Corps de presse - De la Belle Époque aux Trente Glorieuses
Bianchi Nicolas ; Charlier Marie-Astrid
IMPRESSIONS NOU
30,00 €
Prévente
Sortie prévue le 6 novembre 2026
EAN :9782390703495
Corps de presse. De la Belle Epoque aux Trente Glorieuses propose une histoire et une poétique des représentations du corps humain dans la presse française, des débuts de la IIIe République à la fin de la IVe (1871-1958). Réunissant une équipe pluridisciplinaire d'historiens, de spécialistes de littérature, d'histoire de l'art, de cinéma et d'arts de la scène, l'ouvrage explore la manière dont les journaux - quotidiens, magazines illustrés, presse spécialisée - ont mis en scène, documenté, célébré ou stigmatisé les corps de leur temps : corps de soldats et de criminels, de sportifs et de comédiens, de femmes, de "? phénomènes ? " de foire, ou encore d'anonymes au travail. En croisant des corpus variés - de Détective au Miroir des sports, de L'Oil de la police à Voilà ou Paris-Plaisirs, les contributions que réunit l'ouvrage révèlent comment les images de corps ont simultanément servi à informer, à influencer et à vendre, dans un contexte juridique où presque rien n'encadrait la représentation des personnes. Richement illustré, chaque chapitre s'ouvre sur l'analyse d'une image emblématique et croise l'étude des textes avec celle des techniques iconographiques (illustration, caricature, photographie) pour proposer une lecture attentive de la matérialité des supports. De la radiographie d'une main publiée dans la presse dès 1896 aux unes sanglantes de la presse policière, des expérimentations chronophotographiques de décomposition du mouvement aux concours de beauté organisés par les journaux, Corps de presse donne à voir comment se sont construites, au fil de près de neuf décennies, les grammaires visuelles qui ont appris aux Français à regarder les corps - y compris le leur. Nicolas Bianchi est maître de conférences en littérature française du XXe siècle à l'université Toulouse - Jean Jaurès et membre de PLH-ELH. Il s'intéresse aux rapports entre littérature, presse et histoire entre 1870 et 1945, en particulier dans le cadre des grands conflits internationaux. Marie-Astrid Charlier est maîtresse de conférences en littérature française du XIXe siècle à l'université de Montpellier Paul-Valéry et membre du RiRRa21. Elle est également membre junior de l'Institut universitaire de France. Ses travaux portent sur le naturalisme, les liens entre littérature et spectacles et sur la culture médiatique.
Nombre de pages
464
Date de parution
06/11/2026
Poids
580g
Largeur
169mm
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EAN
9782390703495
Auteur
Bianchi Nicolas ; Charlier Marie-Astrid
Editeur
IMPRESSIONS NOU
Largeur
169
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20261106
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464,00 €
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La Grande Guerre, par la profonde modernité de sa violence et par son ampleur, paraît avoir redessiné les contours de la plupart des identités de son temps. Les expériences brutales de mixité sociale, la soumission à un pouvoir fort et centralisé, l'exaspération de la haine de l'ennemi ou la découverte d'une violence déshumanisante ont conduit à autant de bouleversements majeurs dans la manière de se percevoir et d'appréhender l'altérité, qu'elle soit amie ou ennemie. Inévitablement, ces mutations ont occasionné des répercussions sur les arts, qui durent non seulement accueillir et repenser ces nouvelles identités, mais aussi chercher les moyens de les influencer politiquement et moralement - en renouvelant parfois, à cette fin, leurs outils et techniques. À travers une grande diversité de productions sur la guerre (marionnettes, caricatures, romans, films, bandes dessinées, etc.), cet ouvrage entend ainsi soulever la question de savoir comment les arts, loin de se présenter en simples réceptacles, devinrent de véritables fabriques des identités individuelles et collectives, de la guerre à la période contemporaine.
