
Contre Lordon. Anticapitalisme tronqué et spinozisme dans l'oeuvre de Frédéric Lordon
On présente généralement Frédéric Lordon comme lauteur dune avancée théorique majeure pour refonder une gauche conséquente. Nous disposerions grâce à lui de moyens renouvelés dinterpréter le monde néolibéral et dune stratégie politique pour en finir avec laménagement social-démocrate du capitalisme. Tel nest pas lavis de Benoît Bohy-Bunel qui, loin de tenir son oeuvre pour la critique politique radicale quelle prétend être, la réfute ici sans appel, ny voyant rien de plus quun anticapitalisme tronqué qui convient aux idéologies de crise populistes. De quoi Lordon est-il le nom ? Un drapeau en berne d'une gauche décatie qui tente de réguler une fois de plus lEconomie et la politique de façon "plus humaine" . Se donnant pour ambition de donner un panorama complet et critique des principales thèses dun auteur à loeuvre prolifique, l'auteur en appelle par là même à un renouveau de la lutte contre le capitalisme sur de tout autres fondements théoriques.
| Nombre de pages | 217 |
|---|---|
| Date de parution | 27/08/2021 |
| Poids | 210g |
| Largeur | 120mm |
| EAN | 9782490831142 |
|---|---|
| Titre | Contre Lordon. Anticapitalisme tronqué et spinozisme dans l'oeuvre de Frédéric Lordon |
| Auteur | Bohy-Bunel Benoît |
| Editeur | CRISE ET CRITIQ |
| Largeur | 120 |
| Poids | 210 |
| Date de parution | 20210827 |
| Nombre de pages | 217,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Symptômes contemporains du capitalisme spectaculaire. Actualités inactuelles
Bohy-Bunel BenoîtEn s'appuyant sur les thèses de Guy Debord (La société du spectacle), sur Karl Marx (fétichisme de la marchandise), sur Georg Lukács (théorie de la réification), fauteur fait une lecture contemporaine du capitalisme actuel, critique et originale. L'intérêt de ce livre est de toujours partir d'observations très concrètes, communes à nous tous (la publicité, le cinéma, la littérature de masse, la presse people, Facebook, etc.) et d'en analyser le contenu, les mobiles et les méthodes. Chacune de ses analyses renvoie à une réflexion générale sur le travail, le salariat, la valeur, le sexisme, le racisme... Il montre que tout est lié par la marchandisation abusive de tout et de tous, et qu'il ne peut plus y avoir, ni compréhension du monde, ni lutte, ni projet social quelconque qui ne soient pas globalisés, à la mesure de la puissance capitaliste. Pour autant, l'auteur ne se contente pas d'être "contre". Il propose une réflexion sur les modalités de luttes possibles, dont il souligne autant la nécessité que la difficulté. Ce livre nous est donc indispensable comme outil de démystification, de résistance à l'aliénation, de stratégie pour envisager une sortie finale de la marchandisation généralisée.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER23,00 € -

Une critique anticapitaliste de la collapsologie
Bohy-Bunel BenoîtLa théorie des collapsologues est à la fois fataliste et naturaliste. Fataliste, au sens où l'effondrement n'est pas évitable avec eux : ils jugeront vaine toute tentative actuelle de transformation globale (il est "inutile de se battre", disent-ils dans Une autre fin du monde est possible). Naturaliste, car ils empruntent les sciences naturelles bourgeoises pour naturaliser systématiquement le monde social moderne. Avec eux, fatalisme et naturalisme vont de pair : c'est parce que le social est naturalisé qu'il est inutile de lutter contre ses lois implacables. Il s'agira dans cet essai, de critiquer à la racine un tel discours. Nous reprendrons les trois ouvrages des collapsologues (Comment tout peut s'effondrer, Une autre fin du monde est possible, L'entraide, l'autre loi de la jungle), et nous proposerons un commentaire suivi. Il s'avérera que les collapsologues, au fond, ne veulent pas nous faire sortir du capitalisme, mais tentent bien plutôt d'accommoder la société capitaliste à l'effondrement.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER13,50 € -

Critique matérialiste d’Etre et temps de Martin Heidegger
Bohy-Bunel BenoîtCet essai revient sur chaque paragraphe de l'ouvrage de Heidegger Etre et temps, pour en proposer une interprétation matérialiste. Il s'avère que la dualité être/étant pourrait renvoyer, sur le plan économique, à la dualité valeur/valeur d'usage. Mais il s'agit alors de la valorisation nationale allemande, en temps de crise : de ce fait, Heidegger proposerait un anticapitalisme tronqué, et fétichisé. Le thème de la " dictature du On ", selon cette perspective, apparaîtra comme un thème fondamentalement antisémite. Heidegger, dès 1927, serait déjà non seulement antisémite, mais aussi bourgeois.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER27,00 € -

Approche matérialiste de la Critique de la raison pure
Bohy-Bunel Benoît ; Vullierme Jean-LouisCet ouvrage propose une analyse critique suivie de la grande oeuvre de Kant, la Critique de la raison pure. Il s'agit d'une approche matérialiste, qui n'est pas économiciste, mais qui définit la matière comme rapports sociaux concrets entre corporéités agissantes. La démarche idéologique kantienne s'inscrit dans une dépossession du travail manuel par le travail intellectuel. Dès lors, les facultés transcendantales de Kant perdent leur universalité et retrouvent leur perspective située : c'est le sujet masculin blanc et bourgeois qui s'arroge l'universalité, pour mieux assigner les individus minorisés qui sont considérés comme étant hors culture. La chose en soi est définissable : elle est la souffrance des individus réifiés, que Kant ne veut pas (ou ne peut pas) thématiser. La dialectique transcendantale prend alors une tout autre signification, ainsi que tout le projet critique kantien.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER31,50 €
Du même éditeur
-

