Qu'est-ce que le "français de spécialité'? Le terme, couramment employé pour désigner tantôt un enseignement sur objectifs spécifiques, tantôt un domaine particulier des sciences - le français de la littérature, des affaires ou juridique par exemple - n'est peut-être pas aussi précis qu'il n'y paraît. Comment doit-on comprendre l'articulation entre l'enseignement d'une langue à objectifs spécifiques - et singulièrement le français - et l'apport culturel dans une salle de classe? Les vingt-et-une contributions de ce recueil envisagent la problématique de la langue de spécialité sous un jour nouveau en confrontant leurs analyses. Plusieurs parties jalonnent l'ouvrage: la première évalue des enjeux théoriques et culturels de la mobilité estudiantine et le cadre des"cultures en discours'. Elle représente en quelque sorte la base théorique nécessaire à l'étude de la discipline. La deuxième partie confronte les exigences académiques aux objectifs professionnels en offrant au lecteur quelques analyses complètes des approches universitaires. La troisième propose une série de pratiques de l'enseignement de la diversité, sous ses aspects linguistiques, pragmatiques et culturels. Elle montre ainsi la diversité des points de vue sur la question. La quatrième partie est composée de contributions relevant plus volontiers de la méthodologie et du statut du français de spécialité dans l'enseignement, notamment supérieur. Enfin, une dernière partie s'intéresse à des cas précis de la pratique des langues de spécialité dans l'insertion professionnelle, de la terminologie en école de management ou de la double formation des enseignants. Cet ouvrage s'adresse principalement aux enseignants et chercheurs qui travaillent en didactique du Français Langue Étrangère. Les vingt-et-une contributions qui composent cet ouvrage sont une sélection d'articles faisant suite au colloque "Apprendre une langue de spécialité: enjeux culturels et linguistiques", organisé par le département des Langues, Cultures & Communication de l'École Polytechnique les 14 et 15 septembre 2006 au Ministère de la Recherche (Paris).
Nombre de pages
264
Date de parution
25/10/2008
Poids
464g
Largeur
170mm
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EAN
9782730214612
Titre
Le français de spécialité. Enjeux culturels et linguistiques
Le français est du latin parlé." Ferdinand Brunot, Histoire de la langue française des origines à 1900. Dire que le français, langue romane, est issu du latin, c'est enfoncer une porte ouverte. Mais sait-on bien dans quelle mesure il l'est ? Il ne s'agit pas (seulement) de parler des emprunts directs que notre langue a faits à celle des Romains (par exemple, les locutions a priori ou nec plus ultra) ; ce que l'on découvre sous la houlette d'Olivier Bertrand, c'est que la grande majorité de notre lexique est en réalité l'héritière de deux latins : un latin parlé, qui a évolué naturellement, en même temps que la population qui l'employait, et un latin savant, auquel on a emprunté plus tardivement et consciemment des mots. C'est ainsi que "cheval" et "équestre" sont tous deux des mots venus du latin. Mais pas du même latin. Entrer dans l'histoire de cette filiation, c'est embrasser tout à la fois l'histoire de la langue, celle de la pensée, et celle de la société. Membre de l'Académie française, maintes fois récompensé pour son oeuvre littéraire, Erik Orsenna, parrain de cette collection, est un amoureux gourmand de la langue française. "J'ai accepté, d'enthousiasme, de parrainer cette nouvelle collection. Il s'agit d'une bataille contre le gâchis, contre l'oubli de nos richesses, contre l'assèchement de nos sources. Entrez dans ces livres. Laissez-vous guider. Cette collection est là pour vous le rappeler : chaque langue est un regard, chaque langue est une pensée. La langue, c'est la vie !" Erik Orsenna
Il est vray que le mot Algebre est un mot Arabe ; mais il est primitif de la langue, & il luy a été donné par son auteur qui étoit Arabe." Antoine Furetière, article "Algèbre" du Dictionaire universel. Le français est en grande partie l'héritier du latin sous ses deux formes, parlée et savante ; mais il a également beaucoup emprunté aux autres langues au fil des siècles. A la faveur des rencontres entre les peuples - du fait des invasions, des guerres ou, plus pacifiquement, du commerce, de la culture, des sciences -, son lexique s'est enrichi et construit. Durant les premiers temps du français, ce fut l'influence des langues gauloise et germanique qui s'exerça ; ensuite, l'arabe, le scandinave, l'italien, entre autres, lui offrirent de nouveaux mots, pour désigner de nouvelles réalités. Olivier Bertrand dessine l'arbre généalogique du vocabulaire français, avec ses ramifications multiples et souvent tortueuses. De Jupe à Charlatan, de Truand à Crapaud, ce sont mille histoires, mille voyages et mille surprises.
