La théorie des collapsologues est à la fois fataliste et naturaliste. Fataliste, au sens où l'effondrement n'est pas évitable avec eux : ils jugeront vaine toute tentative actuelle de transformation globale (il est « inutile de se battre », disent-ils dans Une autre fin du monde est possible). Naturaliste, car ils empruntent les sciences naturelles bourgeoises pour naturaliser systématiquement le monde social moderne. Avec eux, fatalisme et naturalisme vont de pair : c'est parce que le social est naturalisé qu'il est inutile de lutter contre ses lois implacables. Il s'agira dans cet essai, de critiquer à la racine un tel discours. Nous reprendrons les trois ouvrages des collapsologues (Comment tout peut s'effondrer, Une autre fin du monde est possible, L'entraide, l'autre loi de la jungle), et nous proposerons un commentaire suivi. Il s'avérera que les collapsologues, au fond, ne veulent pas nous faire sortir du capitalisme, mais tentent bien plutôt d'accommoder la société capitaliste à l'effondrement.
Nombre de pages
114
Date de parution
02/01/2023
Poids
152g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140294754
Titre
Une critique anticapitaliste de la collapsologie
Auteur
Bohy-Bunel Benoît
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
152
Date de parution
20230102
Nombre de pages
114,00 €
Disponibilité
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En s'appuyant sur les thèses de Debord, Marx et Lukacs, l'auteur fait une lecture contemporaine du capitalisme actuel. Ce livre part d'observations sur la publicité, le cinéma, la littérature de masse ou les réseaux sociaux, etc.. Chaque analyse renvoie à une réflexion sur le travail, le salariat ou la valeur. Tout est lié par la marchandisation abusive de tout et de tous. Il ne peut plus y avoir ni compréhension du monde, ni lutte, ni projet social qui ne soient globalisés, à la mesure de la puissance capitaliste. L'auteur propose une réflexion sur les luttes possibles. Ce livre nous est indispensable contre la mystification, l'aliénation et la marchandisation généralisée.
On présente généralement Frédéric Lordon comme lauteur dune avancée théorique majeure pour refonder une gauche conséquente. Nous disposerions grâce à lui de moyens renouvelés dinterpréter le monde néolibéral et dune stratégie politique pour en finir avec laménagement social-démocrate du capitalisme. Tel nest pas lavis de Benoît Bohy-Bunel qui, loin de tenir son oeuvre pour la critique politique radicale quelle prétend être, la réfute ici sans appel, ny voyant rien de plus quun anticapitalisme tronqué qui convient aux idéologies de crise populistes. De quoi Lordon est-il le nom ? Un drapeau en berne d'une gauche décatie qui tente de réguler une fois de plus lEconomie et la politique de façon "plus humaine" . Se donnant pour ambition de donner un panorama complet et critique des principales thèses dun auteur à loeuvre prolifique, l'auteur en appelle par là même à un renouveau de la lutte contre le capitalisme sur de tout autres fondements théoriques.
Cet essai revient sur chaque paragraphe de l'ouvrage de Heidegger Etre et temps, pour en proposer une interprétation matérialiste. Il s'avère que la dualité être/étant pourrait renvoyer, sur le plan économique, à la dualité valeur/valeur d'usage. Mais il s'agit alors de la valorisation nationale allemande, en temps de crise : de ce fait, Heidegger proposerait un anticapitalisme tronqué, et fétichisé. Le thème de la " dictature du On ", selon cette perspective, apparaîtra comme un thème fondamentalement antisémite. Heidegger, dès 1927, serait déjà non seulement antisémite, mais aussi bourgeois.
À l'ère d'une crise majeure et multidimensionnelle des sociétés modernes, on ne peut plus refuser de nommer les choses qui nous écrasent. Le mot « capitalisme » souvent dénigré, et souvent mal compris, doit être urgemment analysé à nouveaux frais, afin de connaître et de combattre ce qui nous arrive. Benoît Bohy-Bunel propose avec pédagogie et méthode une reconstruction de la critique marxienne du capitalisme, et expose ses implications contemporaines pour le XXIe siècle. Cela implique aussi l'analyse d'une domination multidimensionnelle. Le sujet de la valeur, qui est un sujet masculin, occidental, blanc et valide, expulse hors de lui, à titre de «?non-culture?», tout ce qui n'est pas lui. Racisme, patriarcat, validisme et anthropocentrisme, induits par la forme-sujet excluante, sont indissociables du procès capitaliste. L'auteur tente de penser de façon catégorielle ces diverses manifestations du totalitarisme de la valeur.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...