Relire Victor Bettencourt (1875-1946), c'est redécouvrir l'histoire d'une partie des catholiques français de la première moitié du XXe siècle.Les bouleversements provoqués par l'anticléricalisme de la IIIe République menée par les radicaux et ce que Victor Bettencourt ressent comme une « déchristianisation » du pays menacent, à ses yeux, l'existence de la civilisation chrétienne en France. Face à ces défis, il s'engage. Il milite à l'Association catholique de la jeunesse française, préside l'Union catholique de la France agricole et la section normande de la Fédération nationale catholique. Personnalité en vue du mouvement catholique social, il propose un réarmement idéologique et une méthode d'action afin d'inciter les chrétiens à prendre des responsabilités dans la Cité.Cette anthologie met à la disposition du public une sélection d'articles publiés entre 1912 et 1943. Ces textes permettent d'exposer, pour la première fois, la pensée de Victor Bettencourt, laquelle a exercé une influence sur des milliers de lecteurs et notamment des personnalités ayant occupé des postes de premier plan comme les ministres André Bettencourt (1919-2007) ou Auguste Champetier de Ribes (1882-1947).
Nombre de pages
252
Date de parution
19/09/2024
Poids
384g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336472676
Titre
Pour la France et la civilisation chrétienne
Auteur
Bidaux Mathieu ; Bettencourt Victor
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
384
Date de parution
20240919
Nombre de pages
252,00 €
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A l'âge de la dématérialisation, il est tentant de prophétiser la disparition prochaine du billet de banque. Ce serait faire peu de cas de la sécurité qu'il offre face aux paiements en ligne, aux pannes et attaques informatiques des systèmes bancaires, pour ne rien dire de l'anonymat et de la tranquillité qu'il procure aux consommateurs. A partir de l'exemple français, Mathieu Bidaux remonte aux sources historiques de la fabrication et de la diffusion de la monnaie fiduciaire pour expliquer la confiance qu'elle continue d'inspirer aujourd'hui. Dès 1800, afin de procurer un moyen de paiement robuste à sa clientèle, la Banque de France entoure de précautions la confection de ses billets. Tout au long du XIXe siècle, elle redouble d'innovations pour mettre cet artefact éminemment technique à l'abri des faussaires, industrialisant progressivement sa production pour répondre aux besoins croissants. Sous la pression des événements, guerres et révolutions, et avec prudence, elle abaisse la valeur faciale des coupures pour les rendre de plus en plus accessibles, tout en veillant à ce que le cours forcé les désolidarise de leur contrepartie métallique. Si bien que, pendant la première guerre mondiale, le billet de banque se démocratise définitivement, et sa valeur d'échange est pleinement reconnue.
L'Affaire Vittel. La peine de mort à 17 ans : Le Havre, 8 juin 1938. André Vitel est un jeune homme de 17 ans employé comme garçon de sonnerie sur les paquebots de la Compagnie générale transatlantique. Il est accusé d'avoir tué sa belle-s'ur à coups de couteau et d'avoir étouffé son petit neveu, âgé de quelques semaines seulement, pour une somme d'environ 1500 F. La scène de crime horrifie les autorités. L'attitude du meurtrier choque la population. Est-il un « monstre » n'exprimant pas le moindre sentiment ou bien la presse exagère-t-elle pour vendre ses journaux ...Mathieu Bidaux fait le récit de cette affaire qui a frappé la presse nationale et normande ainsi que la population à l'été 1938. André Vitel est le dernier mineur condamné à mort en place publique en France. 2.15.0.0
Il appartient aux hommes politiques qui ont inspiré de nombreuses oeuvres d'art de son vivant et après sa mort en Normandie. Homme à multiples facettes, il est soldat, chroniqueur théâtral, avocat, député, ministre de la Justice et de l'Éducation nationale, président du Conseil, auteur dramatique...Il a su séduire Léon Blum, Vincent Auriol et les Normands qui l'ont sans cesse réélu de 1923 à sa mort.Il a traversé deux guerres mondiales, trois républiques et il contribue à la reconstruction du pays. Son action est encore peu connue bien qu'il soit un cadre de la IVe République qui réorganise la Justice et fait face au baby-boom à l'Éducation nationale. Mais il est aussi parfois controversé : les derniers témoins évoquent tantôt un humaniste, tantôt un "hommesans foi ni loi".Quarante ans après sa disparition, il reste dans les mémoires des Normands. Les auteurs invitent ici le lecteur à revenir sur la vie de celui qu'on appelait le "président André Marie".
André Marie (1897-1974), ministre de la Justice (1947-1949), président du Conseil (1948), ministre de l'Education nationale (1949-1954), est un cadre de la IVe République, sous le mandat de Vincent Auriol. Elu député radical-socialiste de la 4e circonscription de Rouen dès 1928 et jusqu'en 1962, André Marie côtoie les grandes figures radicales de son temps (en particulier Edouard Herriot) et marque de son empreinte le territoire normand où il établit son fief, à Barentin dans le canton de Pavilly (Seine-Maritime). Ce volume regroupe des sources de l'histoire politique locale et nationale. Les textes publiés ici mettent à la disposition du public et des chercheurs les réflexions d'un homme d'Etat engagé dans les grandes questions qui agitent la France au Me siècle : congés payés, lutte contre le marché noir, fondements d'une société dans un pays démocratique, développement de l'instruction devant le boom démographique français, décolonisation. Pour répondre à ces défis posés aux Français, André Marie s'appuie sur sa culture, sur ses références intellectuelles - Montesquieu surtout - et explique la politique qu'il mène à la tête de la France.