Les espaces funéraires de l'habitat groupé des Ruelles à Serris (Seine-et-Marne) du VIIe au XIe sièc
Blaizot Frédérique
AUSONIUS
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EAN :9782356132079
Le site des Ruelles, à Serris (Seine-et-Marne), émerge dans le cadre d'une création d'habitats au VIle s. Il débute avec l'implantation d'une ferme domaniale et s'achève au début du XIe s. après une résurgence du pôle de pouvoir au Xe s. L'opération archéologique menée sur 16 hectares, s'inscrit dans un terroir largement exploré par l'archéologie ; elle révèle un habitat groupé bipolaire et un grand ensemble funéraire qui s'est développé autour de deux édifices religieux dont l'un est abandonné à la fin du VIIIe s. Avec les petits ensembles funéraires dispersés dans l'habitat, les Ruelles comptent un peu plus d'un millier de sépultures. Ce travail a pour objectif de classer et d'étudier les phénomènes taphonomiques du squelette afin d'identifier les architectures funéraires et de comprendre leur évolution (analyse typochronologique). Concernant cet aspect, la synthèse s'accompagne du catalogue analytique exhaustif des sépultures. Un second volet concerne l'analyse des pratiques funéraires, de manière à mettre en évidence les formes d'organisation sociale qu'elles transcrivent ; cette partie aborde l'analyse du recrutement (sexe et âge au décès) par phases chronologiques, la répartition spatiale des sépultures en fonction des choix architecturaux et du sexe et de l'âge au décès, les formes de regroupements et la gestion matérielle de l'espace, les continuités et les discontinuités spatiales, ainsi que les rapports entretenus par les différentes zones d'inhumation. Sont enfin discutés la genèse des pôles funéraires, les modalités de leur développement, le rôle des deux édifices religieux, le statut des différents groupes dégagés par l'étude des pratiques funéraires, la relation entre les lieux d'habitat et les espaces sépulcraux, et aussi les modalités de gestion et d'organisation des morts dans ce territoire en prenant en compte les sites fouillés aux alentours. Ces conclusions s'inscrivent dans les questionnements relatifs à l'organisation et à l'évolution des sociétés rurales du haut Moyen Age.
Nombre de pages
573
Date de parution
04/01/2018
Poids
2 520g
Largeur
213mm
Plus d'informations
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EAN
9782356132079
Titre
Les espaces funéraires de l'habitat groupé des Ruelles à Serris (Seine-et-Marne) du VIIe au XIe sièc
Auteur
Blaizot Frédérique
Editeur
AUSONIUS
Largeur
213
Poids
2520
Date de parution
20180104
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Le livre Archéologie Médiévale comprend des articles de fond portant sur des aspects récents de la recherche archéologique française ou étrangère, une chronique des fouilles médiévales en France durant l'année écoulée et un bulletin critique rassemblant des comptes-rendus d'ouvrages. La revue présente tous les horizons de l'archéologie médiévale. Avec la même exigence scientifique, ce volume 38 traite de questions diverses : archéologie funéraire ; peignes de toilette en bois du XIIe au XVIIe siècle ; pièces d'échec en ivoire de morse découvertes au château de Crèvecour-en-Auge. Deux contributions de ce volume vont d'ailleurs marquer une étape décisive de la recherche archéologique. L'une précise la datation controversée de Notre-Dame-sous-Terre au Mont Saint-Michel, grâce à la mise en ouvre de techniques archéométriques et à l'observation fine du bâti. L'autre traite des parcellaires circulaires en confrontant les données du terrain, des textes et des traités. Avec ces deux articles, ce sont les pratiques médiévales qui se trouvent encore un peu plus éclairées. Arguments - Le meilleur de la recherche en archéologie médiévale. 2 articles exceptionnels : Notre-Dame-sous-Terre au Mont-Saint-Michel ; les parcellaires circulaires. Reconnaissance internationale
