A l'aube du XXIe siècle, il paraît plus que jamais nécessaire de revenir sur les multiples transformations qu'a connues le précédent. Bien des siècles ont connu des avancées radicales et des réajustements de taille méritant que l'on s'y arrête et les étudie. Aussi peut-on, et même doit-on, poser cette question toute légitime : qu'est-ce qui distingue si nettement le XXe siècle ? Les notions de mutation et d'adaptation sont si fortement associées au XXe qu'elles en seraient devenues synonymes. Néanmoins, l'exception de ce siècle fut ressentie par tous ses contemporains, reconnue et attestée par les critiques qui se sont penchés sur les événements parfois cataclysmiques, souvent irrémédiables et à l'accélération exponentielle qui le distinguent. Cet objet d'étude unique par sa richesse et sa complexité mérite, encore et toujours, toute notre attention. Ce recueil envisage ainsi les multiples aspects que revêt le XXe : les mutations et adaptations de ce siècle tant attendu sont autant de modalités de négociation entre passé, présent et avenir. En effet, la Connaissance est, avec le hasard et la nécessité, depuis les origines de l'humanité, celle qui a fait le progrès car le progrès consiste probablement avant tout à mieux connaître le passé de l'Humanité afin de pouvoir envisager ses horizons futurs. Cet ouvrage se propose de cerner les notions de "mutation" et "adaptation" en soumettant les perspectives de disciplines rarement associées et qui sont ici entrées en dialogue. A l'aide d'approches critiques complémentaires dans le but d'offrir une réflexion pluridisciplinaire innovante qui tente de saisir l'essence mouvante de ce siècle, les dix contributions de ce collectif se situent à la charnière d'un millénaire et examinent tour à tour histoire politique et des idées, philosophie, esthétique, formes artistiques, littératures et langues. Par la multiplicité des pratiques et grâce à la diversité du corpus, le projet commun de ce volume entend dégager de grandes lignes en explorant, dans les petits coins de connaissance de chaque domaine, les mutations et adaptations du XXe. Se révèlent alors les contours d'un siècle singulier aux nombreux paradoxes, tiraillé entre continuité et rupture, collectif et individuel, identification et distanciation, et dont les résonnances se font aujourd'hui encore entendre.
Nombre de pages
221
Date de parution
25/06/2009
Poids
414g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782847364088
Titre
Mutations et adaptations. Le XXe siècle
Auteur
Becquet Alexandra ; Conilleau Claire
Editeur
NOUVEAU MONDE
Largeur
140
Poids
414
Date de parution
20090625
Nombre de pages
221,00 €
Disponibilité
Epuisé
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AGORA débats/jeunesse est une revue trimestrielle qui traite des questions de jeunesse, d'éducation et de vie associative. Portée par un comité de rédaction constitué par des universitaires, des spécialistes issus du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, du ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, du ministère de la Culture, du Commissariat général du Plan, de responsables associatifs et d'experts issus du Conseil de l'Europe, de la Commission européenne et de l'Unesco, la revue AGORA débats/jeunesse apporte une contribution fondamentale à la compréhension des questions de jeunesse et de vie associative en France et dans le monde. La revue fournit, en plus de l'analyse des questions de jeunesse les plus vives, une information régulière sur les publications, les événements, les rencontres et les manifestations les plus significatifs. Située au carrefour des questionnements des chercheurs et des professionnels, la revue AGORA débats/jeunesse se propose d'être un outil de réflexion et d'action pour ses lecteurs : travailleurs sociaux, animateurs, enseignants, responsables administratifs des services déconcentrés de l'Etat ou des collectivités territoriales, élus, chercheurs et tous les acteurs impliqués dans la conception et la mise en oeuvre des politiques "jeunesse".
C'est une fraction de l'histoire du Liban oubliée ou méconnue ! Celle de la magnifique idée de Rafic Hariri qui a consisté, entre 1983-1990, alors que la guerre civile perdurait dans tout le pays, à sauver une génération de jeunes gens aux têtes bien faites, en leur proposant de les aider à faire ou poursuivre leurs études à l'étranger à travers la Fondation Hariri. La subtilité et l'ouverture de l'homme politique furent de n'exclure aucun milieu social, ni même de confessions religieuses. Le livre raconte en particulier la transplantation et l'expérience étonnante de ces jeunes étudiants de vingt ans, vers la France, l'Europe, les USA, le Canada et les pays arabes. La dernière partie raconte et explique le chemin vers la double nationalité franco-libanaise et le développement extraordinaire de la diaspora du Pays des Cèdres. Un regard sociologique est posé sur les millions d'expatriés, trois ou quatre fois plus nombreux que la population actuelle du pays. Le livre rappelle aussi des éléments de l'histoire commune et des relations amicales France-Liban...
Sous l'effet de plusieurs évolutions, la catégorie des "professionnels de jeunesse" s'apparente en France davantage à une constellation d'acteurs hétérogènes qu'à un groupe professionnel homogène. Ce dossier invite à réfléchir sur les dynamiques de recomposition de leur rôle et de leur acti vité. Entre territorialisation de l'action et nouvelle gestion publique, entre "nouveaux" problèmes et risques sociaux et modifi cation des référentiels d'intervention, ces professionnels font en effet face à des demandes sociales et politiques aussi disparates que fluctuantes. Les articles réunis ici analysent ces ajustements davantage contraints que choisis en s'intéressant à des professionnels comme les animateurs socio culturels, les intervenants sociaux ou encore les ludothécaires.
