Dans quel régime vivons-nous? Depuis l?entrée en vigueur du traité de Lisbonne et la réforme constitutionnelle en 2007, les Français savent que leurs dirigeants se sont assis sur leur volonté. Ils ont dit Non au TCE en 2005, mais députés et sénateurs ont voté Oui au traité de Lisbonne. Le Parlement n?est même plus une chambre d?enregistrement, vidé qu?il est de ses prérogatives par les structures européennes qui décident des règles et des lois. Il n?exerce plus le rôle qui lui est conféré théoriquement par les électeurs. Le système des partis sans Parlement, en quelque sorte! Grâce aux sondages, on tente de fabriquer la pensée de citoyens déboussolés; on perfectionne les méthodes pour leur laisser croire que leurs opinions sont celles de la classe dirigeante. Le mépris de celle-ci à l?égard du peuple est d?autant plus violent qu?il est assis sur la certitude de détenir la vérité. La crise économique, révélatrice des fautes incroyables des banques, aurait pu permettre une remise à plat des institutions. Au contraire, on accélère les « réformes » dans le même sens. Non, ceci n?est pas une dictature. Parler de marche vers la dictature est exagéré, ou inapproprié, car il n?y a pas de dictateur, mais comment qualifier autrement l?évolution actuelle? André Bellon est polytechnicien, administrateur de l?Insee. Ancien député socialiste des Alpes-de-Haute-Provence (1981-1993), et ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l?Assemblée nationale (1992-1993), il est aujourd?hui le président de l?Association pour une Constituante.
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Nombre de pages
194
Date de parution
21/09/2011
Poids
174g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782755506181
Titre
Ceci n'est pas une dictature
Auteur
Bellon André
Editeur
1001 NUITS
Largeur
125
Poids
174
Date de parution
20110921
Nombre de pages
194,00 €
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Je ne suis pas altermondialiste; et pourtant, je suis solidaire des centaines de milliers de manifestants qui s'expriment pour un autre monde dans les rues des mégapoles où survit une humanité de plus en plus paupérisée, soumise, méprisée. [...] Je suis antimondialiste. Non par un goût ou une attirance particulière pour le passé. Mais je sais que la mondialisation est un concept déjà dépassé, que les grandes luttes qu'elle a suscitées contre elle ne sont que les prémices de sa remise en cause. Je suis antimondialiste parce que je crois que la période qui s'ouvre demande aux hommes de retrouver une identité politique, loin de ces magmas idéologiques sans signification concrète qui leur sont imposés pour mieux pervertir leur pensée; parce que je crois que la revitalisation de la politique, attribut essentiel de l'homme libre et donc du citoyen, et le retour de l'humanisme passent par le combat contre le concept même de mondialisation." Témoin des défaites politiques, des renoncements philosophiques, des capitulations sociales, des trahisons économiques qui ont conduit la gauche occidentale dans l'impasse, André Bellon met en garde contre la bonne conscience et les recettes démagogiques qui pourraient frapper le mouvement de rejet de la mondialisation. Biographie de l'auteur Polytechnicien, André Bellon fut longtemps député PS des Alpes de Haute-Provence. Ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, il a publié avec Anne-Cécile Robert, journaliste au Monde diplomatique, Un totalitarisme tranquille. La Démocratie confisquée (Syllepse, 2001) et Le Peuple inattendu (Syllepse, 2003).
J'ai vécu, pour ma part, le moment historique des années 1980 à un bon poste d'observation. Douze ans député, puis deux ans président de la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale, j'ai pu analyser les gestes, les déclarations, les attitudes de nombreux acteurs importants de ce moment de rupture, avant et après 1983. Si j'ai décidé d'écrire cet ouvrage, ce n'est pas pour expliquer une fois de plus les nouvelles relations sociales, économiques ou politiques construites au cours des années 1980. C'est pour décrire comment des esprits de gauche, pourtant préparés avant 1981 à une explosion de liberté, se sont lentement mais sûrement soumis à une nouvelle souveraineté qui perdure aujourd'hui. Nous, élus des années 1980, sommes collectivement coupables d'avoir participé à un jeu politique perverti. Combien exprimèrent-ils leur réprobation d'une politique contraire aux principes affichés ? Que sont devenues les m?urs politiques et les principes républicains censés les régir ? Et la liberté de penser ? Les citoyens ont trop vite et trop bien intégré l'idée qu'aucune autre politique n'est possible. Il fallait se soumettre au nouvel ordre mondial. Certains jugeront le terme de vassalité excessif. Il m'arrive de le trouver trop faible. Voici ma modeste contribution à l'histoire politique des années 1980. " A. B.
