Notre réalité tout entière est devenue cosmopolitique. Il suffit pour s'en convaincre de citer le dernier avatar en date des risques planétaires: la menace terroriste, qui est sans frontières. Les protestations soulevées par la guerre en Irak en constituent également une illustration éclairante. La résistance, particulièrement la résistance à la mondialisation, entraîne en même temps une mondialisation politique. Pour chaque nouveau risque global, le choc produit fait surgir des opinions publiques d'envergure mondiale. Par làmême, le cosmopolitisme a cessé d'être une simple idée d'avenir controversée. Adopter une "optique cosmopolitique" constitue donc la condition nécessaire à une reconstruction conceptuelle de la perception. Cette optique suppose une sensibilité au monde, à un monde sans frontières, c'est-à-dire un regard quotidien, historiquement vrai, réflexif, apte à percevoir des ambivalences au milieu de distinctions qui s'évanouissent et de contradictions culturelles. Un regard qui ne pointe pas seulement la "déchirure", mais aussi la possibilité de créer notre propre vie, et notre façon à tous de vivreensemble dans une situation de mélange culturel. Un regard capable d'être en même temps sceptique, sans illusions, auto-critique. Pour survivre, nous avons besoin de ce nouveau réalisme cosmopolitique.
Nombre de pages
345
Date de parution
01/02/2006
Poids
346g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782700736892
Titre
QU'EST-CE QUE LE COSMOPOLITISME ?
Auteur
BECK ULRICH
Editeur
AUBIER
Largeur
130
Poids
346
Date de parution
20060201
Nombre de pages
345,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Principe de précaution, principe de prudence, menaces qui pèsent sur nos sociétés depuis que la technologie se mêle au plus près de nos vies : tous les grands débats actuels ne cessent de désigner les "risques" comme un enjeu majeur de notre temps. On sait moins que cet ouvrage pionnier, véritable livre source de la réflexion contemporaine, a - depuis quinze ans déjà - mis en lumière une profonde mutation de société : nous sommes passés d'une logique de la répartition des richesses dans une société de manque à une logique de la répartition des risques où la véritable misère matérielle est minorée et socialement exclue. Ulrich Beck explore sous toutes ses facettes les conséquences de cette évolution majeure. Il livre une analyse très fine des ressorts de la société du risque (développement d'une logique négative de la répartition au loin, spéculation sur l'avenir car les risques sont à la fois réels et irréels, nouvelle importance donnée à la connaissance, valorisation de la notion de catastrophe...) replacée dans le cadre nouveau de la globalisation. Un livre de référence par l'un des sociologues d'aujourd'hui les plus renommés.
Professeur de sociologie à l'université de Munich, Ulrich Beck est l'un des intellectuels les plus écoutés de l'époque. Il est notamment l'auteur de La Société du risque (Aubier, 2000 ; Champs-Flammarion, 2003). Edgar Grande enseigne également à l'université de Munich les sciences politiques. Il faut intégralement repenser l'Europe. Cinquante ans durant, le modèle sur lequel elle a été bâtie a fonctionné, mais aujourd'hui, il a atteint ses limites. L'élargissement à l'Est de l'Union Européenne lui a porté l'estocade en inaugurant une ère nouvelle, celle de la coopération qui fait fi des frontières et brouille ces frontières. Ce dont nous avons impérativement besoin aujourd'hui, c'est d'un empire européen. En voici les contours.
C'est en 1986, peu de temps après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, que paraissait en Allemagne La Société du risque. Livre pionnier, traduit en plusieurs langues, sa publication en français intervint au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 et de l'explosion d'une usine chimique à Toulouse. Alors que l'on s'interroge plus que jamais sur le "risque zéro", l'assurance, la responsabilité et la prévention, l'ouvrage d'Ulrich Beck fournit des clés pour penser ce que l'auteur diagnostique comme un véritable changement de société. Car si nous ne vivons pas dans un monde plus dangereux qu'auparavant, le risque est désormais beaucoup plus qu'une menace: il est devenu la mesure de notre action. A une logique de la répartition des richesses a succédé une logique de la répartition des risques: contrainte dès lors de poser continuellement la question de ses propres fondements, la "société du risque" fait de l'avenir la question du présent.
Les grandes idées de la modernité européenne - le nationalisme, le communisme, le socialisme, mais aussi le néolibéralisme - ont fait leur temps. Aujourd'hui, les Etats-nations ne sont plus en mesure de réguler la mondialisation du travail et des échanges. Et, à l'heure où chaque personne, dans sa famille, sa vie professionnelle et conjugale, ses opinions politiques et ses ambitions propres, est membre de différentes communautés à la fois, le cosmopolitisme est sans doute la prochaine grande idée du XXe siècle. Mais ce cosmopolitisme prospectif soulève bien des questions: si les Etats-nations démocratiques s'accommodent si mal de la mondialisation, n'est-ce pas parce qu'elle exige d'eux qu'ils renoncent à leur pouvoir? A l'inverse, comment un régime cosmopolite fondé sur les droits de l'homme - universels et transcendants - peut-il se soumettre à un contrôle démocratique? Avec le souci d'établir les règles d'une politique intérieure mondiale réaliste et critique, Ulrich Beck ouvre un débat capital: le choix de la société à venir.
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.
L'âge d'or du duel en France. ce n'est pas l'époque des mignons de Henri III. mas le siècle du fer et de la vapeur: après la Révolution française, plus besoin d'être noble pour porter l'épée et provoquer un adversaire aussi bien né que vous. Tout le monde peut se battre, et tout le monde se bat, à l'épée, au sabre, au pistolet; à propos d'un pied écrasé par mégarde, d'un article de journal venimeux, ou d'un adultère trop voyant. A force de se battre, on commence à se tuer moins: le dernier duel meurtrier connu a lieu en 1903. Et puis, après la boucherie de la Grande Guerre, le duel s'étiole, même si quelques combats ont encore lieu jusque dans les années 50 - notamment celui qui opposa Defferre à Ribière, indigné d'avoir été traité d'"abruti". Fourmillant de récits de rencontres légendaires ou méconnues, ce beau livre raconte la saga du duel sous toutes ses formes, sociales, littéraires ou politiques.
Voici naître et fleurir, à la fin d'un siècle raisonneur, le génie prophétique de William Blake. Voici s'élever les chants les plus purs qu'on ait entendus depuis le temps de Shakespeare. Dans l'Angleterre rurale et citadine de George III, son regard inspiré perçoit tour à tour "les deux états contraires de l'âme humaine" opposant à la radieuse et naïve innocence qui recouvrait jusqu'aux taches noires du ramoneur et de l'esclave, l'âpre et sombre Expérience, surprise dans les replis du coeur comme dans les stigmates de l'oppression et de la misère.