Inscrite aux concours de l'enseignement et des ENS, l'explication de texte à l'oral constitue sans doute la pierre de touche des études littéraires ; l'exercice le plus révélateur de la sensibilité, de la culture comme de la maîtrise technique de ceux qui s'y confrontent. Analyse attentive et savante de l'extrait, déploiement des divers mouvements du texte dans la perspective d'un projet de lecture précis et rigoureux, saisie des enjeux qui en découlent, convocation d'une culture personnelle et nourrie : tels sont les attendus pour obtenir une prestation satisfaisante, qui doit se saisir d'un fragment du patrimoine littéraire français pour en livrer une lecture plurielle et nuancée.Le présent ouvrage, composé d'une méthode détaillée ainsi que de nombreuses explications rédigées, entend offrir à chacun, par l'exemple, les outils pour aborder sereinement une épreuve que sa préparation assidue rend accessible et, à terme, particulièrement stimulante. Les extraits choisis forment autant de sujets-types, d'exercices destinés à développer l'expérience des étudiants par la variété des difficultés qu'ils soulèvent. Sans prétendre à l'exhaustivité, ces vingt-et-un textes relèvent ainsi de genres et de registres différents, en couvrant une période qui court du XVIe siècle à l'ère contemporaine, du Quart Livre de François Rabelais (1552) au Chevron de Pierre Bergounioux (1996). Conformément aux exigences actuelles du CAPES, une partie d'entre eux comprend l'apport de documents picturaux, mis en relation par les auteurs avec les textes retenus.Il s'agira, autrement dit, de guider le candidat qui entend progresser dans la maîtrise de cet exercice majeur, en l'accompagnant des conseils avertis d'enseignants spécialistes de la littérature française.
C'est avec grand plaisir que nous introduisons cet ouvrage consacré à l'imagerie du genou et à ses implications thérapeutiques. Cette mise au point est une oeuvre multidisciplinaire, fruit de l'association du groupe des échographistes du GEL avec les cliniciens et les imageurs du GETROA. Le premier congrès commun l'an dernier avait été consacré à l'épaule. Depuis, les deux groupes ont définitivement fusionné et se sont métamorphosés en une Société d'Imagerie Musculo-Squelettique, pluridisciplinaire et francophone, la SIMS. Quel beau sujet pour le premier congrès de la société nouvelle et que d'eau (et de gel) est passée sous les ponts depuis le tout premier congrès du GETROA, consacré comme par hasard au genou également, il y a plus de 30 ans déjà, le siècle dernier... On y discutait avec un enthousiasme acharné de la meilleure technique pour réaliser des gonométries: pieds joints ou rotules au zénith! Depuis, la radiographie et l'arthrographie se sont vues complétées par le scanner, l'IRM a été un bouleversement complet, montrant quasiment tout, et l'échographie a petit à petit développé ses créneaux spécifiques. L'imagerie du genou a fait d'immenses progrès et semble arrivée à maturité, tant pour détecter les lésions que pour préciser leur évolution. Ceci incite à s'arrêter quelque peu pour rechercher une base de consensus sur deux démarches: d'une part le choix des techniques d'imagerie et d'autre part les options thérapeutiques qui en découlent. Les chapitres de ce livre portent sur le genou dans sa quasi globalité: l'os, la synoviale, les ménisques, les ligaments, le cartilage et la pathologie périarticulaire, sans oublier les problèmes spécifiques du genou en croissance. En revanche, il ne sera pas traité de la pathologie fémoro-patellaire: c'est un choix délibéré parce que les apports nouveaux pour cette composante de l'articulation du genou ne font pas actuellement l'objet d'un consensus bien établi. Rassembler tant d'informations de qualité est le résultat d'un travail considérable. Il faut en remercier chaleureusement ceux qui en ont été les maîtres d'oeuvre: l'équipe rédactionnelle qui a fait le choix des thèmes, chaque auteur qui a apporté son expertise, et peut-être et surtout les travailleurs de l'ombre, ceux qui ont lu et relu les différents textes pour en débusquer les coquilles et leur donner une homogénéité... Le GETROA et le GEL ont bien vécu, Vive la SIMS! Baudouin Maldague (Président d'honneur du Congrès 2006) et Jacques Malghem (Président 2006 de la SIMS).
