La consolidation des comptes consiste à élaborer l'image comptable d'un groupe d'entreprises comme si celui-ci, au lieu d'être une nébuleuse de sociétés juridiquement distinctes et publiant séparément leurs comptes, ne constituait qu'une seule et même entité. L'obligation de produire des comptes consolidés a constitué un premier pas vers une meilleure information financière sur les groupes de sociétés. Mais les récents scandales financiers ont montré la fragilité des processus de reddition de comptes. Le cas Enron, qui porte notamment sur une manipulation des frontières du groupe, en est la parfaite illustration. Dans un contexte de crise financière sans précédent, cet ouvrage vient à point nommé pour qui souhaite mieux comprendre cette technique et ses implications. L'approche n'est pas que techniciste. L'auteur livre une histoire qui replace son objet d'étude dans son contexte économique, politique et social, ce qui permet d'en apprécier pleinement les enjeux. Une histoire incarnée dans des individus (comptables et auditeurs bien sûr, mais aussi juristes, hommes politiques, économistes, managers...) et dans des collectifs (entreprises, groupes d'études, organismes officiels ou encore cabinets de consultants anglo-américains). Cette histoire, qui débute à l'aube des années 1930 et qui s'achève au milieu des années 1980, met en évidence la diversité des préoccupations et des approches, mais également les points de convergence et les désaccords entre les parties prenantes. Cette recherche s'appuie sur une documentation abondante, issue d'une multiplicité de sources. Archives d'entreprises et d'institutions diverses, littérature technique (ouvrages, presse technique et professionnelle, presse financière...) ou encore travaux parlementaires, ont été sollicités, le tout complété et recoupé par des entretiens avec des acteurs du moment (experts-comptables, directeurs financiers, responsable des affaires comptables de l'ex-Commission des opérations de Bourse...). Étudiants, praticiens et chercheurs en histoire ou en gestion trouveront au fil des pages de cet ouvrage matière à réflexion sur les dispositifs de gestion qui structurent nos sociétés.
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Nombre de pages
350
Date de parution
14/01/2010
Poids
568g
Largeur
155mm
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EAN
9782753508958
Titre
Les comptes de groupe en France (1929-1985). Origines, enjeux et pratiques de la consolidation des c
Cette 3e édition enrichie et mise à jour propose une mise en pratique du cours dispensé dans le manuel de Comptabilité financière : ! FRS versus normes françaises de J Richard, D Bensadon et C Collette et offre une comparaison systématique des normes françaises et des IFRS. Chaque chapitre se subdivise en : un rappel du cours renvoyant aux chapitres du manuel ; des questions ponctuelles ; des questions à choix multiples (QCM) ; des questions de réflexion ; des cas pratiques ; des corrigés. Toutes les questions, cas pratiques et exercices donnent lieu à un corrigé commenté afin de permettre une meilleure acquisition des notions. Ce tout-en-un constitue un véritable atout pour la préparation aux examens et concours (agrégation, CAPET...).
Bensadon Didier ; Praquin Nicolas ; Touchelay Béat
Cet ouvrage est le fruit d?une collaboration intensive entre des chercheurs issus de nombreux champs des sciences sociales et humaines ; il ne doit donc pas être considéré comme un ouvrage de gestion ou d?histoire de la gestion mais comme un ouvrage de réflexion pluridisciplinaire où les contributeurs ont participé à définir, selon des angles d?approches variés, ce que pouvait être la comptabilité entendue dans un sens large. Le lecteur y trouvera certes la définition de certains termes techniques comptables qui lui permettront de comprendre la genèse des pratiques contemporaines ou la façon dont la comptabilité structure les pratiques de certaines professions (i e : analystes financiers, actuariat, audit). Mais il y trouvera également des éléments de compréhension de la façon dont la comptabilité a contribué à transformer le monde économique et à le diriger vers le régime capitaliste. La comptabilité est ici abordée comme une pratique sociale qui engage non seulement ceux qui l?utilisent mais aussi la société dans son ensemble. Il est ainsi fait des liens entre la comptabilité et le droit des faillites, le droit des sociétés ou le droit fiscal, entre la comptabilité et la bourse, entre la comptabilité et l?émancipation des femmes, entre la comptabilité et les scandales financiers. L?objectif d?un tel ouvrage est de "dé-technaliser" la comptabilité pour en faire un objet vivant, certes historiquement construit, mais en prise avec le réel et la réalité d?aujourd?hui. Il n?est donc nullement destiné exclusivement aux professionnels comptables ou aux étudiants en comptabilité, même si ceux-là y trouveront certainement de nombreux éléments à même d?intéresser leurs pratiques ou leurs apprentissages. Il vise un public ouvert à la compréhension du rôle qu?une technique chiffrée peut avoir dans la transformation du monde.
Le manuel millésimé de Comptabilité et audit a été conçu pour préparer l'épreuve 4 du diplôme supérieur de comptabilité et de gestion (DSCG), grade Master (M). L'UE 4 compte parmi les UE les plus importantes du DSCG et ne bénéficie d'aucune dispense ! Il comprend 18 chapitres, conformément au nouveau programme où l'on distingue quatre domaines : - les opérations de restructuration ; - les normes comptables internationales ; - les comptes groupes ; - l'audit. Chacun des problèmes comptables fait l'objet d'explications approfondies : - mentionnant les sources légales et réglementaires (Code de commerce, PCG, IFRS) ; - assorties d'encadrés sur les normes en relation avec la question traitée ; - illustrées d'exemples, montrant le jeu des comptes et, s'il y a lieu, l'incidence fiscale. Le droit comptable, au sens le plus large, est en permanente évolution. Cette édition intègre donc la dernière version du Plan comptable général, des IFRS, des normes professionnelles des experts-comptables, des normes d'exercice professionnel des commissaires aux comptes et des codes de déontologie. En complément, pensez à utiliser l'ouvrage de révision et d'entraînement Tout le DSCG 4 Comptabilité et audit ainsi que l'ouvrage dédié aux cas pratiques de l'UE 4.
Bensadon Didier ; Mikol Alain ; Lepève Vincent ; R
Conforme au Nouveau PCG 2025 Règlement ANC 2022-06 Il comprend 18 chapitres, conformément au nouveau programme où l'on distingue quatre domaines : - les opérations de restructuration ; - les normes comptables internationales ; - les comptes de groupe ; - l'audit. Chacun des problèmes comptables fait l'objet d'explications approfondies : - mentionnantles sources légales et réglementaires (Code de commerce, PCG, IFRS) ; - assorties d'encadrés sur les normes en relation avec la question traitée ; - illustrées d'exemples, montrant le jeu des comptes et, s'il y a lieu, l'incidence fiscale. Le droit comptable, au sens le plus large, est en permanente évolution. Cette édition mise à jour chaque année intègre donc la dernière version du Plan comptable général, des IFRS, des normes professionnelles des experts-comptables, des normes d'exercice professionnel des commissaires aux comptes et des codes de déontologie. Un nouveau développement sur l'information en matière de durabilité permet enfin d'aborder les dernières évolutions de la doctrine comptable et du cadre normatif de l'UE.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.