La fabrication des billets en France. Construire la confiance monétaire 1800-1914
Bidaux Mathieu
SCIENCES PO
35,00 €
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EAN :9782724638509
A l'âge de la dématérialisation, il est tentant de prophétiser la disparition prochaine du billet de banque. Ce serait faire peu de cas de la sécurité qu'il offre face aux paiements en ligne, aux pannes et attaques informatiques des systèmes bancaires, pour ne rien dire de l'anonymat et de la tranquillité qu'il procure aux consommateurs. A partir de l'exemple français, Mathieu Bidaux remonte aux sources historiques de la fabrication et de la diffusion de la monnaie fiduciaire pour expliquer la confiance qu'elle continue d'inspirer aujourd'hui. Dès 1800, afin de procurer un moyen de paiement robuste à sa clientèle, la Banque de France entoure de précautions la confection de ses billets. Tout au long du XIXe siècle, elle redouble d'innovations pour mettre cet artefact éminemment technique à l'abri des faussaires, industrialisant progressivement sa production pour répondre aux besoins croissants. Sous la pression des événements, guerres et révolutions, et avec prudence, elle abaisse la valeur faciale des coupures pour les rendre de plus en plus accessibles, tout en veillant à ce que le cours forcé les désolidarise de leur contrepartie métallique. Si bien que, pendant la première guerre mondiale, le billet de banque se démocratise définitivement, et sa valeur d'échange est pleinement reconnue.
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Nombre de pages
400
Date de parution
17/02/2022
Poids
526g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782724638509
Titre
La fabrication des billets en France. Construire la confiance monétaire 1800-1914
Auteur
Bidaux Mathieu
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
137
Poids
526
Date de parution
20220217
Nombre de pages
400,00 €
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Le Havre, 8 juin 1938. André Vitel est un jeune homme de 17 ans employé comme garçon de sonnerie sur les paquebots de la Compagnie générale transatlantique. Il est accusé d'avoir tué sa belle-soeur à coups de couteau et d'avoir étouffé son petit neveu, âgé de quelques semaines seulement, pour une somme modique. La scène de crime horrifie les autorités. L'attitude du meurtrier choque la population. Est-il un "monstre" n'exprimant pas le moindre sentiment ou bien la presse exagère-t-elle pour vendre ses journaux ? Mathieu Bidaux fait le récit de cette affaire qui a frappé la presse nationale et normande ainsi que la population à l'été 1938. André Vitel est le dernier mineur condamné à mort en place publique en France.
Relire Victor Bettencourt (1875-1946), c'est redécouvrir l'histoire d'une partie des catholiques français de la première moitié du XXe siècle. Les bouleversements provoqués par l'anticléricalisme de la IIIe République menée par les radicaux et ce que Victor Bettencourt ressent comme une "déchristianisation" du pays menacent, à ses yeux, l'existence de la civilisation chrétienne en France. Face à ces défis, il s'engage. Il milite à l'Association catholique de la jeunesse française, préside l'Union catholique de la France agricole et la section normande de la Fédération nationale catholique. Personnalité en vue du mouvement catholique social, il propose un réarmement idéologique et une méthode d'action afin d'inciter les chrétiens à prendre des responsabilités dans la Cité. Cette anthologie met à la disposition du public une sélection d'articles publiés entre 1912 et 1943. Ces textes permettent d'exposer, pour la première fois, la pensée de Victor Bettencourt, laquelle a exercé une influence sur des milliers de lecteurs et notamment des personnalités ayant occupé des postes de premier plan comme les ministres André Bettencourt (1919-2007) ou Auguste Champetier de Ribes (1882-1947).
Il appartient aux hommes politiques qui ont inspiré de nombreuses oeuvres d'art de son vivant et après sa mort en Normandie. Homme à multiples facettes, il est soldat, chroniqueur théâtral, avocat, député, ministre de la Justice et de l'Education nationale, président du Conseil, auteur dramatique... Il a su séduire Léon Blum, Vincent Auriol et les Normands qui l'ont sans cesse réélu de 1923 à sa mort. Il a traversé deux guerres mondiales, trois républiques et il contribue à la reconstruction du pays. Son action est encore peu connue bien qu'il soit un cadre de la IVe République qui réorganise la Justice et fait face au baby-boom à l'Education nationale. Mais il est aussi parfois controversé : les derniers témoins évoquent tantôt un humaniste, tantôt un "homme sans foi ni loi" . Quarante ans après sa disparition, il reste dans les mémoires des Normands. Les auteurs invitent ici le lecteur à revenir sur la vie de celui qu'on appelait le "président André Marie" .
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.
Deuxième puissance mondiale depuis 2010, la Chine ne veut pas seulement détrôner les Etats-Unis, mais aussi bouleverser l'ordre international établi depuis 1945. A-t-elle les moyens de cette ambition ? Oui si l'on en juge par l'ampleur des outils économiques, diplomatiques, militaires et idéologiques qu'elle déploie et que symbolisent les "nouvelles routes de la soie" ; oui si l'on observe l'évolution de sa politique étrangère et de sécurité, surtout depuis l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012 ; oui si l'on décrypte ses relations avec ses partenaires et voisins, comme le fait cet ouvrage, à l'aide de sources de première main. Derrière cette force se cachent des fragilités. Dépendante de l'extérieur, la Chine connaît un ralentissement économique et un vieillissement sans précédent de sa population. La persistance d'un régime autoritaire, nationaliste, antioccidental et de plus en plus arrogant confère un caractère inachevé à son intégration internationale et accroît les sources de conflit, en particulier avec les Etats-Unis et le Japon.