Le mot dandy implique une quintessence de caractère et une intelligence subtile de tout le mécanisme moral de ce monde." Charles Baudelaire, Le Peintre de la vie moderne, III. Charles Baudelaire fit beaucoup pour la diffusion du nom dandy en français. Comme lui, d'autres auteurs du XIXe siècle introduisirent dans la langue des mots anglais. Mais les écrivains ne sont évidemment pas les seuls à contribuer au phénomène linguistique de l'emprunt. Le français s'est nourri de termes issus des langues les plus diverses depuis son origine, au gré des échanges culturels et commerciaux, des guerres, des conquêtes, des découvertes (territoriales, culinaires ou scientifiques). Ce second volume consacré aux mots français venus d'ailleurs évoque les Temps modernes et l'époque contemporaine. Des créations néologiques très raisonnées du Grand Siècle aux innovations lexicales accompagnant les progrès scientifiques du siècle des Lumières, de l'Amérique à l'Asie et du tupi au japonais, nous poursuivons avec Olivier Bertrand le voyage à travers l'histoire du vocabulaire français, qui est aussi celle de notre culture.
Cet ouvrage propose une présentation structurée de la formulation et la mise en ?uvre de la simulation numérique par éléments finis en mécanique des solides déformables. Il présente et développe les concepts et techniques permettant la transposition, en termes de codes de calcul de structures mécaniques industrielles, des notions fondamentales de mécanique des milieux continus solides, et ce dans le cadre d'analyses en régimes (a) statique linéaire, (b) quasistatique non-linéaire et (c) dynamique linéaire. L'exposé théorique est complété et illustré au moyen de programmes d'initiation écrits en Matlab (librement accessibles par Internet) mettant en ?uvre les notions développées dans cet ouvrage et conçus comme support pratique à un enseignement. Le texte combine ainsi l'exposition des principes et des méthodes avec la présentation détaillée de ces programmes et d'exemples les mettant en ?uvre. L'ouvrage est complété d'une annexe écrite par Andrei Constantinescu (directeur de recherche au CNRS) présentant la mise en ?uvre des principaux concepts dans l'environnement Cast3M développé par le CEA. Issu d'un enseignement de l'Ecole Polytechnique, cet ouvrage s'adresse aux étudiants d'école d'ingénieur ou de 2e ou 3e cycles universitaires, ainsi qu'aux ingénieurs et chercheurs. Il constitue une suite naturelle à un enseignement de mécanique des milieux continus
François Golse est professeur des universités et professeur à l'Ecole polytechnique. Ses recherches portent sur l'analyse des équations aux dérivées partielles de la physique mathématique. La théorie des distributions, construite par Laurent Schwartz vers 1950, est le cadre le mieux adapté à l'étude systématique des équations aux dérivées partielles. L'objectif de ce livre est de donner un exposé approfondi du calcul des distributions permettant d'aborder la plupart des questions relatives à l'analyse des équations aux dérivées partielles linéaires à coefficients constants. Le cas des équations aux dérivées partielles d'ordre un, étudié au début de l'ouvrage, sert de motivation à la notion de distribution et aux principales opérations du calcul des distributions (dérivation, multiplication par une fonction indéfiniment dérivable, produit de convolution, transformation de Fourier...). L'étude détaillée de ces différentes opérations occupe la première partie de ce livre. La deuxième partie de l'ouvrage est consacrée à une