L'accès à l'eau en Afrique. Vulnérabilités, exclusions, résiliences et nouvelles solidarités
Blanchon David ; Casciarri Barbara
PARIS OUEST
23,00 €
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EAN :9782840163367
En 2019, près de 60 % de la population de l'Afrique subsaharienne n'a pas un accès minimal à l'eau, soit près de 800 millions de personnes. Même dans les pays les plus riches, comme l'a montré la crise de l'eau dans la ville du Cap en 2018, la situation est précaire et marquée par de fortes inégalités. Naturalisation - le manque d'eau serait dû à la sécheresse - et fatalisme - la pénurie serait structurelle en Afrique - dominent les discours. Il y a plus de 25 ans, la conférence internationale sur l'eau et l'environnement de Dublin de 1992, avait proposé un a modèle a mondial de gestion de l'eau, fondé sur la gestion intégrée des ressources en eau, les partenariats public-privé et la marchandisation de la ressource en eau. Mais ces politiques ont prouvé leurs limites en Afrique lorsqu'elles ont été appliquées dans des territoires où les configurations hydro-sociales étaient très différentes de celles des pays du Nord où elles avaient été pensées. Les douze chapitres de ce livre, regroupés autour de trois thèmes (compétitions, conflits et coopérations autour de l'accès et des mages de l'eau ; échelles et modalités de la gestion de l'eau ; justices et injustices) montrent, au contraire, l'émergence de nouvelles conditions diversifiées d'accès à la ressource, qui reposent sur des formes de solidarités anciennes ou émergentes, et qui intègrent les configurations hydro-sociales locales. L'objectif de cet ouvrage est d'explorer, à partir de situations concrètes fondées sur des données empiriques récentes, ces formes nouvelles d'organisation, et de voir dans quelle mesure elles pourraient apporter des solutions alternatives aux nombreux problèmes actuels liées à l'accès inégal à l'eau en Afrique.
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Nombre de pages
262
Date de parution
06/02/2020
Poids
374g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782840163367
Titre
L'accès à l'eau en Afrique. Vulnérabilités, exclusions, résiliences et nouvelles solidarités
Auteur
Blanchon David ; Casciarri Barbara
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
155
Poids
374
Date de parution
20200206
Nombre de pages
262,00 €
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La ressource en eau est souvent comparée au pétrole dont la pénurie conduirait à une " crise de l'eau " imminente, permanente, locale et globale. De ce constat alarmiste aux guerres de l'eau prédites par certains, il n'y a qu'un pas. Pourtant, la place de l'eau dans les conflits est débattue. Si elle les aggrave, elle en est rarement la cause première, et peut même être un bon terrain de coopération lorsque l'on veut faire la paix. Cet ouvrage montre les 3 grands défis pour la gestion de l'eau au XXIe siècle : préserver l'écosystème, fournir à tous une eau potable et produire suffisamment d'eau pour l'agriculture. Au travers de cette analyse détaillée, David Blanchon montre que les conflits les plus graves liés à l'eau ne seront probablement pas les guerres de l'eau entre Etats, mais les concurrences, dans les pays du Sud, entre villes et campagnes, la dégradation de la qualité de l'eau, le tout aggravé par le réchauffement climatique.
Plus d'un milliard de personnes dans le monde n'ont toujours pas accès à un point d'eau protégé. Et pas un jour ne passe sans que l'on s'interroge sur les taux élevés de polluants dans les nappes phréatiques du Bassin parisien ou la violence des inondations au Pakistan. L'eau, ressource renouvelable mais menacée, est au coeur des débats actuels. David Blanchon, maître de conférences en géographie à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense, nous propose dans ce dossier une nouvelle réflexion sur le sujet. Bien sûr des éléments persistent à peser de tout leur poids sur l'avenir de l'eau. Mais de nouveaux raisonnements tendent à s'imposer. N'est-il pas nécessaire de renouveler le regard sur la ressource à travers le concept d'eau "virtuelle" ? Ne doit-on pas souligner le développement de certaines voies d'avenir en matière d'irrigation ou de dessalement ? Ne faut-il pas rappeler que les tensions autour de l'eau sont plus prégnantes à l'échelle locale qu'entre les Etats ?
Résumé : La ressource en eau est souvent comparée au pétrole dont la pénurie conduirait à une " crise de l'eau " imminente, permanente, locale et globale. De ce constat alarmiste aux guerres de l'eau prédites par certains, il n'y a qu'un pas. Pourtant, la place de l'eau dans les conflits est débattue. Si elle les aggrave, elle en est rarement la cause première, et peut même être un bon terrain de coopération lorsque l'on veut faire la paix. Plus qu'une " crise de l'eau " liée à une pénurie naturelle, la géopolitique de l'eau est gouvernée par des politiques de l'eau déficientes, et par la difficulté à garantir la sécurité hydrique, le tout aggravé par le réchauffement climatique. Mais des solutions pour une " nouvelle culture de l'eau " existent, encore faut-il réussir à les mettre en place. Au travers de cette analyse précise, David Blanchon détaille les trois grands défis pour la gestion de l'eau au XXIe siècle : préserver l'écosystème, fournir à tous une eau potable et procurer suffisamment d'eau pour l'agriculture. Car sa place centrale dans la satisfaction de besoins humains fondamentaux fait de l'eau, au même titre que le climat, un enjeu global.
