La démocratie n'est pas un sport de spectateurs. Abstentions, votes protestataires, manifestations témoignent moins du désintérêt pour le politique que de l'insatisfaction grandissante devant les insuffisances de la démocratie représentative. Repas de quartier, budgets participatifs, forums citoyens, référendums locaux plus ou moins sauvages, collectifs civiques divers, conseils de quartier, etc., confirment non un désenchantement mais une exigence démocratique. Les citoyens veulent prendre en main leur destin : ils inventent de nouvelles formes d'intervention, se préoccupent de l'intérêt général, inventent de l'horizontal dans un système vertical. En un mot, ils réinventent la cité. Cette demande de participation met en cause une longue tradition de pensée qui, de Platon à Schumpeter, dénie au citoyen ordinaire toute compétence politique pourtant au fondement de l'idée démocratique : au mieux, les gouvernés ne seraient aptes qu'à désigner les gouvernants. Pourtant, plus les citoyens peuvent s'exprimer et délibérer sur le devenir de la cité, plus une communauté peut agir pour ses fins. C'est le plaidoyer de ce livre. Non pour rapprocher les citoyens du politique, mais le politique des citoyens.
Nombre de pages
130
Date de parution
18/09/2002
Poids
162g
Largeur
115mm
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EAN
9782724608847
Titre
Pour une démocratie participative
Auteur
Bevort Antoine
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
115
Poids
162
Date de parution
20020918
Nombre de pages
130,00 €
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Bevort Antoine ; Lallement Michel ; Jobert Annette
En multipliant les points de vue, ce Dictionnaire donne à voir le travail dans toute sa diversité. Les plus de 140 entrées qui le composent relèvent de disciplines multiples (histoire, sociologie, droit, économie, psychologie...) avec pour objectif de satisfaire la curiosité du plus grand nombre. Plusieurs types d'entrées sont proposés: la manière dont le travail est pratiqué et vécu (risques, rémunération, conflits...), les identités et catégories professionnelles, les mondes sociaux du travail (entreprise, professions...), ou encore les multiples statuts et institutions liés au travail (chômage, syndicats, droit du travail...). D'autres entrées mettent en scène des auteurs, des paradigmes ou des approches disciplinaires (Marx, théorie de la régulation sociale, économie du travail, reconnaissance...) ou aident à voir le travail au prisme d'événements marquants (Premier Mai, Front Populaire).
À l’heure de la globalisation, les protections statutaires qui sécurisaient le rapport salarial sont remises en chantier dans tous les pays industrialisés. Dans ce contexte, analyser en profondeur les stratégies des acteurs et les transformations des institutions, la dynamique des conflits et de la négociation collective apparaît comme une condition indispensable à la compréhension des nouvelles relations professionnelles. D’où l’importance de cet ouvrage. Partant d’une interrogation sur les difficultés propres à la France en matière de régulation du travail, cette deuxième édition profondément remaniée prend en compte les évolutions les plus récentes qui ont affecté les relations au travail: la crise économique et financière de 2008, l’émergence de nouveaux « territoires » professionnels aux niveaux local, européen et mondial, la réforme du dialogue social et des règles de la représentativité en France. Un nouveau chapitre analyse de façon approfondie les cas de quatre pays européens face à la crise. Antoine BEVORT est professeur de sociologie des relations professionnelles au CNAM. Membre du LISE (Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique), associé au CNRS et au CNAM, ses recherches portent sur la question syndicale, la démocratie et le capital social. Annette JOBERT est directrice de recherche au CNRS, membre de l’IDHE (Institutions et dynamiques historiques de l’économie), associé au CNRS et à l’ENS Cachan. Spécialiste reconnue de la négociation collective, elle enseigne à l’ENS de Cachan et au CNAM.
Lallement Michel ; Bevort Antoine ; Caillé Alain ;
Avec la notion de réseau, qui lui est d'ailleurs étroitement apparentée, le concept de " capital social ", quoique mal connu en France, est probablement celui qui a suscité le plus de travaux et de débats, d'ampleur internationale, en sociologie et en science politique, mais aussi en économie, depuis les années 1990. Il fonde en effet une hypothèse d'une importance cruciale: celle que l'efficacité économique d'un individu, d'une entreprise ou d'une nation ne dépend pas tant- ou pas seulement - de la quantité de capital économique dont ils disposent que de la dualité des relations sociales au sein desquelles s'insère leur activité. La thèse est fascinante, mais on devine toutes les questions qu'elle soulève. Qu'est-ce que la qualité d'une relation sociale? Peut-on la mesurer? Et comment? Derrière ces interrogations se cache un conflit doctrinal plus profond. Dans l'idée même de capital social, que faut-il privilégier : la dimension du capital ou celle du social? L'idée, utilitariste, que les relations sociales d'amitié ou de solidarité peuvent servir, de manière instrumentale, à la réussite économique? Ou bien, à l'inverse, celle qu'elles n'ont d'efficacité économique qu'à litre de sous-produit, que pour autant qu'elles sont d'abord recherchées et valorisées pour elles-mêmes? Sur tous ces points, dans le sillage des articles fondateurs de Pierre Bourdieu et Robert Putnam, difficiles d'accès en France, ici repris pour le premier, traduit pour le second, on trouvera dans cet ouvrage une synthèse sans équivalent des débats en cours et des analyses que le concept autorise.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.