Le péril antisémite. Antisémitisme structurel dans la modernité capitaliste
Postone Moishe ; Kurz Robert ; Homs Clément ; ClauComment expliquer qu'à peine trois quarts de siècle après la Shoah, la menace antisémite resurgisse avec une intensité renouvelée ? Les auteurs et autrices réunis dans cette première anthologie en langue française consacrée à la Théorie critique de l'antisémitisme examinent la dimension structurelle de l'antisémitisme moderne, en invitant à éclairer cette forme de haine à travers les logiques de socialisation propres à la société capitaliste. Composé de deux parties intitulées "Antisémitisme et capitalisme" et "Shoah et Théorie critique" , il conjugue l'analyse des idéologies, la critique marxienne de l'économie politique, la psychanalyse, ainsi que les sciences sociales et historiques, pour explorer les imbrications complexes de l'antisémitisme avec le sexisme, le racisme, le complotisme et l'antisionisme. L'ouvrage invite à interroger la genèse des configurations historiques de l'antisémitisme, tant avant qu'après la Shoah, jusqu'à ses manifestations postmodernes.EN STOCKCOMMANDER26,00 € -

L'Effondrement de la modernisation. De l'écroulement du socialisme de caserne à la crise de l'économ
Kurz Robert ; Jappe Anselm ; Vogele JohannesRésumé : Paru en 1991 et rapidement devenu un véritable best-seller en Allemagne, l'ouvrage vendu à plus de 25 000 exemplaires, constitue le premier ouvrage majeur de Robert Kurz et inaugure la théorie critique de la valeur. "Jamais il n'y eut de fin aussi totale". Avec cette phrase commence une analyse décapante de l'économie mondiale et de l'ensemble du processus de modernisation : une contre-histoire du capitalisme au XXe siècle. Et ce que personne n'aurait plus cru possible : le noyau théorique à partir duquel l'auteur développe son argumentation est la critique de l'économie politique d'un certain Karl Marx enterré pour la énième fois avec la chute du Mur de Berlin. Une fois les concepts de Marx débarrassés du ballast marxiste traditionnel, il est étonnant de voir quelle puissance analytique est encore contenue dans cette critique. Toutefois, Kurz ne l'applique pas seulement à ce qui s'est toujours réclamé du capitalisme, mais, avec la même détermination, aux régimes du "second monde", qui dépendaient de l'URSS ou relevaient du "tiers-monde". Examinant l'ensemble du processus de modernisation capitaliste dans ses différents modèles, l'auteur procède ici à une interprétation originale de la chute des pays socialistes, qui comprend le bout du chemin que ces économies avaient atteint dans le contexte d'une crise fondamentale du capitalisme qui allait, hier, toucher l'Est, comme aujourd'hui, l'ensemble du marché mondial.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER19,00 € -

Le mur énergétique du capital. Contribution au problème des critères de dépassement du capitalisme d
Aumercier SandrineLe capitalisme est le premier régime de l'histoire à acheminer le monde vers un gouffre énergétique qu'il perfectionne en intégrant la contrainte d'efficience énergétique à son axiome initial. La crise énergétique et ses retombées écologiques constituent partout le mur externe du métabolisme capitaliste. Pourtant, la thèse, jamais démentie par le marxisme traditionnel, de la réappropriation des moyens de production par les forces productives, reste largement partagée. Dans l'horizon d'un dépassement véritable de la forme de vie capitaliste, l'abolition du travail ne peut que signifier aussi la fin des technologies qui en ont indissociablement accompagné le développement, sous peine de réitérer une énième critique tronquée du capitalisme. Seule une exigence d'émancipation portée jusqu'à cette pointe pourrait à la fois cesser de consumer sans limites le monde matériel et offrir les bases sociales d'une autonomie retrouvée des techniques et des activités de production.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER13,00 € -

Le sexe du capitalisme. "Masculinité" et "féminité" comme piliers du patriarcat producteur de marcha
Scholz Roswitha ; Aumercier Sandrine ; Besson StépAvec son théorème de la "valeur-dissociation" , Roswitha Scholz propose une critique féministe du patriarcat capitaliste au-delà du progressisme politique, du marxisme traditionnel et de tous les développements postmodernes. Elle effectue une critique radicale de la modernité comprise comme patriarcat producteur de marchandises, ce qui la conduit à refuser de se laisser enfermer aussi bien dans la croyance en un progrès immanent de la modernité, que dans les "contradictions secondaires" , l'essentialisme naturalisant ou le différentialisme post-structuraliste. Les essais rassemblés dans ce volume mènent une discussion critique de divers courants et auteures féministes - de Judith Butler, Nancy Fraser et Maria Mies à Silvia Federici - afin d'analyser l'essence de la modernité comme totalité sociale brisée, où les deux pôles de la "valeur" et de la "dissociation" reproduisent le rapport patriarcal du masculin et du féminin jusque dans la barbarisation postmoderne et l'effondrement du patriarcat producteur de marchandises. Ce dernier, déjà entamé, n'aura aucune portée émancipatrice. Roswitha Scholz est, aux côtés de Robert Kurz et des membres de la revue Exit ! , l'une des principales théoriciennes en Allemagne du courant de la critique de la valeur-dissociation (Wert-Abspaltungskritik). Elle s'attache à théoriser le lien entre capitalisme et patriarcat moderne ainsi que les métamorphoses de ce patriarcat, et à dépasser les féminismes de l'égalité et de la différence, comme les féminismes intersectionnels, déconstructionnistes, matérialistes, écoféministes ou de la "lutte des classes" .Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER18,00 €