La troisième édition de cet atlas, entièrement mis à jour, présente une synthèse des problématiques liées à l'eau illustrée de plus de 100 cartes et schémas. Une ressource vitale, abondante mais mal répartie, qui révèle des inégalités sociales et de genre. Un bien commun menacé par la surexploitation, par les pollutions agricoles, industrielles et urbaines. Préserver les ressources et leur qualité : un défi sanitaire et social, économique et environnemental, mais aussi et surtout un choix politique. Spécialiste en géographie humaine et environnementale, l'auteur expose les défis auxquels le monde est aujourd'hui confronté en matière de gestion de sa ressource la plus précieuse.
Cet ouvrage vise à rendre compte de la richesse et de la complexité des rapports que Susan Sontag, tout à la fois intellectuelle engagée, écrivaine et réalisatrice, entretenait avec le cinéma. Il existe en effet une dissymétrie frappante entre l'intérêt que Sontag a porté presque toute sa vie à ce médium et la manière dont s'est construite sa postérité intellectuelle. On connaît l'importance qu'occupe la photographie dans ses écrits, on peut savoir aussi que Sontag s'est particulièrement intéressée à la danse, au théâtre et à la littérature – qu'elle-même fut romancière. Mais la question cinématographique demeure marginale dans les études portant sur son oeuvre, alors même que le cinéma fut pour elle une passion de premier plan et qu'il joua un rôle essentiel dans sa formation intellectuelle. Plus encore, on oublie souvent qu'elle-même fut cinéaste, réalisant quatre longs-métrages au cours de sa vie. Rassemblant les contributions de spécialistes en études cinématographiques, d'artistes ou de critiques, cet ouvrage s'attache ainsi à analyser la manière dont les films de Sontag constituent un mode d'exploration et de prolongement de sa pensée, tout en reconsidérant réciproquement ses réflexions esthétiques et politiques depuis la question du cinéma, qui occupe une place diffuse mais constante dans ses écrits.
Le14 septembre 2011, dans l'émission de Laure Adler Hors champ sur France Culture, Jean-Luc Godard tenait les propos suivants : "Question : Expliquez-nous la différence entre du cinéma vrai et des films, faire des films. Réponse : Les films on peut les voir, le cinéma on ne peut pas le voir. On peut juste voir ce qu'on ne peut pas voir... de l'inconnu ou des choses comme cela... Question : C'est cela que vous tentez de faire ? approcher de l'invisible... Réponse : Ce qu'on fait naturellement, ce que font beaucoup d'écrivains à leur manière. Quand j'étais adolescent, l'un des premiers livres qui m'avaient touché, c'est un livre de Maurice Blanchot je ne connaissais rien à la philosophie et à toute cette école c'était un livre qui s'appelait Thomas l'Obscur voilà c'est Thomas l'Obscur". Le 28 janvier 1942, à la sortie de Thomas l'Obscur, Thierry Maulnier faisait le commentaire suivant dans sa chronique littéraire : "Le premier roman de M Maurice Blanchot constitue à n'en pas douter une des expériences les plus subtiles et les plus audacieuses qui aient été faites depuis longtemps pour faire dire aux mots plus ou autre chose que ce qu'ils ont coutume de dire dans leur emploi habituel". Deux témoignages différents mais la même intuition sur un auteur à part qui a marqué toute une génération d'écrivains. L'intention de cet ouvrage collectif sur les romans et récits de Maurice Blanchot est justement de creuser cet informulé dans le connu du mot, autrement dit la manière dont l'écriture de Blanchot pose la question de l'invention du langage à travers l'acte de nomination : comprendre le combat que livre Thomas avec, pour ou contre le mot.
Résumé : Quelle contemporanéité singulière chercher chez Rohmer, dont l'oeuvre théorique, télévisuelle et filmique dialogue ouvertement ou secrètement avec Chrétien de Troyes, Blaise Pascal et Honoré d'Urfé autant qu'avec Proust, Hitchcock, Antonioni, Godard et Ricardo Bofill ? A sa disparition en 2010, on a tout naturellement, en France et à l'étranger, salué en l'auteur de La Collectionneuse, de Ma nuit chez Maud, du Genou de Claire et de Pauline à la plage, le Marivaux ou le "moraliste du septième art", le "Master of tact", "le cinéaste littéraire par excellence". Réunissant, autour d'une commune attraction, des spécialistes de la littérature française et du cinéma, ce Rohmer en perspectives propose d'aborder le cinéaste à travers le prisme d'une contemporanéité complexe et contradictoire où l'héritage humaniste et la quête de beauté, de vérité et d'ordre s'ouvrent, non sans ambiguïté, aux intrusions, empêchements, déséquilibres et désordres du vivant. Entre le celluloïd, le polaroïd et le marbre, se dessine ici le portrait de Rohmer en contemporain inactuel qui, du Signe du lion aux Amours d'Astrée et de Céladon, n'a cessé d'exposer le classicisme français aux rayons de la modernité et de l'historicité cinématographiques.