Gallia N° 67-1, 2010 : Archéologie d'un espace suburbain de Lyon à l'époque romaine
Blaizot Frédérique
CNRS EDITIONS
35,00 €
Epuisé
EAN :9782271070630
Le territoire, qui s'étend sur la rive gauche du Rhône, à Lyon, soulève depuis longtemps de nombreuses interrogations. Qu'en était-il véritablement de cet espace, de son occupation. de son organisation, autour de la voie d'Italie et du compendium, et qui étaient ces défunts inhumés, certes aux portes de Lugdunum, mais en territoire a priori allobroge ? C'est à ces questions que les auteurs tentent d'apporter des réponses en rassemblant l'intégralité des données archéologiques recueillies sur cette zone pour l'époque antique, données issues principalement de fouilles d'archéologie préventive. En effet, les récentes études géomorphologiques indiquent que, contrairement à l'idée reçue relative à l'activité du Rhône, ce secteur était propice à l'occupation humaine, ce que confirment les quelques témoins de mise en valeur agricole des terres dès le 1er siècle apr. J.-C. (amendements, fossés, puits). En étudiant le probable tracé de la voie d'Italie, qui traverse cette zone dès le Frédérique Blaizot, archéo-anthropologue à l'lnrap (Lyon), est rattachée au Laboratoire d'anthropologie des populations du passé (équipe de NAGEA, UNIR 5199 du CNRS, Bordeaux). Membre de plusieurs commissions scientifiques et chargée de cours à l'université Lyon-II, elle a réalisé et publié de nombreuses opérations d'archéoanthropologie funéraire en France, en Turquie et en Egypte. François Bérard est professeur d'épigraphie romaine à l'université Lyon-III et rattaché au Centre d'études et de recherches sur l'Occident romain (Lyon-III) et à AOROC (UNIR 8546 du CRS. Paris). Il étudie les structures politiques, sociales et administratives de l'Empire et a publié de nombreuses inscriptions lyonnaises. Christian Cécillon est archéologue numismate à l'lnrap (Lyon). milieu du siècle, et à laquelle se branche une route reliant Vienne et Lyon, les auteurs discutent le tracé du compendium et l'existence d'un passage sur le Rhône qui serait antérieur à celui de l'époque médiévale, date du premier pont connu. Dans la seconde moitié du IIe siècle, ce territoire périurbain semble évoluer ; les sépultures se multiplient le long des voies ; de grands mausolées et des autels funéraires sont érigés, dont les inscriptions confirment l'origine essentiellement urbaine de la population inhumée. La rive gauche du Rhône, en dépit de sa situation administrative, semble alors constituer un territoire de la ville de Lyon. Au IVe siècle, ces terres sont toujours consacrées en partie aux activités agropastorales et en partie aux inhumations, mais les tombeaux sont détruits et les blocs architecturaux récupérés, et certains fossés qui structurent le terroir sont abandonnés. Ce territoire et les groupes de sépultures, de toute évidence, changent de statut durant l'Antiquité tardive.
Nombre de pages
166
Date de parution
02/12/2010
Poids
643g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782271070630
Titre
Gallia N° 67-1, 2010 : Archéologie d'un espace suburbain de Lyon à l'époque romaine
Auteur
Blaizot Frédérique
Editeur
CNRS EDITIONS
Largeur
220
Poids
643
Date de parution
20101202
Nombre de pages
166,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Que faisait-on des morts dans la Gaule romaine? Comment se déroulaient les rites funéraires? A ces questions fondamentales, ce volume thématique de Gallia fournit des réponses factuelles pour un large territoire: le centre et le sud-est de la Gaule (régions Rhône-Alpes - Alpes et vallée du Rhône -, Languedoc-Roussillon, Provence, secteur de Toulouse, le Massif Central - Auvergne et Aveyron - et la partie orientale de la région Centre). Cette étude, d'une ampleur inédite, rassemble et analyse toute la connaissance archéologique disponible, faisant appel aux sources documentaires les plus récemment découvertes, peu ou pas encore connues. Les auteurs traitent de l'ensemble des pratiques funéraires de la société gallo-romaine du IIe s. av. J.-C. au IVe s. apr. J.-C., en adoptant une démarche intégrée qui tient en deux points: l'examen des faits dans leur continuité, pour en retracer l'évolution diachronique, et la construction d'une démonstration en décryptant les gestes funéraires dans l'ordre le plus probable de leur déroulement, de manière à replacer les usages funéraires dans une conception dynamique. La pratique de l'inhumation et de la crémation, l'organisation des espaces funéraires sont étudiées successivement. Enfin, un chapitre conclusif opère une grande synthèse, tente de dégager des modèles et de réaliser l'interprétation socioculturelle du système funéraire. Il interroge notamment les processus de changement et l'impact des valeurs politiques, religieuses et sociales de l'époque romaine sur les pratiques. Ce travail ouvre des perspectives nouvelles, sans jamais imposer un modèle unique de lecture des vestiges funéraires, offrant une parfaite illustration de l'état de la science et démontrant, au passage, la nécessité d'une interdisciplinarité dont l'archéologie ne saurait raisonnablement faire l'économie aujourd'hui.
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Beethoven se pensait aède révélateur d'un' monde meilleur. Cette fonction sacrée de guide de l'humanité vers le bonheur a conféré à ses ?uvres une organisation musicale particulière. Celle-ci répond aux catégories éthiques et esthétiques du temps, notamment l'initiation par la Bildung, et à celles élaborées, à la fin du XVIIIe siècle, sur le modèle antique : la simplicité et la grandeur, la jeunesse et la liberté, l'éducation esthétique et le bouleversement émotionnel, la République. La présente étude de la culture antique de Beethoven, qui n'avait pas encore été prise en considération de manière systématique, permet de mettre en évidence un aspect essentiel, mais le plus souvent passé sous silence, du compositeur : au-delà de l'identification au héros ou même au grand homme (celui qui infléchit l'Histoire dans un sens nouveau), Beethoven a cherché par sa musique et ses différentes ?uvres, à offrir à ses concitoyens l'équivalent des "exercices spirituels" proposés par la philosophie antique.
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En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.