En 1965, dans l'épisode bien nommé The Town of No Return de la série déjà culte Chapeau melon et bottes de cuir (The Avengers), une certaine EMMA PEEL fait son apparition. Incarnée par une actrice de théâtre remarquée, la sublime Diana Rigg, c'est elle qui impose le fétichisme de ses longues bottes de cuir, balaie d'un regard incendiaire tous les autres personnages de la série, forme un inoubliable et sulfureux duo avec le flegmatique John Steed (Patrick Macnee). Cinquième partenaire de cet agent, la jeune femme intrépide devient instantanément une immense icône de la culture pop des années 60. Sa personnalité flamboyante cristallise à jamais l'esprit de son époque : l'effervescence du swinging London, le kitsch des James Bond, l'exotisme des arts martiaux asiatiques, l'enthousiasme pour la physique quantique, l'insolence de la mode vestimentaire et, bien sûr, la libéralisation sexuelle. Car, faut-il le rappeler, Emma Peel est d'abord un jeu de mots avec "Man appeal" . A travers ses audaces, jamais femme n'a été aussi fatale. Stephen Sarrazin est enseignant, critique, essayiste et curateur d'expositions. Spécialiste du cinéma japonais contemporain et des arts vidéos et électroniques, circulant et travaillant sans relâche entre Londres, Paris et Tokyo, il a collaboré à de nombreux magazines en France et à l'étranger dont Art Press, HK Extrême Orient, Flash Art, et Mondes du cinéma. Il est l'auteur de Réponses du cinéma japonais contemporain (Lettmotif, 2013) et a co-dirigé l'ouvrage Mamoru Oshii, rencontre(s) (Moutons électriques, 2021).
La débâcle de 1940 constitue l'une des séquences les plus frappantes de l'histoire de France, où le destin du pays bascule en quelques semaines face à l'offensive allemande. Retraite d'une armée, exode d'un peuple, chute d'un régime, morcellement d'un territoire : la séquence est rapide, le sort implacable. Occupant une place paradoxalement discrète dans la mémoire collective, ces événements n'en ont pas moins inspiré un grand nombre d'écrivains, à l'instar d'Aragon, Gracq, Saint-Exupéry, Simon, Sartre, de Gaulle, Némirovsky et tant d'autres. Qu'il s'agisse de romans ou de mémoires, de témoignages ou d'essais, leurs oeuvres révèlent les multiples moyens par lesquels l'écriture saisit le laps de temps restreint où la France sombre dans le chaos. Dressant une passerelle féconde entre géographie et histoire littéraire, cet essai montre à quel point les événements et les récits qui s'y rapportent ont redéfini l'imaginaire de l'espace national. De fait, les auteurs ne font pas que décrire un temps d'exception où les consciences vacillent et les repères s'effondrent ? ; ils recomposent aussi, plume à la main et cartes à l'appui, une France dont nul ne peut plus dire quels sont les contours. Accompagné d'un riche cahier iconographique, cet ouvrage passionnant jette une lumière nouvelle sur un épisode incontournable de notre passé et invite à redécouvrir des oeuvres littéraires à la fois classiques et méconnues. Aurélien d'Avout est ancien élève de l'Ecole normale supérieure et docteur en Littérature française. Ses recherches portent principalement sur la prose narrative du xxe siècle, les écritures de soi et les liens entre littérature et cartographie. La France en éclats est son premier livre.
Amiel Vincent ; Moure José ; Thomas Benjamin ; Vas
Depuis longtemps il existe une Europe du cinéma qui dépasse naturellement les frontières nationales : les échanges technologiques, économiques, mais aussi artistiques ont produit des films, et parfois des courants entiers dont on peut dire qu'ils sont européens plutôt que nationaux. Ainsi les techniciens allemands et russes dans les années 1930 (exil oblige) impriment leur marque sur les productions des studios français jusqu'à fonder une esthétique particulière, le « réalisme poétique » ; de la même manière, ce sont les techniciens juifs allemands qui permettent aux premiers films portugais parlants de voir le jour. Après la Deuxième Guerre mondiale, les échanges entre la France et l'Italie se multiplient, donnant naissance à des ?uvres majeures.Les réalisateurs profitent des diversités culturelles sans les séparer vraiment : Antonioni tourne à Munich, Barcelone, Londres aussi bien qu'à Milan, Wenders tourne à Lisbonne comme à Berlin, Skolimovski plante sa caméra à Bruxelles et à Londres, comme Kieslowski à Genève et Paris...Au travers de situations précisément documentées, d'analyses de films et d'enquêtes historiques, ce livre collectif veut montrer la réalité de cette Europe du cinéma, si vivante depuis plus d'un siècle.
Ce sont nos "princes charmants" ordinaires, modèles courants de mufles, rouleurs de mécaniques, coqs de basse-cour et goujats patentés. Les voici à l'oeuvre tels qu'en eux-mêmes. Mais pour Violette, Marilou, Adolphine et quelques autres il n'est plus l'heure de se laisser faire.