Lecture de la poésie de Keats au prisme de la couleur, cet essai critique s'adresse autant aux étudiants qui préparent l'agrégation qu'aux chercheurs en poésie ou aux spécialistes du romantisme. Il décline les couleurs du texte keatsien : le blanc, le bleu, le jaune, le vert et ce rouge (sang) qui parfois vire au noir. Jeu de miroirs et de coloris, le poème procède à des alliances et assemblages multiples. Ce volume embrasse la richesse de ce chromatisme afin de composer une nouvelle image de poèmes, pour certains très connus. Le changement d'optique ou de perception, les phénomènes d'invisibilité ou de trompe-l'oeil permettent d'envisager, à chaque fois, les modes d'écriture du poète sous un angle différent. De la page blanche à la "terreur sacrée de l'arc-en-ciel", ce "kaléidoscope de Keats" est donc un instrument de lecture de sa poésie autant que l'objet d'une fascination aussi bien scientifique que ludique.
Nombre de pages
193
Date de parution
12/04/2023
Poids
292g
Largeur
171mm
Plus d'informations
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EAN
9782840165248
Titre
Le kaléidoscope de Keats
Auteur
Bertonèche Caroline
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
171
Poids
292
Date de parution
20230412
Nombre de pages
193,00 €
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Au XIXe siècle, John Keats fit l'objet d'une mythification qui, deux siècles après sa mort, continue de faire école. Par un jeu de détournements de la réalité, Keats s'est forgé une figure ambiguë qui favorisa les mauvaises lectures et interprétations de ses contemporains comme de ses héritiers. Nombreux furent les critiques à s'ériger en détracteurs de sa poésie, nourrissant la vision d'un poète à la personnalité hybride, dont la faiblesse, dite féminine, devait expliquer la morbidité précoce. Les membres du cercle de Keats ont également pris part au travestissement de l'artiste et de son oeuvre, tel le peintre Joseph Severn qui, par la transmission de faits erronés, encouragea certaines trahisons du sens. De ces "mécompréhensions" sont nées diverses mythographies, dont la plus remarquable est certainement celle que déploie Percy Bysshe Shelley dans son Adonais. Admirateur rival, Shelley livre une élégie qui, si elle prétend rendre hommage au génie de Keats, interroge par ailleurs les modalités du genre ainsi que la façon dont le défunt poète avait conçu la pérennité de son art.
Entre info, intox et pseudo-expertise, comment savoir ce qui est vrai ? En apprenant enfin comment la science construit, et parfois rate, la vérité. Quel est le point commun entre Protée, la divinité homérienne, et Didier Raoult ? Pourquoi tous les modèles de COVID-19 se sont-ils trompés ? Qu'est-ce qui fait qu'un résultat statistique devient une vraie preuve ? Cet ouvrage répond à ces questions et à bien d'autres, en ouvrant la porte de la méthodologie quantitative, celle qui s'attelle à compter, mesurer, tester, répliquer. De l'âge d'or de Bagdad, celui des savoirs qu'Avicenne synthétise, à Cambridge, où Pearson et Fisher ont forgé la statistique moderne, il relie histoire des idées et outils d'analyse. Dans ce livre, je vous fais d'emblée une promesse : tous ces concepts, soi-disant incompréhensibles, je vous les rendrai accessibles. Mieux, je m'efforcerai, chaque fois que je le peux, de vous expliquer l'histoire, l'utilité et les faiblesses de chaque approche. Chercheur, étudiant ou simple curieux, vous apprendrez à lire une étude, évaluer une preuve et éviter les illusions statistiques. Une boussole pour penser plus clair dans un monde saturé de chiffres.
Favorisant regards obliques et courts-circuits, la comparaison inattendue, dans l'analyse esthétique des films, produit des affinités insoupçonnées, charge les oeuvres d'une nouvelle intensité et bouscule l'histoire des formes filmiques. Dans l'analyse esthétique des films, la comparaison des oeuvres est un geste dont on ne mesure pas toujours les conséquences, et dont on peut se demander où il peut conduire. Cet ouvrage entreprend d'explorer l'aventure intellectuelle que constitue la comparaison lorsque l'analyste confronte des oeuvres que rien n'appelait à réunir, ce qu'on appelle en français le "mariage de la carpe et du lapin" . D'où la comparaison tire-t-elle son impulsion ? Sa légitimité ? Quelle connaissance produit-elle ? Quels types de problèmes pose-t-elle ? Quelle est, finalement, son efficacité heuristique ? La Carpe et le Lapin interroge les bénéfices d'une telle démarche, montre dans quelle mesure elle constitue une opération productive, justifiant la hardiesse des rapprochements. En s'efforçant d'évaluer réflexivement risques et profits, cet ouvrage voudrait rendre le lecteur sensible au potentiel comparatif du film ; l'ouvrir, en toute lucidité, à cette attitude réactive et audacieuse, en étant à l'affut des similitudes et affinités inspiratrices d'analyse - une analyse des possibles, mobilisant l'imagination.
Et si la notion de " social ", aujourd'hui incontournable pour penser les phénomènes humains, n'avait pas été configurée dans les grands textes théoriques, comme le Contrat social ou les Leçons de sociologie d'Auguste Comte, mais dans le corpus minoré et souvent fictionnel des études de moeurs ? C'est au sein de cette famille de textes, réunissant des formes aussi diverses que des tableaux, des études ou des romans, et entretenant des liens étroits avec la presse, que le social, ce " mot nouvellement introduit dans la langue " d'après l'Encyclopédie, s'est mis à désigner un nouveau champ de savoir qu'il s'agissait d'explorer à partir de pratiques inédites d'observation. En revenant sur ces corpus du xviiie au xixe siècle, cet ouvrage montre comment une histoire littéraire attentive aux marges du canon peut ouvrir de nouvelles perspectives sur un événement décisif : le passage du " monde " à la " société " et des " sciences morales " aux " sciences sociales ".