Ni fiction poétique ni étude savante, cet ouvrage à part invite son lecteur à partager l'expérience nocturne d'un éblouissement spirituel. Six dialogues imaginaires, unissant la voix de l'auteur à celles de ses visiteurs d'outre-tombe, tracent le chemin initiatique du dépassement de la contradiction. L'auteur convie ses hôtes à des entretiens inhabituels, où ils se trouvent confrontés à leurs pairs, à leurs exégètes, à leurs lecteurs, et souvent à eux-mêmes, pour parvenir ainsi à une perception plus aiguë de leur ?uvre. De surprenants liens associatifs relient ou délient Lautréamont, Nerval, Valéry, Hesse, Nietzsche et Thomas Mann, au gré d'affinités électives ou d'oppositions irréductibles de leur conscience. Rompue aux subtilités herméneutiques du débat contradictoire (Simone Bernard-Dupré est avocat de profession), l'auteur recueille les aveux, reçoit les témoignages, accueille sans réserve les requêtes, les attaques ou les défenses des uns et des autres, s'y investit au point de faire siens les antagonismes manifestes ou latents tout autant que les déchirements les plus intimes, afin de pouvoir alors se prononcer et départager en son âme et conscience. Les échanges qui en résultent éclairent subitement, par le déploiement des oppositions particulières, la pente essentielle de l'esprit humain, qui est quête de l'Unité.
Nombre de pages
206
Date de parution
02/02/1999
Poids
250g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782204062213
Titre
Nuits de lumière
Auteur
Bernard-Dupré Simone
Editeur
CERF
Largeur
135
Poids
250
Date de parution
19990202
Nombre de pages
206,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cette brume légère, bleutée, au petit matin, sur la savane, telle une lointaine réminiscence... Que s'est-il donc passé, hier ou le mois précédent ? Grands dieux, que s'est-il donc passé, que cache cette brume légère, à fleur d'esprit, à fleur de conscience, tandis que s'imposent peu à peu à moi des odeurs, des sons... J'entends à présent une mélopée africaine, c'est cela, et je la vois aussi bien sous mes paupières lasses, à la fois lancinante et joyeuse, dans des claquements de mains, des déhanchements lascifs et de grands rires d'enfants. C'est, en moi, l'Afrique australe, au plus près, au plus loin, lieu de toutes les amours, de toutes les utopies. Au plus loin, au plus près, comme un appel, comme un rappel, entendu, sans y prendre garde, dans un restaurant à la mode, à Paris même, au moment où je m'y attendais le moins, même si je l'espérais en secret..."
L'idée d'écrire cet essai est venue à la faveur de voyages professionnels en Afrique. Simone Bernard-Dupré y découvre les traces enfouies de l'esclavage, celles des colonisations, et y perçoit les empreintes qui demeurent et demeureront gravées, tant que les esprits eux-mêmes n'auront pas été, selon l'expression d'Achille Mbembé, "décolonisés" . Ce "cri de l'Homme" est celui de l'Homme contre lui-même ; il procède du sentiment que l'Homme est à la fois coupable du pire et capable du meilleur. L'auteur scrute les sources du Mal, et s'interroge sur les répercussions du Mal au plus profond du cur des bourreaux. Gardant sa foi en l'Homme, l'auteur s'interroge : l'Homme peut-il encore pousser un cri, un cri de révolte contre lui-même, un cri qui lui fasse retrouver son humanité perdue ? Ce livre sera le point de départ d'un mouvement, d'un combat, pour que l'Homme émerge de son "dérèglement" , selon l'expression d'Amin Malouf. L'auteur esquisse la voie de ces "retrouvailles" de l'Homme avec lui-même, au travers de Satprem, d'Etty Hillesum... Il y aurait tant de choses à dire et à faire... mais écoutez d'abord ce "cri" .
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...