L'église de l'Archange-Michel dans le monastère copte de Baouît
Bénazeth Dominique
IFAO
84,00 €
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EAN :9782724707786
Plus qu'un simple rapport des fouilles menées par le Louvre et l'Ifao de 2003 à 2007, ce volume ambitionne de présenter l'église nord de Baouît en rassemblant toute la documentation disponible, et en particulier celle récemment publiée dans B. Chassinat, Fouilles à Baouît (MIFAO 134), qui porte sur la campagne de 1902. La première partie concerne l'archéologie. Suivent des exposés sur l'architecture, le décor et le mobilier, qui montrent l'état passé et présent du monument. Certaines séries sont présentées sous la forme d'un catatalogue : les sculptures, les bois, les peintures figuratives sur bois, les éléments du mobilier. Les textes et les inscriptions apportent le témoignage de leurs auteurs, qui ont connu l'église lorsqu'elle était en fonction. Les indices de cette partie viennent enrichir le corpus épigraphique de Baouît. La chronologie, du VIIIe au Xe siècle, repose sur des documents datés, sur l'étude architecturale, sur l'observation de réfections du décor et sur quelques datations au carbone 14. Une annexe est consacrée à la conservation et à la restauration du monument et des objets qui en proviennent, aujourd'hui disperses entre plusieurs musées.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
545
Date de parution
25/01/2022
Poids
2 510g
Largeur
245mm
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EAN
9782724707786
Titre
L'église de l'Archange-Michel dans le monastère copte de Baouît
Auteur
Bénazeth Dominique
Editeur
IFAO
Largeur
245
Poids
2510
Date de parution
20220125
Nombre de pages
545,00 €
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SI ELLE ADOPTE le principe du Catalogue général du musée du Caire, cette nouvelle version consacrée aux antiquités coptes est toutefois beaucoup plus développée que la précédente, rédigée il y a cent ans par Joseph Strzygowski. Cette dernière remplissait un seul volume du CGC, regroupant toutes les techniques de production ; une quinzaine de catalogues sont maintenant programmés par le Conseil supérieur des antiquités. C'est qu'au cours du XXe siècle, la collection cairote a beaucoup évolué. Transférée du Musée égyptien à celui du Vieux-Caire, elle s'est associée au fonds du Musée copte. Puis elle s'est enrichie grâce au produit des fouilles, aux achats et aux dons. Aux 288 entrées réservées à la collection métallique dans la publication de 1904, il faut aujourd'hui en ajouter plus de 1 200. Les luminaires, encensoirs et trésors d'églises recensés dans cet ouvrage constituent une première partie du catalogue exhaustif des objets en métal conservés au Musée copte du Caire. Le matériel reflète une grande diversité dans les provenances, les matières, les époques. Classé en 329 notices détaillées et commentées, il se rapporte au double thème de la lumière et du feu. Afin de ne pas dissocier leurs luminaires, quelques ensembles liturgiques sont regroupés en annexe. Ainsi, le célèbre trésor de Louxor se voit-il à nouveau publié, avec un nouvel éclairage, pris à la source même des objets.
Le deuxième volume du Catalogue général du Musée copte dont les deux tiers des objets présentés sont inédits. Il aura fallu attendre une vingtaine d'année ce deuxième volume du Catalogue général du Musée copte. Objets en métal. Cette longue période a permis à l'auteur d'approfondir ses connaissances dans les domaines concernés par une collection extrêmement diverse et d'améliorer le contenu des 326 notices, qui présentent en tout 449 pièces. L'édition des textes portés par certains objets n'avait pas été systématique dans le premier volume. Grâce à la collaboration d'éminents spécialistes, une nouvelle rubrique " Inscription " donne les textes grec, copte, arabe, guèze, turc, arménien et slavon. Après les objets en rapport avec la lumière et le feu, luminaires et encensoirs, ainsi que des " trésors " d'églises, le nouveau volume contient, dans une première partie, des objets liturgiques ou à fort caractère chrétien : instruments consacrés ou utilisés par le clergé, ornements vestimentaires ecclésiastiques, croix de toutes sortes, mobilier, témoignages de piété personnelle ; une section regroupe des faux produits au début du xxe siècle dans le Fayoum. La seconde partie inclut une centaine d'objets qui entrent dans des typologies semblables aux précédentes tout en étant profanes : couverts, instruments de musique, bassins, pichets, plats et plateaux, ceintures.
Chantier de l'Institut fiançais d'archéologie orientale depuis 1901, le complexe monastique de Baouît a livré parmi les plus riches exemples de l'art et de l'architecture coptes, notamment retranscrits en 1911 dans le MIFAO 13, Fouilles à Baouît 1. La suite de cet ouvrage n'a jamais paru. Le lot d'archives ici présenté comporte néanmoins une courte introduction d'Emile Chassinat (1868-1948) et la plupart des planches qu'il avait déjà maquettées. Il témoigne de la volonté de l'auteur de livrer au monde savant la totalité de son travail à Baouît. Publier cette suite après plus d'un siècle dans la collection da MIFAO est un hommage rendu au travail d'Emile Chassinat. Nous y croisons le savant, le directeur de l'Ifao, l'archéologue chef du charrier, l'épigraphiste, le photographe et l'imprimeur, entre autres qualités de cet auteur rigoureux. Le volume enfin terminé sort au moment où les fouilles reprises par le musée du Louvre et l'Ifao ont exploré le secteur des églises. Il préfigure une monographie sur l'église dire nord et l'étude de la grande église D, donc la fouille se poursuit à ce jour. tee
La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.