'idée d'un espace se formant, se faisant à travers l'activité artistique et inversement celle d'une activité artistique se formant, se faisant avec l'espace comme dimension qui est ici sérieusement considérée - ceci impliquant une éventuelle reformulation de la spatialité de l'objet d'art. Plutôt que de parler d'un rapport entre espace et activité artistique, il serait en ce sens plus juste de parler de la dimension spatiale de l'activité artistique et de la dimension oeuvrée de l'espace.