Pouvoir et contre-pouvoir à l'ère de la mondialisation
Beck Ulrich ; Duthoo Aurélie
FLAMMARION
12,00 €
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EAN :9782081228764
Les grandes idées de la modernité européenne - le nationalisme, le communisme, le socialisme, mais aussi le néolibéralisme - ont fait leur temps. Aujourd'hui, les Etats-nations ne sont plus en mesure de réguler la mondialisation du travail et des échanges. Et, à l'heure où chaque personne, dans sa famille, sa vie professionnelle et conjugale, ses opinions politiques et ses ambitions propres, est membre de différentes communautés à la fois, le cosmopolitisme est sans doute la prochaine grande idée du XXe siècle. Mais ce cosmopolitisme prospectif soulève bien des questions: si les Etats-nations démocratiques s'accommodent si mal de la mondialisation, n'est-ce pas parce qu'elle exige d'eux qu'ils renoncent à leur pouvoir? A l'inverse, comment un régime cosmopolite fondé sur les droits de l'homme - universels et transcendants - peut-il se soumettre à un contrôle démocratique? Avec le souci d'établir les règles d'une politique intérieure mondiale réaliste et critique, Ulrich Beck ouvre un débat capital: le choix de la société à venir.
Nombre de pages
595
Date de parution
17/10/2009
Poids
416g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782081228764
Titre
Pouvoir et contre-pouvoir à l'ère de la mondialisation
Auteur
Beck Ulrich ; Duthoo Aurélie
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Poids
416
Date de parution
20091017
Nombre de pages
595,00 €
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Principe de précaution, principe de prudence, menaces qui pèsent sur nos sociétés depuis que la technologie se mêle au plus près de nos vies : tous les grands débats actuels ne cessent de désigner les "risques" comme un enjeu majeur de notre temps. On sait moins que cet ouvrage pionnier, véritable livre source de la réflexion contemporaine, a - depuis quinze ans déjà - mis en lumière une profonde mutation de société : nous sommes passés d'une logique de la répartition des richesses dans une société de manque à une logique de la répartition des risques où la véritable misère matérielle est minorée et socialement exclue. Ulrich Beck explore sous toutes ses facettes les conséquences de cette évolution majeure. Il livre une analyse très fine des ressorts de la société du risque (développement d'une logique négative de la répartition au loin, spéculation sur l'avenir car les risques sont à la fois réels et irréels, nouvelle importance donnée à la connaissance, valorisation de la notion de catastrophe...) replacée dans le cadre nouveau de la globalisation. Un livre de référence par l'un des sociologues d'aujourd'hui les plus renommés.
Notre réalité tout entière est devenue cosmopolitique. Il suffit pour s'en convaincre de citer le dernier avatar en date des risques planétaires: la menace terroriste, qui est sans frontières. Les protestations soulevées par la guerre en Irak en constituent également une illustration éclairante. La résistance, particulièrement la résistance à la mondialisation, entraîne en même temps une mondialisation politique. Pour chaque nouveau risque global, le choc produit fait surgir des opinions publiques d'envergure mondiale. Par làmême, le cosmopolitisme a cessé d'être une simple idée d'avenir controversée. Adopter une "optique cosmopolitique" constitue donc la condition nécessaire à une reconstruction conceptuelle de la perception. Cette optique suppose une sensibilité au monde, à un monde sans frontières, c'est-à-dire un regard quotidien, historiquement vrai, réflexif, apte à percevoir des ambivalences au milieu de distinctions qui s'évanouissent et de contradictions culturelles. Un regard qui ne pointe pas seulement la "déchirure", mais aussi la possibilité de créer notre propre vie, et notre façon à tous de vivreensemble dans une situation de mélange culturel. Un regard capable d'être en même temps sceptique, sans illusions, auto-critique. Pour survivre, nous avons besoin de ce nouveau réalisme cosmopolitique.
Professeur de sociologie à l'université de Munich, Ulrich Beck est l'un des intellectuels les plus écoutés de l'époque. Il est notamment l'auteur de La Société du risque (Aubier, 2000 ; Champs-Flammarion, 2003). Edgar Grande enseigne également à l'université de Munich les sciences politiques. Il faut intégralement repenser l'Europe. Cinquante ans durant, le modèle sur lequel elle a été bâtie a fonctionné, mais aujourd'hui, il a atteint ses limites. L'élargissement à l'Est de l'Union Européenne lui a porté l'estocade en inaugurant une ère nouvelle, celle de la coopération qui fait fi des frontières et brouille ces frontières. Ce dont nous avons impérativement besoin aujourd'hui, c'est d'un empire européen. En voici les contours.
C'est en 1986, peu de temps après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, que paraissait en Allemagne La Société du risque. Livre pionnier, traduit en plusieurs langues, sa publication en français intervint au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 et de l'explosion d'une usine chimique à Toulouse. Alors que l'on s'interroge plus que jamais sur le "risque zéro", l'assurance, la responsabilité et la prévention, l'ouvrage d'Ulrich Beck fournit des clés pour penser ce que l'auteur diagnostique comme un véritable changement de société. Car si nous ne vivons pas dans un monde plus dangereux qu'auparavant, le risque est désormais beaucoup plus qu'une menace: il est devenu la mesure de notre action. A une logique de la répartition des richesses a succédé une logique de la répartition des risques: contrainte dès lors de poser continuellement la question de ses propres fondements, la "société du risque" fait de l'avenir la question du présent.