Si le futur s'invente aujourd'hui, c'est bien aux défis posés aux éducateurs qu'il a fallu répondre à partir de trois entrées thématiques. Tout d'abord, la réflexion porte sur des concepts centraux pour penser l'individu contemporain et son inscription sociale que sont l'intelligence et l'identité. Elle se nourrit des apports des neurosciences pour considérer l'importance de cette connaissance de plus en plus fine du fonctionnement du cerveau et ses implications sur l'éducation.
Cent vingt ans après la première projection publique, payante, des frères Lumière au Grand Café à Paris, les salles de cinéma sont passées de l'itinérance foraine aux multiplexes, de la pellicule aux pixels, et leurs exploitants de l'activité décriée de saltimbanque au statut patenté de commerçant, maillon indispensable de l'industrie cinématographique. Pourtant, leur métier, essentiel à l'existence des films, demeure largement méconnu. Pour la première fois, des personnalités marquantes de la profession ' visionnaires, grands dirigeants nationaux ou régionaux, représentants de la petite et moyenne exploitation, défenseurs de l'art et essai, pionniers en tous genres ' racontent leur expérience, dans sa singularité émotionnelle et intellectuelle. Le croisement de leurs témoignages embrasse plus d'un demi-siècle d'exploitation française, du tournant des années 1950, acmé de la fréquentation et moment de basculement de l'offre cinématographique, jusqu'au passage au numérique, vecteur d'une mutation sans précédent. Adaptations internes, évolutions sociétales, mutations technologiques, autant de changements économiques et d'enjeux culturels que les acteurs de ce secteur décisif ont affrontés, à travers des combats individuels et collectifs que cet ouvrage a l'ambition de mettre en lumière et d'expliciter. Ce recueil de 18 témoignages inédits, illustré de documents originaux, constitue aussi l'histoire d'hommes et de femmes radicalement attachés à la spécificité des salles de cinéma comme espaces dédiés au partage de rêves et d'imaginaire au sein d'une communauté humaine.
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le sport conquiert un nombre de plus en plus accru de pratiquants et de spectateurs. Il occupe des espaces, mobilise des intérêts économiques et politiques, illustrés pour le pire aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des " années noires " le sport français est soumis aux rigueurs des pénuries et de l'Occupation et à la volonté du régime de Vichy d'en faire un instrument de la révolution nationale. A ce titre, il lui est attribué un nouveau statut qui le place sous la tutelle légale de l'Etat français. C'est pourquoi on peut s'étonner du peu de cas qu'ont fait du sport les ouvrages généraux sur l'Occupation. Le mythe de l'" apolitisme sportif " cultivé par des personnalités et des groupes influents est assez répandu, malgré les tentatives d'instrumentalisation. Le temps de Vichy est à la fois celui des compromissions, voire pour certains du collaborationnisme, et pour d'autres du refus ou de la Résistance. Pour une majorité de Français, le sport reste un refuge. Le cas des sportifs juifs, à l'exemple du champion de natation Alfred Nakache, est le plus douloureux. En quelques années, le champ sportif se trouve ici remanié et bousculé comme il ne l'avait jamais été auparavant. Les années de Vichy laissent une trace profonde dans le sport français.
Les polémiques récentes concernant l’histoire des relations entre la France et l’Afrique donnent le sentiment d’une visibilité croissante de ce type de débats au sein de l’espace public français. Qu’il s’agisse du combat mené par de nombreux intellectuels contre la vision de l’Afrique portée par le « discours de Dakar » (2007), des controverses qui ont entouré la loi de février 2005 sur le rôle positif de la colonisation française ou des questionnements sur le rôle joué par la France au Rwanda, force est de constater que cette histoire est au croisement d’enjeux politiques, historiques et mémoriels qui en font la matrice, pour le meilleur, de débats intellectuels, de recherches scientifiques et d’une curiosité émanant du grand public, mais aussi, pour le pire, de fantasmes, de ressentiments ou de velléités de manipulation du passé. Si la nouveauté de ces controverses est sans doute à nuancer, leur forte médiatisation au cœur des années 2000 invite le chercheur à interroger les types de récit que les journalistes contribuent à faire circuler sur cette histoire. Quelle a été depuis le XIXe siècle l’évolution du rôle des médias français, africains et internationaux dans la construction des représentations de l’Afrique et de son passé ? De quels enjeux historiques, politiques, culturels et mémoriels ces représentations médiatiques sont-elles l’objet ?
Qu'est-ce qu'un bien de l'enfant ? Un jouet ? Certes, mais pas seulement. Un objet qui lui est destiné? Sa propriété? Un élément présent dans sa chambre, un objet qu'il utilise ? Cet ouvrage se propose, à partir d'une enquête qui mobilise l'histoire ancienne et plus récente, la sociologie et l'anthropologie, les sciences de l'éducation et de la gestion, d'analyser ces objets et les stratégies marketing des marchands et des fabricants. En visitant les domiciles et les chambres d'enfants, il est intéressant de voir quels sont les objets que l'enfant considère comme siens et quelle place ils occupent. De quelle manière adresse-t-on un objet à l'enfant (et à ses parents) ? Comment ceux-ci le réceptionnent-ils, se l'approprient-ils ? Cette approche pluridisciplinaire nous permet d'accéder de façon originale aux mondes des enfants, à ce que l'on fait pour l'enfant et à ce que l'enfant en fait.