Le territoire, qui s'étend sur la rive gauche du Rhône, à Lyon, soulève depuis longtemps de nombreuses interrogations. Qu'en était-il véritablement de cet espace, de son occupation. de son organisation, autour de la voie d'Italie et du compendium, et qui étaient ces défunts inhumés, certes aux portes de Lugdunum, mais en territoire a priori allobroge ? C'est à ces questions que les auteurs tentent d'apporter des réponses en rassemblant l'intégralité des données archéologiques recueillies sur cette zone pour l'époque antique, données issues principalement de fouilles d'archéologie préventive. En effet, les récentes études géomorphologiques indiquent que, contrairement à l'idée reçue relative à l'activité du Rhône, ce secteur était propice à l'occupation humaine, ce que confirment les quelques témoins de mise en valeur agricole des terres dès le 1er siècle apr. J.-C. (amendements, fossés, puits). En étudiant le probable tracé de la voie d'Italie, qui traverse cette zone dès le Frédérique Blaizot, archéo-anthropologue à l'lnrap (Lyon), est rattachée au Laboratoire d'anthropologie des populations du passé (équipe de NAGEA, UNIR 5199 du CNRS, Bordeaux). Membre de plusieurs commissions scientifiques et chargée de cours à l'université Lyon-II, elle a réalisé et publié de nombreuses opérations d'archéoanthropologie funéraire en France, en Turquie et en Egypte. François Bérard est professeur d'épigraphie romaine à l'université Lyon-III et rattaché au Centre d'études et de recherches sur l'Occident romain (Lyon-III) et à AOROC (UNIR 8546 du CRS. Paris). Il étudie les structures politiques, sociales et administratives de l'Empire et a publié de nombreuses inscriptions lyonnaises. Christian Cécillon est archéologue numismate à l'lnrap (Lyon). milieu du siècle, et à laquelle se branche une route reliant Vienne et Lyon, les auteurs discutent le tracé du compendium et l'existence d'un passage sur le Rhône qui serait antérieur à celui de l'époque médiévale, date du premier pont connu. Dans la seconde moitié du IIe siècle, ce territoire périurbain semble évoluer ; les sépultures se multiplient le long des voies ; de grands mausolées et des autels funéraires sont érigés, dont les inscriptions confirment l'origine essentiellement urbaine de la population inhumée. La rive gauche du Rhône, en dépit de sa situation administrative, semble alors constituer un territoire de la ville de Lyon. Au IVe siècle, ces terres sont toujours consacrées en partie aux activités agropastorales et en partie aux inhumations, mais les tombeaux sont détruits et les blocs architecturaux récupérés, et certains fossés qui structurent le terroir sont abandonnés. Ce territoire et les groupes de sépultures, de toute évidence, changent de statut durant l'Antiquité tardive.
Que faisait-on des morts dans la Gaule romaine? Comment se déroulaient les rites funéraires? A ces questions fondamentales, ce volume thématique de Gallia fournit des réponses factuelles pour un large territoire: le centre et le sud-est de la Gaule (régions Rhône-Alpes - Alpes et vallée du Rhône -, Languedoc-Roussillon, Provence, secteur de Toulouse, le Massif Central - Auvergne et Aveyron - et la partie orientale de la région Centre). Cette étude, d'une ampleur inédite, rassemble et analyse toute la connaissance archéologique disponible, faisant appel aux sources documentaires les plus récemment découvertes, peu ou pas encore connues. Les auteurs traitent de l'ensemble des pratiques funéraires de la société gallo-romaine du IIe s. av. J.-C. au IVe s. apr. J.-C., en adoptant une démarche intégrée qui tient en deux points: l'examen des faits dans leur continuité, pour en retracer l'évolution diachronique, et la construction d'une démonstration en décryptant les gestes funéraires dans l'ordre le plus probable de leur déroulement, de manière à replacer les usages funéraires dans une conception dynamique. La pratique de l'inhumation et de la crémation, l'organisation des espaces funéraires sont étudiées successivement. Enfin, un chapitre conclusif opère une grande synthèse, tente de dégager des modèles et de réaliser l'interprétation socioculturelle du système funéraire. Il interroge notamment les processus de changement et l'impact des valeurs politiques, religieuses et sociales de l'époque romaine sur les pratiques. Ce travail ouvre des perspectives nouvelles, sans jamais imposer un modèle unique de lecture des vestiges funéraires, offrant une parfaite illustration de l'état de la science et démontrant, au passage, la nécessité d'une interdisciplinarité dont l'archéologie ne saurait raisonnablement faire l'économie aujourd'hui.