Résumé : Le 18 juin 1980, dans un village reculé de la Haute Provence, un événement inattendu se produit : Saint-Martin-les-Trous déclare son indépendance. D'abord perçue comme une excentricité locale, cette décision audacieuse devient rapidement un symbole national, déclenchant une série d'événements imprévisibles. Entre questions de solidarité, politique locale et quête d'identité collective, les habitants naviguent entre rêve utopique et dure réalité. Charles Litot, le maire charismatique, s'efforce de donner corps à ce projet insolite, tandis qu'une galerie de personnages hauts en couleur s'agite pour s'en attribuer les mérites ou en tirer profit. Au milieu du chaos, Jacques, unique voix dissidente, tente de résister même si, au fond, il voudrait surtout que Roxane tombe amoureuse de lui. Une satire sociale mordante, aux situations absurdes qui pose un regard incisif sur la condition humaine et les paradoxes de nos sociétés modernes.
Bellon André ; Crépin Jean-Pierre ; Belhaj Kacem M
Y a-t-il encore un peuple français ? Y a-t-il encore des citoyens ? Poser la question est déjà une réponse aux angoisses du moment historique que nous vivons. C'est surtout une révolte contre l'oppression qui s'est développée depuis maintenant 40 ans. Tout a été fait pour nous nier : en tant qu'êtres politiques, mais encore pis en tant qu'êtres pensants. Nous sommes entourés d'objurgations. Certes, beaucoup résultent de questions réelles et nouvelles, économiques, climatiques et maintenant sanitaires. Mais comment accepter qu'elles soient l'alibi de notre aliénation, que le pouvoir décide que nous sommes incapables d'en débattre, de proposer des solutions ? Retrouver le peuple français ? Il est des moments où l'Histoire hésite. On appelle cela des tournants historiques. Et qu'on ne dise pas qu'on ne peut rien faire seul. Ce discours ne sert qu'à faire accepter les aliénations générales. On est seul quand on ne veut pas assumer ses responsabilités. L'Histoire prouve qu'on n'est jamais seul quand on tient un discours universel.
Nietzsche Friedrich ; Albert Henri ; Le Bos Antoin
Résumé : "Je viens des hauteurs que nul oiseau n'a jamais atteintes" . Génie ou folie ? Ecce Homo est l'autobiographie philosophique de Nietzsche, son dernier ouvrage avant qu'il ne sombre dans la démence. Il y défend, avec une verve exceptionnelle, l'originalité de son oeuvre et se construit sa propre légende. Traduit de l'allemand par Henri Albert
Résumé : Tu dois toujours agir, parler, penser comme si tu étais susceptible de mourir à l'instant même. Nul n'a à perdre qu'une vie, celle qu'il vit, et n'en vit qu'une, celle qu'il perd. Qui donc peut nous guider ? Une seule et unique chose, la philosophie". Alors que Rome est menacée, l'empereur Marc Aurèle note chaque jour ses réflexions et déceptions inspirées par le monde. Cette édition présente un choix des meilleurs passages de ce grand livre de la philosophie antique. Traduction du grec ancien par A. -P. Lemercier, révisée par Cyril Morana.
Résumé : Si tu veux que la gloire et les succès t'accompagnent, ne perds jamais de vue la doctrine, le commandement, la discipline, la prévoyance. Car celui qui excelle à résoudre les difficultés le fait avant qu'elles ne surviennent ; celui qui maîtrise autant l'approche directe et indirecte que la ruse triomphera. Voilà l'art de l'affrontement. Connais-toi toi-même et connais ton ennemi, ta victoire ne sera jamais mise en danger. Connais le terrain, connais le temps, ta victoire sera alors totale. Traduit du chinois par le père Amiot
Marx Karl ; Engels Friedrich ; Vaneigem Raoul ; La
Résumé : "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! " Le Manifeste du Parti communiste reste, près de cent quatre-vingts ans après sa parution, un texte de combat, plus que jamais d'actualité. Marx et Engels ont mis au jour la réalité de la "lutte des classes" et questionné notre rapport au travail et au pouvoir. Le Manifeste a connu un rayonnement mondial à travers les époques pour être aujourd'hui une référence. Traduit de l'allemand par Laura Lafargue