Commynes et les Italiens. Lettres inédites du mémorialiste
Blanchard Joël
KLINCKSIECK
17,80 €
Epuisé
EAN :9782252028995
Une vision romantique (due notamment Sainte-Beuve) a cru pouvoir enfermer Commynes dans le champ clos du drame personnel. C'tait ignorer les influences multiples, parfois convergentes, parfois contradictoires, qui l'ont marqu. La publication de documents indits, comportant des lettres originales et autographes du mmorialiste et des tmoignages de ses contemporains, franais et italiens, apportera un dbut de rponse aux interrogations de l'historien sur celui qui nous apparat aujourd'hui comme le crateur de la nouvelle histoire . Elle permettra de mieux cerner les milieux qu'il a ctoys, de le situer dans la mouvance de ces hommes qui, proches ou voisins de la Renaissance italienne, ont propos de nouvelles rponses des interrogations nouvelles : apprentissage et enrichissement des pratiques diplomatiques, largissement du champ conomique et montaire, o se gagnent et se perdent dsormais les enjeux du pouvoir. Ces proccupations et ces obsessions se refltent dans les Mmoires, dans l'image d'un temps mesur, marqu au sceau des intuitions marchandes, calcul l'aune des gains et des pertes, fixant le rythme dans lequel s'crit l'histoire des hommes. Ainsi l'engagement littraire de Commynes reflte les relations complexes qui s'tablissent entre l'criture, le pouvoir et l'argent en cette fin du Moyen ge en crise.
Nombre de pages
96
Date de parution
03/05/2000
Poids
164g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782252028995
Titre
Commynes et les Italiens. Lettres inédites du mémorialiste
Auteur
Blanchard Joël
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
155
Poids
164
Date de parution
20000503
Nombre de pages
96,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Trop longtemps, Philippe de Commynes (1445-1511) a été cantonné dans une image réductrice: traître à Charles le Téméraire, il avait rejoint Louis XI, dont il était devenu un ministre éminent, sans cesser pour autant de porter en son c'ur le poids de ce "péché originel". A la lumière de documents nouveaux apparaissent des pans entiers d'un personnage infiniment plus complexe, aux champs d'activité bien plus vastes. Ancré dans le Moyen Age par son attachement à ses terres et à ses droits féodaux, Commynes est plus encore tourné vers un monde nouveau où il tisse ses réseaux, de sa Flandre natale jusqu'au c'ur de l'Italie en passant par les Balkans... Réseaux politiques, car Commynes est bien le maître diplomate de Louis XI, mais financiers aussi, grâce auxquels l'économie devient un visage du politique. A côté de l'homme d'Etat, c'est encore l'homme privé aux ambitions jamais démenties qui apparaît en pleine lumière, prêt aux rébellions féodales, procédurier inlassable, défenseur hargneux de ses intérêts personnels... Le tout est transcendé par l'écriture de ses Mémoires, un monument littéraire par la force et l'acuité du regard, la liberté du jugement, le poids de l'expérience. Créateur, sous l'autorité de Louis XI, d'une nouvelle approche diplomatique et politique et de sa théorisation, Commynes est, sans maître cette fois, créateur d'une nouvelle écriture de la mémoire et de l'histoire.
Il n'existe pas d'édition complète du roman de Tristan en prose. Cette absence qui s'explique par les dimensions imposantes de l'?uvre est sans doute responsable de l'oubli dans lequel elle est tombée, et peut-être aussi des jugements trop rapides dont elle a été l'objet. Ce roman avait pourtant connu un vif succès au Moyen Âge, si l'on en juge par le nombre très élevé de manuscrits qui nous sont parvenus. Les éditions modernes, encore partielles, donnent des épisodes traditionnels qui ne permettent pas de dégager la nature profonde de l'?uvre. En effet si la première partie du Tristan en prose reproduit la structure dramatique de la version commune sans la modifier profondément, le récit diverge ensuite radicalement des versions en vers et se transforme en un véritable roman de la Table Ronde. Cette section du roman, de loin la plus vaste, dans laquelle la destinée des amants de Cornouailles se mêle à l'histoire prestigieuse de la chevalerie errante, est sans doute la plus nouvelle et la plus originale. Le récit des deux captivités de Tristan y occupe une place essentielle. C'est cet épisode, encore inédit, que nous publions.
La France à l'aube de la Renaissance. Délimitée par le règne des premiers Valois, de 1328 à 1515, la fin du Moyen Âge est une période haute en couleur, forte en contrastes, marquée par la guerre de Cent Ans, les rivalités fratricides entre princes du sang, les rébellions communales contre l'impôt, les pandémies comme la peste noire, la lutte inexpiable entre Armagnacs et Bourguignons. Elle est aussi marquée par des débats érudits, des discussions théologiques, une abondante production d'?uvres littéraires, prophétiques, juridiques... Loin de l'image du déclin et du désenchantement popularisée par le romantisme, Joël Blanchard donne à voir une fin de Moyen Âge inspirée, savante, bouillonnante d'idées neuves et traversée d'une rare vitalité créative. Puisant dans ses connaissances du paysage culturel, politique et militaire du royaume de France en ce temps-là, l'auteur réhabilite avec pénétration et un incontestable brio presque deux siècles d'une histoire trop souvent négligée.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.