Dans la plaine alluviale de l'Allier, sur la commune des Martres-d'Artière (Puy-de-Dôme), deux aires funéraires distinctes ont été fouillées : l'une avec des sépultures et des enclos circulaires du Bronze fi nal 1 et 2 ancien ; l'autre avec 25 tombes de La Tène ancienne dans un enclos trapézoïdal. Elles offrent l'image d'un ensemble de très grande taille composé de petits groupes de tombes et de monuments probablement établis le long d'un axe majeur de communication. Par l'étude exhaustive des monuments, des dispositifs funéraires et de l'ensemble du matériel, le présent ouvrage décrit des pratiques funéraires encore mal connues en Basse-Auvergne pour la période. Une parure de perles en ambre et en or du Bronze fi nal dans une inhumation, un ceinturon militaire de La Tène ancienne dans deux autres tombes, la pratique conjointe de l'inhumation et de la crémation pour la même période, une structure énigmatique, vide, qui jouxte un dépôt de crémation à l'intérieur d'un enclos du Bronze fi nal : autant d'éléments notables que cet ensemble a livrés. L'analyse de l'enclos de La Tène ancienne, utilisé entre le deuxième quart du Ve s. et le début du IIIe s. av. J.-C., permet par ailleurs d'établir des dynamiques diachroniques d'implantation des sépultures, de proposer des hypothèses sur son aspect originel et son évolution, et aussi de discuter son recrutement et son organisation interne. Cette monographie offre une synthèse inédite ainsi qu'un catalogue analytique d'un site fondamental livrant de nouvelles connaissances sur les dispositifs et les pratiques funéraires, et plus largement sur les sociétés de l'âge du Bronze fi nal et de La Tène ancienne dans le Centre-Est de la France.
Co-éditée par Ausonius Editions, la Casa de Velázquez et l'Ecole française d'Athènes, cette biographie en deux volumes de Pierre Paris (1859-1931) est à la croisée de l'histoire culturelle et intellectuelle de la fin du xixe et du début du xxe siècles, des études de réception de l'Antiquité et de l'histoire de l'archéologie. Helléniste de formation devenu l'un des pères de l'hispanisme français, Pierre Paris fut un savant aux multiples facettes. Entre Paris, Athènes, Bordeaux et Madrid, cette biographie intellectuelle retrace le parcours singulier d'un "explorateur bâtisseur" qui sut naviguer entre science et diplomatie culturelle. Elle exploite à la fois les travaux publiés par Pierre Paris, ses archives privées (notamment sa correspondance, en grande partie inédite) et les documents produits par l'administration publique ou issus des institutions avec lesquelles il a été en contact.
Carrive Mathilde ; Spühler Alexandra ; Tomassini P
Ce quinzième volume de la collection Pictor témoigne encore une fois de la vitalité des études sur les décors peints et stuqués de l'Antiquité romaine. Les trente-trois contributions issues du 35e colloque de l'AFPMA (Chartres, 2024) livrent l'actualité des recherches touchant aux décors peints et stuqués : des découvertes archéologiques récentes, dans les Gaules principalement mais aussi dans les Germanies et en Hispanie, des enquêtes iconographiques ou encore de travaux sur les techniques, qu'il s'agisse des techniques de réalisation antiques ou des techniques actuelles d'étude et de conservation-restauration. Ce sont ainsi tous les aspects de la peinture romaine qui se trouvent éclairés à travers ce volume qui rassemble archéologues, toichographologues, historiens de l'art, conservateurs-restaurateurs et archéomètres.