
Commynes et les Italiens. Lettres inédites du mémorialiste
Une vision romantique (due notamment Sainte-Beuve) a cru pouvoir enfermer Commynes dans le champ clos du drame personnel. C'tait ignorer les influences multiples, parfois convergentes, parfois contradictoires, qui l'ont marqu. La publication de documents indits, comportant des lettres originales et autographes du mmorialiste et des tmoignages de ses contemporains, franais et italiens, apportera un dbut de rponse aux interrogations de l'historien sur celui qui nous apparat aujourd'hui comme le crateur de la nouvelle histoire . Elle permettra de mieux cerner les milieux qu'il a ctoys, de le situer dans la mouvance de ces hommes qui, proches ou voisins de la Renaissance italienne, ont propos de nouvelles rponses des interrogations nouvelles : apprentissage et enrichissement des pratiques diplomatiques, largissement du champ conomique et montaire, o se gagnent et se perdent dsormais les enjeux du pouvoir. Ces proccupations et ces obsessions se refltent dans les Mmoires, dans l'image d'un temps mesur, marqu au sceau des intuitions marchandes, calcul l'aune des gains et des pertes, fixant le rythme dans lequel s'crit l'histoire des hommes. Ainsi l'engagement littraire de Commynes reflte les relations complexes qui s'tablissent entre l'criture, le pouvoir et l'argent en cette fin du Moyen ge en crise.
| Nombre de pages | 96 |
|---|---|
| Date de parution | 03/05/2000 |
| Poids | 164g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9782252028995 |
|---|---|
| Titre | Commynes et les Italiens. Lettres inédites du mémorialiste |
| Auteur | Blanchard Joël |
| Editeur | KLINCKSIECK |
| Largeur | 155 |
| Poids | 164 |
| Date de parution | 20000503 |
| Nombre de pages | 96,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La fin du Moyen Age
Blanchard JoëlDélimitée par le règne des premiers Valois, de 1328 à 1515, la fin du Moyen Age est une période haute en couleur, forte en contrastes, marquée par la guerre de Cent Ans, les rivalités fratricides entre princes du sang, les rébellions communales contre l'impôt, les pandémies comme la peste noire, la lutte inexpiable entre Armagnacs et Bourguignons. Elle est aussi marquée par des débats érudits, des discussions théologiques, une abondante production d'oeuvres littéraires, prophétiques, juridiques... Loin de l'image du déclin et du désenchantement popularisée par le romantisme, Joël Blanchard donne à voir une fin de Moyen Age inspirée, savante, bouillonnante d'idées neuves et traversée d'une rare vitalité créative. Puisant dans ses connaissances du paysage culturel, politique et militaire du royaume de France en ce temps-là, l'auteur réhabilite avec pénétration et un incontestable brio presque deux siècles d'une histoire trop souvent négligée.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,00 € -

Philippe de Commynes
Blanchard JoëlTrop longtemps, Philippe de Commynes (1445-1511) a été cantonné dans une image réductrice: traître à Charles le Téméraire, il avait rejoint Louis XI, dont il était devenu un ministre éminent, sans cesser pour autant de porter en son c?ur le poids de ce "péché originel". A la lumière de documents nouveaux apparaissent des pans entiers d'un personnage infiniment plus complexe, aux champs d'activité bien plus vastes. Ancré dans le Moyen Age par son attachement à ses terres et à ses droits féodaux, Commynes est plus encore tourné vers un monde nouveau où il tisse ses réseaux, de sa Flandre natale jusqu'au c?ur de l'Italie en passant par les Balkans... Réseaux politiques, car Commynes est bien le maître diplomate de Louis XI, mais financiers aussi, grâce auxquels l'économie devient un visage du politique. A côté de l'homme d'Etat, c'est encore l'homme privé aux ambitions jamais démenties qui apparaît en pleine lumière, prêt aux rébellions féodales, procédurier inlassable, défenseur hargneux de ses intérêts personnels... Le tout est transcendé par l'écriture de ses Mémoires, un monument littéraire par la force et l'acuité du regard, la liberté du jugement, le poids de l'expérience. Créateur, sous l'autorité de Louis XI, d'une nouvelle approche diplomatique et politique et de sa théorisation, Commynes est, sans maître cette fois, créateur d'une nouvelle écriture de la mémoire et de l'histoire.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER43,75 € -

LA PASTORALE EN FRANCE AUX XIVE ET XVE SIECLES. RECHERCHES SUR LES STRUCTURES DE L'IMAGINAIRE MEDIE
BLANCHARD JOELSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER35,00 € -

Le roman de Tristan en prose. Les deux captivités de Tristan
Blanchard JoëlSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER29,00 €
Du même éditeur
-

L'oubli du labeur. Arendt et les théories féministes du travail
Genel KatiaSoin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. A l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas "droit de cité" , mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.EN STOCKCOMMANDER29,00 € -

Le passage de Jan van Eyck. Le portrait des Arnolfini et quelques réflexions sur l'histoire de l'art
Lecoq Anne-MarieAcquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art. Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ? Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck.EN STOCKCOMMANDER25,90 € -

Birdsong
Vinclair Pierre ; Min Byung-Hun ; Domissy-Lee JeonCe livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.EN STOCKCOMMANDER21,00 € -

Chroniques de la vie rurale. Journal d'une naturaliste américaine
Fenimore Cooper Susan ; Audubon Jean-Jacques ; WilPrécédant Thoreau de quelques années, Chroniques de la vie rurale s'impose comme l'un des jalons fondateurs du naturalisme littéraire américain. Dans ce journal publié en 1851, jusqu'alors inédit en français, Susan Fenimore Cooper raconte la vie d'un village de l'Etat de New York au fil des saisons. Entre carnet de terrain et journal intime, sa prose lumineuse, jamais naïve, dit la beauté du détail et la fragilité des équilibres naturels. Fille du romancier James Fenimore Cooper, dont elle accompagna l'oeuvre et assura la postérité, Susan écrit avec la discrétion d'une sentinelle ou d'une veilleuse. Elle tisse une langue limpide et habitée, attentive à chaque nuance du paysage, à chaque oiseau, à chaque usage d'un monde rural aujourd'hui disparu. A la rigueur scientifique de ses observations répond une sensibilité poétique, qui fait de ce texte un manifeste d'écoute et de lenteur, à rebours de l'accélération contemporaine. Cette première traduction française, réalisée par Faustine Galicia, est illustrée de planches issues des Oiseaux d'Amérique de Jean-Jacques Audubon et préfacée par l'écrivaine Audrée Wilhelmy, qui, nichée dans la forêt québécoise, l'évoque en soeur : "Chroniques de la vie rurale est une leçon d'écoute : une conversation muette entre le monde extérieur et le monde intérieur. C'est dans cette correspondance subtile entre les saisons du paysage et celles de l'esprit que se forge, je crois, l'acte d'écrire".EN STOCKCOMMANDER25,50 €