présentation de la théorie des équations aux dérivées partielles linéaires à coefficients constants d'ordre supérieur à un. Cette théorie est présentée à travers les principaux exemples d'équations aux dérivées partielles de la physique mathématique (équations de Laplace et de Poisson, de la chaleur, de Schrödinger et des ondes), étudiées systématiquement du point de vue de la notion de " solution élémentaire " et de " solution au sens des distributions des problèmes de Cauchy ". Cet ouvrage ne fait appel qu'au minimum des notions de topologie et d'analyse (intégration, calcul différentiel, fonctions holomorphes d'une variable complexe...) indispensable à l'exposé. Toutes les notions présentées sont illustrées par de très nombreux exemples traités en détail. Ce livre s'adresse principalement aux étudiants en master de mathématiques et aux élèves des écoles d'ingénieurs, ainsi qu'aux candidats à l'agrégation de mathématiques.
Avec le sens de la prophétie qui l'habitait, Victor Hugo faisait s'exclamer en ces termes euphoriques l'étudiant Enjolras dans ses Misérables (1862) : " Citoyens, le XIXe siècle est grand mais le XXe sera heureux. Alors plus rien de semblable à la vieille histoire, on n'aura plus à craindre comme aujourd'hui une conquête, une invasion, une rivalité de nations à main armée, une interruption de civilisation dépendant d'un mariage de rois, et l'échafaud et le glaive, et les batailles et tous les brigandages du hasard dans la forêt des événements. On pourrait presque dire : il n'y aura plus d'événements. On sera heureux. " Un siècle plus tard, c'est un autre constat que lui opposent les philosophes. " Il n'y aura pas d'histoire universelle conduisant de la barbarie à l'humanité mais bien une histoire universelle conduisant de la fronde à la bombe H ", lui rétorque ainsi laconiquement Théodor Adorno. Que s'est-il donc passé entre l'utopie hugolienne et ce retour au réel " inhumain " ? Comment le XXe siècle a-t-il mis un abîme entre Victor Hugo et nous ? Comment pouvons nous penser cet abîme et donc ce siècle ? Tel est l'objet de cet essai. Ce livre est né d'un cours en 8 leçons prononcé au sein du département Humanités et sciences sociales de l'Ecole polytechnique par Alain Finkielkraut de 1998 à 2000 devant trois promotions successives d'étudiants. Il s'adresse en fait à tous ceux qui, à l'heure de sa " fin " ou de son " repli ", souhaitent " penser " le XXe siècle, ses acteurs et ses enjeux.
Cet ouvrage est destiné aux étudiants de maîtrise, DEA et thèse travaillant sur la chimie des métaux de transition et la catalyse homogène ainsi qu'aux professeurs et chercheurs non spécialistes qui souhaitent se familiariser rapidement avec ce domaine en pleine expansion. Cet ouvrage présente les principaux faits de la chimie moléculaire des métaux de transition sous deux angles complémentaires. Le premier angle de vue est descriptif avec un choix d'objets et de réactions suffisamment sélectif pour éviter un effort de mémoire trop important. Le deuxième angle est explicatif avec une rationalisation qualitative des structures et des réactivités observées sur la base du formalisme des orbitales frontières. Le lecteur peut ainsi maîtriser facilement les bases de cette chimie non classique. Ces bases descriptives et théoriques sont complétées par un survol des principales applications en synthèse organique et en catalyse homogène. Un choix de 300 références bibliographiques, certaines très récentes, lui permet en outre d'approfondir les points qui ont attiré son attention.