La sémiotique est susceptible de traverser l'ensemble des champs de la connaissance puisqu'elle a choisi comme objet d'étude une entité que ceux-ci partagent, à savoir la signification, quelle que soit la forme de sa manifestation. Elle est donc naturellement amenée à être confrontée aux autres domaines de recherche. Réunissant les textes des chercheurs les plus éminents issus de la scène internationale, cet ouvrage vise à étudier, de façon systématique, l'interface entre sémiotique et différentes disciplines académiques, aussi bien celles qui relèvent des sciences humaines et sociales que celles qui s'inscrivent au sein des sciences exactes et naturelles. Il s'agit surtout de mettre en avant les interactions et les contributions mutuelles, en analysant les enjeux théoriques, méthodologiques et épistémologiques impliqués. Ce livre dévoile également le rôle singulier que peut jouer la sémiotique dans les projets interdisciplinaires : étant aujourd'hui dotée de corps théoriques élaborés, composés de modèles et de schémas généraux, la sémiotique est en mesure, d'une part, de dégager des problématiques communes à plusieurs disciplines traitant d'un même type de phénomène tout en respectant l'apport spécifique de chacune d'elles et, d'autre part, de proposer une méta-méthodologie permettant le transfert entre ces disciplines. Destiné à la fois aux sémioticiens et aux spécialistes d'autres domaines de recherche, ce volume esquisse ainsi des pistes inédites de coopération et laisse entrevoir un redéploiement des champs disciplinaires.
Nombre de pages
672
Date de parution
17/05/2018
Poids
820g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841748099
Titre
La sémiotique en interface
Auteur
Biglari Amir ; Roelens Nathalie
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
820
Date de parution
20180517
Nombre de pages
672,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Question inépuisable s'il en est, la problématique de la valeur, qui traverse tant de domaines de la connaissance, hante depuis longtemps les théories du langage où elle se présente sous des visages extrêmement différents au gré des interrogations dans lesquelles on l'inscrit. Les échos de cette diversité - depuis la formulation même du problème jusqu'aux réponses avancées, en passant par les corps théoriques mobilisés et les méthodes mises en oeuvre - se font entendre au fil des contributions du présent ouvrage. Fruit du travail de chercheurs venus d'une quinzaine de pays, les trente-deux articles ici réunis proposent tout d'abord une réflexion conceptuelle et une mise au point sur la question de la valeur au sein de la théorie sémiotique. Ensuite, ils contribuent à une évaluation de l'efficacité heuristique de celle-ci à travers l'analyse de nombreux corpus relevant de la littérature, de la photographie, de la peinture, de la calligraphie, de l'architecture, de la publicité, des faits sociaux, du monde politique... Enfin, ils esquissent de nouvelles pistes vers des études culturelles et des projets interdisciplinaires.
Ecrivain et théoricien du texte, Jean Ricardou (1932-2016) a été une figure éminente et singulière de nos Lettres contemporaines. Cet ouvrage est le fruit des entretiens qu'il a accordés, au cours des der- nières années de sa vie, à Amir Biglari. Il porte sur diverses facettes de son oeuvre et de sa pensée, et nous donne accès à de nombreux témoignages inédits. Ce livre propose notamment une analyse poussée du Nouveau Roman, met en lumière plusieurs aspects de l'histoire de la littéra- ture et de la critique littéraire de la deuxième moitié du XXe siècle en France, et revient sur l'écriture de fiction de Ricardou. Il se penche également sur quelques enjeux théoriques cruciaux re- levant du champ littéraire, et aborde un certain nombre de ques- tions liées à la " textique ", domaine que Ricardou a élaboré et développé durant la seconde et ultime phase de sa carrière.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Le numéro du Bulletin de la SHESVIE 28-2 sera consacré à un dossier spécial sur "Les classifications zoologiques d'Aristote à Linné. Approches historiques et lexicologiques" . Les éditeurs scientifiques en sont Meyssa Ben Saâd, Simon Thuault, Yoan Boudes et Axelle Brémont. Il sera découpé en cinq passionnants articles dont le premier explorera "La classification zoologique dans la civilisation arabe classique : approche lexicologique et épistémologique" (Philippe Provençal), puis les lecteurs pourront appréhender la richesse du " lexique de l'échelle des êtres dans le Traité des animaux d'Aristote et le De animalibus d'Albert le Grand" (Grégory Cless) avant de se pencher sur l'histoire du "Genre, maître mot du classement" (Philippe Lherminier) ainsi que sur "Les traités d'Ichtyologie vers 1555- La naissance de la "peinture scientifique" " (Katharina Kolb). Enfin, un groupe de jeunes chercheurs nous proposera une "Etude du lexique et des catégories zoologiques en vietnamien" (Phuong Duyen Nguyen, Arnaud Zucker, Danh Thành Do-Hurinville).
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.