Le regard de la méduse. Réification et sujet moderne dans le capitalisme
Bohy Bunel Benoît
CRISE ET CRITIQ
Nouveauté
18,00 €
Epuisé
EAN :9782490831203
À l'ère d'une crise majeure et multidimensionnelle des sociétés modernes, on ne peut plus refuser de nommer les choses qui nous écrasent. Le mot « capitalisme » souvent dénigré, et souvent mal compris, doit être urgemment analysé à nouveaux frais, afin de connaître et de combattre ce qui nous arrive. Benoît Bohy-Bunel propose avec pédagogie et méthode une reconstruction de la critique marxienne du capitalisme, et expose ses implications contemporaines pour le XXIe siècle. Cela implique aussi l'analyse d'une domination multidimensionnelle. Le sujet de la valeur, qui est un sujet masculin, occidental, blanc et valide, expulse hors de lui, à titre de «?non-culture?», tout ce qui n'est pas lui. Racisme, patriarcat, validisme et anthropocentrisme, induits par la forme-sujet excluante, sont indissociables du procès capitaliste. L'auteur tente de penser de façon catégorielle ces diverses manifestations du totalitarisme de la valeur.
Nombre de pages
250
Date de parution
07/07/2026
Poids
300g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782490831203
Titre
LE REGARD DE LA MEDUSE - REIFICATION ET SUJET MODERNE DANS LE CAPITALISME
Auteur
Bohy Bunel Benoît
Editeur
CRISE ET CRITIQ
Largeur
140
Poids
300
Date de parution
20260707
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
Epuisé
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En s'appuyant sur les thèses de Debord, Marx et Lukacs, l'auteur fait une lecture contemporaine du capitalisme actuel. Ce livre part d'observations sur la publicité, le cinéma, la littérature de masse ou les réseaux sociaux, etc.. Chaque analyse renvoie à une réflexion sur le travail, le salariat ou la valeur. Tout est lié par la marchandisation abusive de tout et de tous. Il ne peut plus y avoir ni compréhension du monde, ni lutte, ni projet social qui ne soient globalisés, à la mesure de la puissance capitaliste. L'auteur propose une réflexion sur les luttes possibles. Ce livre nous est indispensable contre la mystification, l'aliénation et la marchandisation généralisée.
La théorie des collapsologues est à la fois fataliste et naturaliste. Fataliste, au sens où l'effondrement n'est pas évitable avec eux : ils jugeront vaine toute tentative actuelle de transformation globale (il est « inutile de se battre », disent-ils dans Une autre fin du monde est possible). Naturaliste, car ils empruntent les sciences naturelles bourgeoises pour naturaliser systématiquement le monde social moderne. Avec eux, fatalisme et naturalisme vont de pair : c'est parce que le social est naturalisé qu'il est inutile de lutter contre ses lois implacables. Il s'agira dans cet essai, de critiquer à la racine un tel discours. Nous reprendrons les trois ouvrages des collapsologues (Comment tout peut s'effondrer, Une autre fin du monde est possible, L'entraide, l'autre loi de la jungle), et nous proposerons un commentaire suivi. Il s'avérera que les collapsologues, au fond, ne veulent pas nous faire sortir du capitalisme, mais tentent bien plutôt d'accommoder la société capitaliste à l'effondrement.
On présente généralement Frédéric Lordon comme lauteur dune avancée théorique majeure pour refonder une gauche conséquente. Nous disposerions grâce à lui de moyens renouvelés dinterpréter le monde néolibéral et dune stratégie politique pour en finir avec laménagement social-démocrate du capitalisme. Tel nest pas lavis de Benoît Bohy-Bunel qui, loin de tenir son oeuvre pour la critique politique radicale quelle prétend être, la réfute ici sans appel, ny voyant rien de plus quun anticapitalisme tronqué qui convient aux idéologies de crise populistes. De quoi Lordon est-il le nom ? Un drapeau en berne d'une gauche décatie qui tente de réguler une fois de plus lEconomie et la politique de façon "plus humaine" . Se donnant pour ambition de donner un panorama complet et critique des principales thèses dun auteur à loeuvre prolifique, l'auteur en appelle par là même à un renouveau de la lutte contre le capitalisme sur de tout autres fondements théoriques.
Kurz Robert ; Homs Clément ; Feldmann Daniel ; Bol
Depuis les massacres du 7-Octobre, perpétrés par la branche islamiste du mouvement palestinien, et l'effroyable punition collective infligée aux Gazaouis par le gouvernement israélien, nous assistons à une intensification dramatique d'un problème récurrent dans la question nationale Israël-Palestine : la saturation idéologique qui transforme ce conflit en un déversoir de projections émotionnelles de tous bords. Ces projections, aussi fantasmatiques que meurtrières, alimentées par les deux camps et leurs soutiens inconditionnels respectifs, ne se contentent plus de déborder les enjeux intrinsèques au conflit : elles entretiennent l'impasse nationale avec un zèle destructeur et attisent les idéologies de crise qui accompagnent le capitalisme à l'échelle mondiale, devenant l'un de leurs carburants privilégiés.
À l'heure où les débats sur le conflit israélo-palestinien, l'antisémitisme et les engagements antiracistes fragmentent les milieux progressistes, cet ouvrage propose une plongée sans concessions dans l'une des thématique les plus sensible du progressisme contemporain : le rapport de la gauche à l'antisionisme. À partir d'un ancrage antiraciste et anti-autoritaire, l'auteur interroge les impasses d'un militantisme piégé par ses propres slogans, en particulier lorsque la question juive se retrouve rabattue sur un seul signifiant : Israël. En articulant des éléments de théorie politique, de sociologie militante et de géopolitique critique, l'ouvrage explore les glissements qui peuvent mener d'un antisionisme politique à un antisémitisme masqué, parfois même assumé. Et de se demander : existe-t-il un antisionisme progressiste qui ne soit pas réactionnaire ? À quelles conditions le sionisme peut-il redevenir un objet de discussion politique, et non un mot tabou ou un épouvantail ...