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Mythologies et mythes individuels. A partir de l'art brut
Boissière Anne ; Boulanger Christophe ; Faupin Sav
PU SEPTENTRION
22,00 €
Épuisé
EAN :9782757407691
A partir des notions de "mythologie individuelle" et de" mythe individuel ", il s'agit d'interroger les caractéristiques prêtées à l'art brut, renouvelées par leur extension ou déplacement dans le champ de la création moderne et contemporaine, ainsi que leur rapport à l'histoire. Ce qu'on nomme " l'art brut ", en incluant ses extensions dans l'Outsider Art, mérite une considération nouvelle. On doit se garder de réifier ou d'essentialiser cette notion: l'art brut, en vérité, est une question. Le point de départ de la recherche se trouve dans l'intitulé " Mythologie individuelle ", désignation par Harald Szeemann d'une section de la Dokumenta 5 de Kassel en 1972, réunissant des oeuvres d'artistes contemporains dont Etienne-Martin ; dans leur immédiate proximité étaient exposées des oeuvres principalement issues du contexte asilaire. C'est ce sens initial qui s'est vu enrichi, déployé et déplacé d'une manière qui rencontre les champs de l'histoire et de la critique de l'art, de la psychanalyse, de l'anthropologie et de la philosophie. L'objectif général de la démarche est de questionner les déterminations profondes des oeuvres : l'histoire, la fable et l'intrigue, selon une orientation susceptible de dialectiser les rapports entre l'individuel et le collectif, entre la structure et l'activité dynamique, entre l'écrit/dessin et l'oral. C'est non seulement la catégorie d'art brut mais le concept d'art, inclus le statut des processus créatifs, qui sont mis à l'épreuve.
Nombre de pages
200
Date de parution
26/06/2014
Poids
348g
Largeur
200mm
Plus d'informations
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EAN
9782757407691
Titre
Mythologies et mythes individuels. A partir de l'art brut
Auteur
Boissière Anne ; Boulanger Christophe ; Faupin Sav
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
200
Poids
348
Date de parution
20140626
Nombre de pages
200,00 €
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L'activité artistique, en certains cas, a un pouvoir exorbitant, celui de bouleverser le rapport à soi et au monde. Que le mouvement en soit le dépositaire, qu'il puisse uvrer d une manière invisible, et que sa force opératoire puisse rejaillir sur l'ensemble de la vie en ce qu'elle a de plus profond et d'inassignable, telle est la thèse qu'élabore cet essai. Mais c'est alors en un sens qui s'est démarqué de toute idée de déplacement; seule la musique peut en donner la clé. À partir d'une lecture des Formes du spatial d'Erwin Straus (1891-1975) en vis-à-vis des Espaces Rythmiques d Adolphe Appia (1862-1928), dessins réalisés pour Émile Jaques-Dalcroze dans les années 1910, la réflexion s'efforce de cerner la teneur de ce mouvement invisible qui, dans le rythme vécu, ouvre à travers l'écoute un espace irréductible à tout autre. C'est à la saisie d'un tel espace que la perspicacité du psychologue Erwin Straus, fort de son intérêt pour l'entreprise phénoménologique, nous convie avec son idée d'un « espace acoustique »; quant au metteur en scène Adolphe Appia, c'est dans sa quête d un art à venir, l'oeuvre d'art vivant, qu'il s'en approche au plus près.
Le livre explore le statut et les qualités du " pathique " d'après la définition d'Erwin Straus, en se tournant vers le jeu et l'art, dans l'objectif d'interroger l'étonnante spontanéité des ces formes vivantes d'expérience. L'analyse de cette dynamique formelle, ici conçue comme un mode de communication irréductible opérant à même la motricité, mettra en valeur le playing plutôt que le game, ainsi que la Gestaltung plutôt que la forme perçue dans sa dimension identitaire. La perspective s'enrichira des créations d'art brut, témoins privilégiés d'une logique de l'inintentionnel, permettant avant tout d'habiter le " monde ". A la croisée de la psychanalyse et de la phénoménologie, le livre dialoguera entre autres avec les pensées de Marion Milner, Donald W. Winnicott, Johan Huizinga et Henri Maldiney.
La question de la musique n'est pas celle d'une sphère séparée, prétendument celle de l'esthétique. Chez Theodor W. Adorno. elle relève d'une position globale, celle de la philosophie clans son rapport au XXe siècle. Le présent ouvrage part de l'exigence méthodologique d'une philosophie du concret. pleinement réalisée dans le livre qu'Adorno consacre à la musique de Gustav Mahler en 1960. C'est une pensée du temps, cristallisée dans les catégories du roman, (le la narration, du conte et, plus généralement. de l'épique qui y est déployée. tout en renvoyant à l'horizon entier que constituent les noms du premier Georg Lukacs, de Walter Benjamin, d'Hernst Bloch et de Bertolt Brecht. Toutes les lignes significatives de l'oeuvre d'Adorno y convergent, ses déterminations musicales incluses : Beethoven. Wagner. Stravinsky et Schoenberg. L'expérience constitue ainsi la dimension décisive d'une pensée (le part en part travaillée par le problème de la mémoire, soucieuse en cela du populaire, de sa disparition et de sa sauvegarde. La musique, dans son caractère de langage ou de geste, vient porter cette dialectique de la raison par laquelle Adorno voulait répondre à son époque.
Cet ouvrage rassemble onze textes d'auteurs d'origine disciplinaire variée (philosophie, géographie, psychanalyse, arts) qui ont en partage un champ factuel commun, l'art (et le plus souvent l'art contemporain), qu'ils abordent à travers un thème commun, la spatialité. L'accent est mis sur l'activité artistique comme processus, plutôt que sur l'oeuvre dans son caractère abouti. Ce questionnement trouve sa place dans le champ ouvert au vingtième siècle autour du corps engagé dans l'activité par la phénoménologie, la psychiatrie phénoménologique et la psychanalyse dite transitionnelle qui ont abordé l'expérience d'écriture/dessin et la danse à partir du geste et du jeu (playing). La question de l'espace y est centrale, mais directement liée à celle du temps de sa construction. C'est l'idée d'un espace se formant, se faisant à travers l'activité artistique et inversement celle d'une activité artistique se formant, se faisant avec l'espace comme dimension qui est ici sérieusement considérée - ceci impliquant une éventuelle reformulation de la spatialité de l'objet d'art. Plutôt que de parler d'un rapport entre espace et activité artistique, il serait en ce sens plus juste de parler de la dimension spatiale de l'activité artistique et de la dimension oeuvrée de l'espace.
Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.